C'est la première fois que le pape Benoît XVI écrit un texte aussi long (une trentaine de pages) et sur un ton aussi intime et personnel sur le scandale des prêtres et religieux pédophiles. Cette lettre qu'il a publiée samedi 20 mars à Rome est destinée à l'Irlande secouée par cette tragédie dans des proportions inédites. Mais, par extension, elle s'adresse à des pays comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Autriche qui sont, depuis quelques semaines, emportés dans la même tourmente: des dizaines de cas d'abus sexuels commis par des prêtres ou des religieux y ont été dénoncés, soulevant l'indignation de l'opinion et portant une atteinte considérable à la réputation de l'Eglise catholique. Par sa lettre, Benoît XVI entend porter personnellement la responsabilité de ces crimes et c'est une absolue nouveauté.
C'est le ton de la compassion qu'a choisi le pape pour s'adresser, d'abord, aux victimes. Il exprime au nom de toute l'Eglise sa «honte» et son «remords ». Il partage la souffrance de ceux qui ont été abusés par des prêtres : «Vous avez terriblement souffert et j'en suis vraiment désolé. Je sais que rien ne peut effacer le mal que vous avez supporté. Votre confiance a été trahie, et votre dignité a été violée ».
Alors même qu'elles se plaignaient, ces victimes n'ont pas été entendues, ni même écoutées. Elles ont dû supporter les conséquences de ces viols dans la solitude et la culpabilité. Aucun type de compensation, morale ou financière, ne saurait réparer le préjudice causé. Le pape ne peut que renouveller ses regrets et appeller les victimes des prêtres pédophiles à la «réconciliation», à la «guérison intérieure» et à la paix. Il fixe une première tâche à son Eglise: collaborer avec les victimes d'abus sexuels et, s'il n'est pas trop tard, les aider à se reconstruire.
La lettre du pape aux catholiques d'Irlande est aussi d'une sévérité sans précédent pour les fautes commises par son Eglise. Il s'adresse directement aux prêtres pédophiles pour lesquels il n'a pas de mots assez durs:
«Vous avez trahi la confiance placée en vous par de jeunes innocents et par leurs parents. Vous devez répondre de cela devant Dieu tout-puissant, ainsi que devant les tribunaux constitués à cet effet. Vous avez perdu l'estime de la population en Irlande et jeté la honte et le déshonneur sur vos confrères ».
Les prêtres prédateurs ont en effet violenté de jeunes victimes sans défense, mais aussi porté un coup très dur à leur Eglise et à l'image publique du sacerdoce et de la vie religieuse. Le pape les exhorte à assumer leurs fautes et à en payer personnellement le prix: «La justice de Dieu exige que nous rendions compte de nos actions sans rien cacher. Reconnaissez ouvertement vos fautes, soumettez-vous aux exigences de la justice, mais ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu».
Mais Benoît XVI n'exonère pas de leurs responsabilités les évêques d'Irlande qu'il avait déjà reçus à Rome, il y a quelques semaines, pour les sermonner. Depuis l'éclatement du scandale, il a accepté sans hésiter la démission de quatre d'entre eux. Dans sa lettre, le pape reproche aux évêques d'avoir couvert des abus, sous prétexte de ne pas nuire à la réputation de l'Eglise. La culture du secret et les abus du pouvoir de la puissante Eglise d'Irlande sont, en effet, à l'origine du scandale et c'est sans doute vrai aussi dans les autres pays. Les évêques n'ont pas respecté les normes prévues par le droit de l'Eglise (droit canonique) en ce qui concerne les abus sur des enfants. Le pape met en cause les mesures dilatoires, l'absence de sanction, les simples mutations de prêtres convaincus de pédophilie, alors qu'il aurait fallu les dénoncer à la justice :
«De graves erreurs furent commises en traitant les accusations. Je comprends combien il était difficile de saisir l'étendue et la complexité du problème, d'obtenir des informations fiables et de prendre des décisions justes à la lumière de conseils divergents d'experts. Malgré cela, il faut admettre que de graves erreurs de jugement furent commises et que des manquements dans le gouvernement ont eu lieu. Tout cela a sérieusement miné votre crédibilité et efficacité. ».
De nouvelles sanctions sont attendues. Le pape ne craint pas de mettre en cause le fonctionnement de l'institution en général: il déplore les «procédures inadéquates» de l'Eglise pour déterminer l'aptitude des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse, les lacunes dans la formation donnée par les séminaires et les noviciats et même cette «préoccupation déplacée pour protéger la réputation de l'Eglise et pour éviter le scandale».
Alors que la polémique prend chaque jour une nouvelle ampleur - 23 diocèses sur 26 en Allemagne font l'objet de dénonciations - , cette lettre du pape est la bienvenue. Si dans son Eglise, certains responsables sont encore tentés par la loi du silence ou se réfugient frileusement dans un vague mea culpa, Benoît XVI donne l'exemple de la lucidité, de la transparence et du courage. Il compatit aux souffrances des victimes, se montre ferme pour analyser, déplorer les fautes de son Eglise et appeler au redressement.
Il n'indique pas de sanctions - cette lettre n'avait pas de caractère administratif ou disciplinaire -, ce qui décevra sans doute les associations de victimes. Mais il annonce des «visites apostoliques» dans les diocèses et ordres religieux concernés, menées à l'initiative du Vatican. Le scandale a pris une telle extension dans le monde que la riposte ne peut plus être que mondiale. On ne pourra plus accuser le Vatican de rester inactif. Ce pape réputé conservateur relève le défi, mais il n'est sans doute pas au bout du supplice.
Barack Obama a profité à nouveau du Nouvel an perse - Norouz - pour s'adresser directement, le 19 mars, au peuple iranien. Exactement an après avoir proposé «un nouveau départ» à la République islamique, le président américain a de nouveau tendu la main à Téhéran. «Notre offre de contacts diplomatiques et de dialogue reste valable», assure-t-il, dans cette vidéo postée sur le site de la Maison blanche.
Mais si l'an dernier son message, diffusé en farsi, revêtait un caractère exceptionnel à la fois sur le fond et sur la forme - dans l'euphorie de son élection et sa volonté de changement, le président américain proposait aux Iraniens de tourner la page des trente dernières années de conflit , ce nouvel appel au dialogue sonne creux. Les négociations sur le nucléaire iranien semblent dans une impasse et entre temps le président Mahmoud Ahmadinejad a remporté une élection présidentielle contesté et réprime brutalement l'opposition.
Analysons sérieusement la situation: Barack Obama ne va tout de même pas bombarder l'Iran. Ce n'est pas parce qu'il est progressiste ou pacifiste. Ni parce qu'il n'a pas le cran d'essayer de «sauver» sa présidence comme le veut l'usage et comme le voudrait Sarah Palin.
Le président américain ne fera pas bombarder les sites nucléaires de l'Iran pour les mêmes raisons que George W. Bush ne l'a pas fait. Et ces raisons, les voici: on ne connaît pas précisément l'emplacement de toutes les installations nucléaires de l'Iran et on ne sait pas si un raid militaire interromprait le programme nucléaire iranien pour plus de quelques mois. D'autre part, en ce moment, les Etats-Unis ne veulent pas avoir à gérer d'éventuelles représailles iraniennes - qui viseraient des soldats israéliens et américains, par l'intermédiaire des alliés de l'Iran basés en Irak, en Afghanistan, en Palestine et au Liban. Il s'agit aussi d'éviter une envolée instantanée des cours du pétrole. Aucun président des Etats-Unis ayant posément étudié la situation ne déciderait de lancer une nouvelle «guerre de choix» alors que l'armée américaine est toujours activement engagée sur deux autres fronts. D'ailleurs, aucun président américain ne pourrait s'attendre à ce que la population soutienne durablement une telle décision.
Mais si Barack Obama choisit de ne pas bombarder l'Iran, rien n'empêche une autre puissance de le faire. Actuellement, alors que Washington ne sait plus où donner de la tête entre la réforme de la santé et les conséquences de l'élection sénatoriale perdue du Massachusetts, on peut avoir l'impression que les principales retombées qu'Obama devra assumer - qu'elles soient positives ou négatives - concerneront la politique intérieure et non pas étrangère. Toutefois, l'heure décisive de la présidence d'Obama pourrait arriver un jour à 2 heures du matin, quand il recevra un coup de téléphone du Premier ministre israélien qui lui apprendra qu'Israël vient de mener un raid contre les sites nucléaires iraniens...
Ce scénario n'est pas à exclure. D'aucuns se disent que si les Israéliens étaient si emballés par les raids de bombardement, ils les auraient déjà menés. En effet, ils n'ont eu aucun scrupule à envoyer 8 avions en Irak pour détruire le réacteur nucléaire de Saddam Hussein en 1981 ou à bombarder une présumée installation nucléaire syrienne en 2007. Ces deux actions sont aujourd'hui considérées comme des opérations modèles. Elles ont été brèves. Elles ont réussi, n'ont pas engendré de représailles sérieuses et ont même acquis la réputation de mesures défensives légitimes aux yeux de la communauté internationale.
Le contexte iranien est différent, comme le reconnaît volontiers Zeev Raz, le commandant de l'escadrille qui a mené le raid de 1981. «Il n'y a pas de cible unique qu'on puisse bombarder avec 8 avions», a-t-il déclaré à The Economist (dans un article particulièrement tragique, selon lequel M. Raz - dont les enfants qui ne se sentent plus en sécurité ont fait des demandes de passeports étrangers - «transpire le désarroi»). Les Israéliens, comme tout le monde, ont des doutes à propos de l'efficacité des raids, c'est pourquoi ils ont largement pratiqué le sabotage et même mené des initiatives diplomatiques officieuses, malgré l'absence de relations diplomatiques avec l'Iran, dans l'espoir de ralentir le développement nucléaire. Par ailleurs, l'Etat hébreu a discrètement étudié les moyens de dissuasion face à l'Iran, en sachant qu'il continuera d'avoir l'avantage en matière de technologie nucléaire au cours des trente prochaines années. Bien que le gouvernement israélien n'écarte aucune possibilité, il estime pour l'instant qu'effectuer des bombardements, avec les conséquences que cela suppose, n'est pas une option souhaitable.
Mais la stratégie israélienne est susceptible de changer. Puisque les Américains ont tendance à croire que le monde entier pense comme eux, il convient de rappeler l'évidence: de nombreux Israéliens considèrent que le programme nucléaire iranien est une question de vie ou de mort. L'idée d'un Iran nucléarisé n'est pas une simple menace gênante mais lointaine. Elle s'inscrit directement dans la logique des attaques provocatrices du président iranien à l'encontre de l'Etat hébreu. N'oublions pas que Mahmoud Ahmadinejad remet en cause le droit d'exister d'Israël et soutient ouvertement les historiens négationnistes! Si vous voulez rendre les Israéliens paranoïaques, laissez entendre qu'ils pourraient être les victimes d'un massacre de grande ampleur. C'est exactement ce que fait Mahmoud Ahmadinejad.
Si Obama reçoit ce coup de téléphone à 2 heures du matin, inutile de dire qu'il y aura des représailles, et que certaines viseront les Etats-Unis, leurs navires, leurs troupes en Irak... Autant que l'Amérique soit préparée à cette éventualité! Contrairement à Sarah Palin, je ne crois pas qu'Obama élèvera sa présidence en bombardant l'Iran, tel un personnage sorti du film Des hommes d'influence. En revanche, j'espère que la Maison Blanche est prête, militairement et psychologiquement, non pas pour une guerre de choix, mais pour une guerre de nécessité justifiée. Car, au fond, il s'agit de la réalité, pas d'un film de Hollywood.
De plus en plus d'enfants américains entrent dès leur plus jeune âge dans l'«extrême obésité», une nouvelle catégorie associée à davantage de risques de mourir jeune et de développer tôt des maladies intervenant d'ordinaire plus tard dans la vie, indique une étude.
Quelque 7,3% des garçons et 5,5% des filles âgés de 2 ans à 19 ans sont désormais considérés comme des «obèses extrêmes» une catégorie définie l'année passée par les Centres américains de Contrôle des Maladies, indique une étude du groupe d'assurance-santé Kaiser Permanente publiée. «Sans un changement majeur d'hygiène de vie, ces enfants risquent de voir leur espérance de vie raccourcir de 10 ans à 20 ans et vont développer à partir de 20 ans des problèmes de santé d'ordinaire contractés chez les individus de 40 à 60 ans», affirme Corinna Koebnick, auteur principale de l'étude.
Ah, l'obésité! On croyait tout savoir, ou presque: sa nocivité radicale, sa progression épidémique, son coût exponentiel. Et l'on avait sans doute grand tort. Deux spécialistes américains viennent de proposer, preuves à l'appui, une lecture proprement révolutionnaire de ce phénomène corporel. Contrairement à une opinion très largement répandue la surcharge pondérale graisseuse ne serait selon eux nullement néfaste. Bien au contraire elle aurait de durables effets protecteurs pour l'organisme.
C'est l'hypothèse hérétique, paradoxale et révolutionnaire que développent les Drs Roger Unger et Philipp E. Scherer (Université du Texas, Dallas) dans la dernière livraison de Trends in Endocrinology and Metabolism. On confondrait selon eux ici cause et conséquence: les maux associés à l'adiposité ne seraient en rien une relation de causalité mais la conséquence directe d'une très mauvaise alimentation. Et de ce fait la compréhension de (et la lutte contre) l'obésité imposerait rien moins qu'une révolution copernicienne.
Les Drs Unger et Scherer ne sont pas des plaisantins mais bien des spécialistes réputés du «syndrome métabolique». Et avant de lancer leur bombe ils ont relu tout ce qui a pu être écrit sur ce tableau clinique. Le syndrome métabolique réunit comme principaux symptômes une hypertension artérielle, des troubles lipidiques (trop de triglycérides, pas assez de «bon cholestérol»), trop de sucres dans le sang ... et - chose nettement plus visible- une obésité dite «androïde» qui voit la masse grasse présente plutôt dans le haut du corps. Ou, pour le dire autrement, des tours de taille supérieurs à -environ- un mètre pour les hommes et 80 centimètres pour les femmes.
Cauchemar sanitaire
Identifié pour la première fois en 1923, ce syndrome prédispose à la survenue d'un diabète de type 2 ainsi qu'à toutes les complications cardiovasculaires. C'est aussi aujourd'hui à l'échelle planétaire un véritable cauchemar sanitaire et financier; un cauchemar qui ne cesse de prendre de l'ampleur et face auquel les autorités gouvernementales semblent, volontairement ou pas, largement impuissantes. Aux Etats-Unis, un sixième de la population est directement affectée tandis que deux tiers des adultes sont obèses ou en surpoids. En France la proportion des personnes obèses est passée de 5,5% (en 1992) à 12,4% (en 2006) et à 14,5% (en 2009).
Sans doute parce qu'elle est le premier symptôme à apparaître, l'obésité est perçue comme la première et principale cause du méchant syndrome. C'est précisément là que l'erreur serait commise. Il nous faut radicalement changer de perspectives, expliquent en substance les Drs Unger et Scherer. Ces derniers observent tout d'abord que plusieurs années (voire décennies) séparent l'apparition du surpoids de celle des anomalies métaboliques. C'est là, selon eux, l'une des preuves que l'expansion initiale du tissu adipeux (constitué des cellules qui stockent la graisse) n'est pas directement à l'origine des troubles observés plus tard. Mieux, ils inversent la charge de la preuve et concluent que le fait de prendre du poids, loin de condamner, constitue un mécanisme protecteur; une forme -pourquoi pas ?- de résurgence des mécanismes utilisés pour survivre du type de ceux mis en ?uvre par les animaux qui se plaisent à hiberner.
La clef de voûte de la thèse des deux spécialistes américains est assez simple à saisir: les lipides, molécules indispensables à la vie de nos cellules, deviennent hautement toxiques dès lors qu'elles sont ingérées en trop grande quantité. Si tel est le cas l'organisme développe une stratégie de défense: diriger ces molécules vers un tissu adipeux en construction, sorte de sanctuaire protégeant le reste du corps. On prend du poids certes, avec quelques conséquences négatives, mais cette prise de poids est d'une certaine façon un mécanisme hautement salvateur.
Deal
Tout se passe comme si le corps convenait d'un «deal» avec l'ennemi toxique. Et au fil du temps ce n'est que lorsque l'ennemi devient décidemment trop durablement envahissant que les digues lâchent. Les limites des capacités de stockage sont atteintes et la graisse commence à perler, tapissant des endroits phares de la lumière interne du réseau artériel. L'athérosclérose prend alors la suite de l'obésité. Et la vague lipidique peut aussi gagner l'intimité des cellules du c?ur, du pancréas ou du foie, avec les conséquences que l'on imagine. Observée chez l'humain, l'affaire a aussi été amplement démontrée de manière expérimentale et avec tous les outils de la génétique moléculaire chez des animaux -souvent rongeurs- de laboratoire.
Cette nouvelle lecture est curieusement proposée au moment précis où l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments revoit à la hausse ses recommandations diététiques concernant les lipides. Elle devrait pousser les spécialistes de médecine interne et les diététiciens à revoir la position de leurs projecteurs. Un exemple: la fameuse «insulino-résistance» (l'impuissance des cellules à digérer grâce à l'insuline -hormone produite par le pancréas- la surcharge de sucre présente dans le sang) ne serait nullement la conséquence directe de l'obésité. Pour les Drs Unger et Scherer mieux vaut voir là un effet secondaire de l'intoxication de cellules de tissus par des molécules lipidiques dans lesquelles elles ne devraient pas être présentes en grandes quantités. Malheureusement, dans l'espèce humaine, aucun de ces phénomènes ne stimule de messages suffisamment puissants pour inciter à réduire les apports caloriques ou à augmenter les dépenses en luttant contre la sédentarité. L'hibernation se prolonge et le printemps tarde durablement.
Ce nouveau regard n'est pas sans conséquences. Un exemple: si les tissus graisseux jouent effectivement un rôle protecteur, la célèbre et controversée technique de la liposuccion est tout sauf une pratique à encourager. Les Drs Unger and Scherer vont plus loin encore dans leur dérangeante réflexion en établissant un lien entre le développement de l'épidémie d'obésité dans les populations des pays industriels (elle a commencé dans les années 1950 aux Etats-Unis) et la consommation d'aliments bon marché et hautement caloriques associant glucides et lipides.
Nutrition
Allons plus loin encore: pour le Dr Unger il n'est pas excessif de considérer que la population américaine (300 millions de personnes) fournit le plus grand nombre de volontaires ignorant qu'ils participent au plus vaste et plus long projet de recherche expérimentale de toute l'histoire de l'humanité: un essai visant à démontrer que ce qui a pu être observé chez des rongeurs de laboratoires peut aussi survenir avec une grande fréquence chez l'homme qui n'a de cesse de se nourrir avec des aliments hypercaloriques, à la fois bon marché et de pauvre qualité. Résultat aveuglant: 200 millions de personnes sont en surpoids et plus de 50 millions d'entre elles présentent un syndrome métabolique. Ce propos déborde largement les frontières des Etats-Unis: un simple regard affûté sur la nature des achats dans les supermarchés français est, nous le savons tous, édifiant.
Mais (et ceci est réellement passionnant) cette nouvelle lecture pourrait aussi aider les personnes concernées à mieux comprendre leur situation et l'ambivalence qui souvent caractérise le rapport à leur corps. Dans le brillant texte qu'il consacre à l'obésité (avant la publication d'un ouvrage à paraître au Seuil: «Les Métamorphoses du gras, histoire de l'obésité») dans le numéro de février de la revue Esprit, l'historien Georges Vigarello aborde notamment la question des résistances des personnes obèses à modifier leur corps:
Plus oppressante, sans doute, aujourd'hui cette résistance se confronte à des attentes renouvelées : un changement dans la vision de l'obèse lui-même, l'insistance mise sur sa négligence à se modifier, par exemple, l'anathème porté sur son abandon supposé, son indifférence aux autres, à soi. La critique ancienne était celle des défauts et des faiblesses provoquant l'obésité. La critique actuelle est toujours davantage celle des insuffisances et désinvoltures empêchant l'amaigrissement. L'obèse serait « incapable » La différence est patente entre hier et aujourd'hui. Critique ancienne : il mange trop, il abuse. Critique actuelle : il ne sait pas maigrir, il ne se maîtrise ni ne se corrige.
Ces résistances sont l'objet de très nombreux textes et réflexions sur le site www.allegrofortissimo.com. Elles sont aussi au centre des entreprises croissantes de discrimination dont les personnes obèses sont la cible. La nouvelle grille de lecture biologique redéfinissant le champ du normal et du pathologique proposée par les Drs Unger and Scherer constitue de ce point de vue une perspective nouvelle et essentielle. Mise en abyme assurée. Et si ces résistances n'étaient au fond rien d'autre que la traduction inconsciente de l'effet protecteur jusqu'ici ignoré de l'obésité? Et si les personnes obèses, à leur corps défendant, ne portaient que le témoignage de l'un des déséquilibres majeurs, de nature énergétique lui aussi, de sociétés qui, pour l'heure, ont fait une croix sur la ritualisation quotidienne des repas familiaux?
Jean-Yves Nau
Photo: Des membres du groupe de danse pour obèses de Cuba «Danza Voluminosa», REUTERS/Enrique de la Osa
Les Français désignent ce dimanche leurs conseillers régionaux pour quatre ans, à l'occasion du deuxième tour des élections régionales, dernier grand rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2012.
Arrivée en tête au premier tour, la gauche va tenter de confirmer son succès et de remporter les 22 régions de métropole. Depuis 2004, elle en gère 20, seules l'Alsace et la Corse étant dirigées par la droite. Dimanche dernier, plus d'un électeur sur deux a boudé les urnes: le taux d'abstention a atteint 53,6%, un record pour ce type de scrutin.
Tous les regards vont se tourner vers Nicolas Sarkozy: saura-t-il répondre au message envoyé par les Français et qui a pris, au premier tour des régionales, l'allure d'un vote sanction. Pour prendre la mesure de celui-ci, il suffit de regarder les enjeux du second tour. La gauche a le choix entre la victoire et le triomphe; la droite entre la défaite et le désastre. Tous les espoirs du parti du président se concentrent donc sur une résistance victorieuse en Alsace et un basculement en sa faveur à La Réunion et en Guyane.
La première difficulté que doit surmonter le président de la République est évidemment la réponse sur le fond. Bien sûr, il peut toujours y avoir un changement de gouvernement. Celui-ci peut difficilement aller jusqu'au remplacement du premier ministre: il serait incompréhensible que celui qui se met constamment en avant, Nicolas Sarkozy, en fasse payer le prix à François Fillon, lequel a, comme on dit, «mouillé la chemise» pendant la campagne. Ce remaniement, s'il intervient, vaudra surtout par son dosage politique et notamment à son éventuelle «droitisation» aux dépens de l'ouverture.
Curieux procès que celui fait à l'ouverture, venue des rangs de la droite. Car, si les Français ont eu à reprocher quelque chose à Nicolas Sarkozy, ce n'est ni la présence de Bernard Kouchner, toujours très populaire, ni celle de Martin Hirsch, le seul à avoir apporté une réponse à la montée de la pauvreté à travers le RSA; mais bien à cause des remous suscités par le projet de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad; ou, plus sûrement encore, les polémiques qui ont entouré la nomination d'Henri Proglio à la tête d'EDF. Mais il s'agit là d'un phénomène très classique: à chaque fois qu'une majorité est en difficulté, surgissent dans ses rangs des adeptes de la radicalisation, du retour aux fondamentaux, comme on dit.
Insécurité
C'est sans doute ce qu'a voulu faire Nicolas Sarkozy en faisant resurgir le thème de l'insécurité et en proposant une énième loi pénale, celle-ci pour instaurer une peine incompressible de 30 ans lorsqu'il s'agit de crime contre les forces de l'ordre. Or, depuis 2002, chaque année une réforme de la loi pénale a été ajoutée. Sans que, comme le dit fort justement François Fillon, le pouvoir puisse se prévaloir d'une victoire ou d'un triomphe sur ce front de l'insécurité.
On touche donc là la vraie difficulté du président de la République. Quelles réformes doit-il continuer de promouvoir? Et surtout, comment corriger l'idée que les résultats ne sont pas là. La culture du résultat: c'est pourtant ce que Nicolas Sarkozy avait mis en avant pendant sa campagne présidentielle et qui est largement, autant que les réformes, sa marque de fabrique. Or celle-ci est manifestement battue en brèche par la réalité.
Difficile aussi de réagir pour quelqu'un qui affirmait jusqu'alors que les élections régionales étaient le scrutin qu'il ne pouvait pas perdre. Rappelons-nous son schéma de départ pour organiser le quinquennat: trois ans de réformes, un an d'évaluation de celles-ci et un an de campagne. Trois ans de réformes, nous y sommes arrivés et Nicolas Sarkozy, qui considérait qu'en 2004 la droite avait pratiquement tout perdu (il ne lui restait que l'Alsace et la Corse) pensait que le scrutin de 2010 ne pouvait pas être perdu.
Calculs
On le sait, c'est aussi son postulat électoral qui est remis en cause. Le premier tour doit être victorieux pour enclencher une dynamique suffisante en vue du second tour; ce qui suppose tout bêtement d'arriver en tête au premier tour. Et les réserves de voix sont à rechercher du côté d'un partage des voix écologistes avec la gauche et de la mobilisation des abstentionnistes du premier tour. De ce point de vue, le scrutin régional montre ce qu'il ne faut pas faire: être devancé au premier tour et ne rien faire qui soit de nature à mobiliser au second.
Car il restera de cette campagne de deuxième tour une impression étrange. Suscitée par un discours uniformisé autour de l'idée que les Français n'avaient délivré aucun message national et qu'ils avaient manifesté par l'abstention la nécessité d'accélérer la réforme territoriale! Comprenne qui pourra. Mais, encore une fois, tout va dépendre désormais de la façon dont Nicolas Sarkozy calibrera sa réponse à ce message qui n'a pas existé mais qui est pourtant bien réel, qui est celui d'un fort mécontentement. Dans ces conditions, la gauche devrait être euphorique. Et elle a en effet deux bonnes raisons de se réjouir. Auxquelles il faut pourtant ajouter deux bonnes raisons pour elle de rester prudente.
Réjouissance à gauche
Au chapitre des réjouissances, il y a bien sûr la victoire. Il n'est jamais acquis que des exécutifs sortants soient reconduits. Ils le doivent à leur bilan certes, mais aussi et surtout au fort vent national qui soufflait en faveur de la gauche. Parce que la préoccupation dominante des Français aujourd'hui, c'est le chômage, les difficultés pour des catégories moyennes hantées par l'idée de verser dans la pauvreté; c'est la précarité. Bref, ce sont les effets de la crise. Sait-on que, aujourd'hui, une bonne part des contrats de travail qui sont signés sont des CDD d'une semaine?
La gauche peut aussi se satisfaire d'avoir entre les deux tours redonné crédit à une alliance de gouvernement. Après l'Union de la gauche, puis la Gauche plurielle, voici que s'organise une nouvelle coalition: PS, Verts et Front de gauche. Alliance que Martine Aubry a voulu marquer de son propre sceau, en la baptisant Gauche solidaire. Et en nous apprenant, au passage, (Lionel Jospin sera sans doute ravi) qu'elle n'aimait pas l'expression de Gauche plurielle, dont elle a été pourtant de 1997 à 2000 le numéro 2... En tous cas, on a eu droit à la répétition de ce qui pourrait être un scénario victorieux en 2012, à travers la mise sur pied de cette coalition.
Mais au chapitre de la modération dans l'appréciation que l'on porter sur les enseignements de ce scrutin, il faut rappeler que le PS nous a beaucoup habitués à des victoires locales, qu'elles soient municipales, cantonales ou régionales. Le PS est fort sur le terrain, fort dans les départements et les régions. Mais on le sait faible sur le plan national, faute d'avoir restauré son crédit. Seuls 40% des Français aujourd'hui pensent que le PS au pouvoir ferait mieux que la droite.
2012
S'ajoute enfin le chantier qui va s'ouvrir pour les socialistes, comme pour ses alliés, celui des primaires pour désigner le candidat à l'élection présidentielle. Ces primaires incluront-elles les autres formations de gauche, ou seulement le PS? Première difficulté. Au sein du PS, Martine Aubry a désormais un avantage, celui de la situation politique nouvelle issue du scrutin régional, d'autant que pour Ségolène Royal, qui réfléchit à sa stratégie de retour, la question est de savoir comment reconquérir une opinion qui, au plan national, s'est détournée. Est-ce possible de partir d'un bon score en Poitou Charente quand tout l'appareil se met en place autour de Martine Aubry? Et pour Dominique Strauss-Kahn, les choses paraissent encore plus difficiles. Puisque, nous a expliqué Laurent Fabius, il y a un accord à trois -Fabius, Aubry, Strauss-Kahn- on voit mal que DSK puisse être candidat aux primaires contre Martine Aubry...
Quant aux écologistes, ils ont le choix entre la voie Duflot, celle d'une présence à travers une candidature au premier tour de l'élection présidentielle, et la tactique Cohn Bendit qui consiste à négocier le prix du ralliement dès le premier tour au candidat socialiste. Quel prix? De quelles concessions les socialistes devront-ils payer le ralliement des écologistes?
Il faut souhaiter que l'on n'en arrive pas à l'aberration à laquelle a consenti Michel Vauzelle en PACA, qui a renoncé à la part de financement de sa région au projet ITER (équipement de recherche de pointe, obtenu de haute lutte en lieu et place notamment du Japon ou des Etats-Unis...).
Tout cela sera également fonction de savoir si Nicolas Sarkozy est lui-même le candidat de la droite ou bien, ce qui correspondrait assez peu à son tempérament, s'il jette l'éponge.
Les Allemands ne badinent pas avec la discipline. Dans les pays latins, on en sourit. Soixante-cinq ans après la Seconde guerre mondiale, cinquante trois ans après la signature du Traité de Rome et le début d'une intense coopération dans les diverses instances européennes, d'abord à six, maintenant à vingt-sept, les différences culturelles et les traits de caractère prêtés aux uns et aux autres continent de faire l'objet de plaisanteries plus ou moins fines dans les conversations et les médias. Pourtant, d'une façon générale, les citoyens européens ont appris à se respecter et à s'estimer; que les affinités soient plus ou moins fortes entre habitants de pays différents, cela n'empêche pas de travailler ensemble dans beaucoup de domaines et, avec le temps, les vieux clichés s'estompent. En tout cas, c'est ce qu'on pouvait légitimement croire jusqu'à ces derniers jours.
La crise grecque réveille les vieux démons et le spectacle n'est pas joli. Nos voisins allemands, quels que soient les efforts qu'ils font pour paraître aimables avec les gens du Sud, peinent à cacher leurs sentiments: au bord de la Méditerranée, il n'y a que des joueurs de mandoline, des fainéants et des tricheurs. Les pays du Club Méditerranée (dans la version purement allemande), la ceinture de l'ail (dans la version anglo-saxonne), tout cela c'est du pareil au même: les gens sérieux, c'est au Nord qu'on les trouve. Et si les Grecs ont des problèmes de trésorerie, qu'ils vendent leurs îles.
Christine Lagarde, notre ministre de l'Economie, n'est pas toujours bien inspirée. De longues années passées outre-Atlantique dans le milieu des avocats d'affaires, cela ne vous prédispose pas à trouver les mots justes quand il s'agit de s'adresser aux contribuables et électeurs français. Mais, pour une fois, elle a placé le débat au bon niveau, en soulignant les limites et les dangers d'un «modèle» allemand de croissance trop exclusivement fondé sur les exportations. La violence de la réaction montre indubitablement qu'elle a mis le doigt là où ça fait mal.
Wolfgang Schäuble, ministre allemand de l'Economie, a paru faire un pas en direction de l'Europe en défendant le projet d'un Fonds monétaire européen (FME). La ficelle était un peu grosse, mais en Europe on a voulu y voir l'expression d'une certaine solidarité avant d'admettre que, pour l'Allemagne, un FME serait avant tout un bon moyen d'imposer sa vision de l'économie. Angela Merkel, piquée au vif par les critiques de Christine Lagarde et d'autres Européens, s'est ralliée tout de suite à l'idée de Wolfgang Schäuble, en insistant sur un point essentiel à ses yeux: la possibilité d'exclure un pays de la zone euro comme on fait sortir de la classe un enfant turbulent.
Le problème, c'est que les autres dirigeants européens ne sont pas vraiment d'accord. Si l'on introduit la possibilité d'exclusion, il faut aussi prévoir la possibilité de sortie volontaire: le mariage à l'essai, c'est valable pour les deux parties. Pourquoi un pays qui ne trouve pas dans l'union les avantages promis n'aurait-il pas le droit d'en sortir selon une procédure définie par les traités? Si vous vous retrouvez à côté d'un grand pays qui ne fait rien pour développer son marché intérieur, mais fait au contraire tout ce qu'il peut pour prendre le vôtre, vous avez quelques raisons de penser que vous avez été trompé et qu'il vaudrait mieux rompre l'union. Mais si l'on accepte l'idée que l'union n'est qu'un mariage à l'essai, on condamne la zone euro.
Mauvaise dans le principe, cette idée d'exclusion pose aussi le problème des critères sur lesquels on juge la politique d'un pays. Dans le contexte de la crise grecque, on voit bien que la gestion des finances publiques serait seule en cause. Or on ne peut fonder un jugement valable sur ce seul critère. Les exemples abondent. A l'origine de la crise économique actuelle, que trouve-t-on? L'endettement excessif des ménages américains. L'Etat fédéral est aujourd'hui en grand déficit, pourquoi? Parce qu'il prend le relais pour soutenir la croissance pendant que ménages et entreprises se désendettent. En Europe, parmi les pays jugés fragiles, l'Espagne figure en bon rang. Or, juste avant que le crise n'éclate, son budget était largement excédentaire; l'Espagne était même en position de donner des leçon de gestion et de vertu à l'Allemagne. Mais sa croissance économique était déséquilibrée, elle reposait trop sur la consommation et la construction, le tout favorisé par un endettement privé excessif. Sa situation n'était pas saine et pourtant personne ne trouvait rien à y redire, puisque son budget était en excédent!
Il n'y a pas un mauvais endettement, celui de l'Etat, et un bon, celui du secteur privé. Il faut avoir une vue d'ensemble et, comme le suggère l'économiste Patrick Artus, n'en surveiller qu'un, c'est faire de l'idéologie. Maîtresse Angela, au lieu de menacer ses partenaires européens, ferait mieux d'arriver à un accord avec ses alliés libéraux sur les mesures destinées à soutenir son économie. En attendant, on peut entendre des Grecs rappeler le comportement des nazis dans leur pays pendant la Seconde guerre mondiale; l'Europe fait un grand bond en arrière. Quel gâchis!
La colonisation israélienne «doit cesser», y compris à Jérusalem-Est, a déclaré samedi 20 mars à Ramallah le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, en déplacement en Cisjordanie. Accompagné du Premier ministre palestinien Salam Fayyad, M. Ban s'est rendu en haut d'une colline en périphérie de Ramallah, d'où il a observé la colonie israélienne de Givat Zeev, le mur de séparation construit par l'Etat hébreu et les quartiers juifs de Jérusalem-Est, partie arabe de la ville sainte.
Ban Ki-moon a rappelé que Jérusalem-Est, conquise par Israël en 1967 puis annexée, demeure un territoire palestinien occupé au même titre que la Cisjordanie. Pour sa part, l'Etat hébreu considère Jérusalem comme sa capitale indivisible.
Le clash entre Américains et Israéliens pose la question de la dépendance économique et militaire de l'Etat d'Israël vis-à-vis des Etats-Unis. Le risque de représailles laisse de marbre les dirigeants israéliens. Or, il faut se rendre à l'évidence: Benjamin Netanyahou, doté d'une longue expérience politique, n'a pas pu agir à la légère. Il a été trois fois Premier ministre, mais il a surtout excellé au poste de ministre des Finances, de 2002 à 2005, sous le gouvernement Sharon. Tous les experts internationaux ont reconnu que le pays lui doit sa réussite. Il a transformé une économie où le rôle de l'Etat était alors considérable en une économie libérale qui a donné au pays l'essor que l'on sait et qui lui a permis de résister à la récente crise mondiale, contrairement aux autres pays occidentaux. Pour accompagner son programme, il avait pris l'initiative de proposer à l'ancien directeur général du FMI, Stanley Fisher, les clés de la Banque d'Israël.
Ces états de service expliquent que le Premier ministre israélien ait accepté le risque d'une rupture avec les Américains pour s'affranchir de leur tutelle politique. L'annonce de la construction des 1.600 logements à Jérusalem-Est ne semble pas fortuite. Il veut dessiner sa carte du Proche-Orient et contraindre les Palestiniens à négocier à ses conditions. Jusqu'alors la diplomatie israélienne n'avait aucune autonomie puisqu'elle était sujette aux aides financières américaines. L'épisode de 1990 est encore présent dans les mémoires lorsque le Premier ministre Yitzhak Shamir avait réclamé, auprès de George Bush père, une garantie pour un prêt de dix milliards de dollars pour aider à l'installation des juifs qui arrivaient en masse d'URSS. Le président américain avait exigé, en contrepartie, qu'aucun juif russe ne puisse s'installer en Cisjordanie. Shamir refusa ce diktat en espérant que le lobby ferait son travail habituel auprès du Congrès. Mais à la surprise générale, les lobbyistes n'ont pas réussi à convaincre la majorité de l'opinion américaine qui avait appuyé Bush à 85%. Le prêt ne fut pas consenti, mais les conséquences ont été payées plus tard puisque George Bush manqua sa réélection en 1992 et que Shamir perdit les élections durant la même année.
L'histoire peut-elle bégayer ainsi au point que Benjamin Netanyahou s'en serve comme soutien à sa nouvelle politique? Nous avons consulté les experts économiques et militaires pour savoir si l'Etat d'Israël était en mesure de s'affranchir de l'aide et du soutien américain. L'envoyé spécial George Mitchell pourrait en effet suggérer des représailles économiques si aucun progrès n'était obtenu dans le processus de paix et si les constructions dans les territoires n'étaient pas stoppées. Les chiffres officiels qui nous ont été communiqués parlent d'eux-mêmes.
Réussite économique
Le gouverneur de la Banque d'Israël surveille l'économie israélienne sans indulgence. Le budget était équilibré en 2007, et en raison de la crise, il a subi un léger déficit de 1,6% en 2008 et de 6% en 2009. L'américain Stanley Fisher favorise la stabilité du dollar face à la devise israélienne. Il achète 100 millions de dollars par jour pour gonfler les réserves de devises de l'Etat d'Israël et pour éviter une baisse plus rapide du billet vert dont le change est passé de 4,2 Shekel à 3,71 malgré ce soutien. Le FMI (Fonds monétaire international) table sur une croissance du PIB israélien de 3,5% pour l'année 2010. Ces résultats encourageants poussent à Israël à demander son adhésion parmi les pays riches de l'OCDE et Israël est considéré comme un bon risque sur les marchés financiers. Le pays est en mesure d'obtenir à des taux faibles des prêts pour couvrir son déficit budgétaire, sans avoir à demander de caution américaine.
Le ministre des Finances israélien a annoncé en octobre, lors de la réunion du FMI à Istanbul, que l'Etat juif est devenu créancier du FMI en mettant à sa disposition une ligne de crédit de 1,7 milliard de dollars puisque les réserves de la Banque d'Israël ne cessent de grandir avec des liquidités de l'ordre de 60 milliards de dollars. C'est pourquoi l'aide américaine ne revêt plus l'urgence des années de crise économique et elle ne peut plus servir de moyen de pression politique contre le gouvernement israélien. Benjamin Netanyahou en a parfaitement conscience.
«Aumône»
En 1985, l'aide américaine civile et militaire s'élevait à 3,4 milliards de dollars, soit 14% du PIB israélien évalué alors à 24,1 milliards de dollars. En 1996, l'aide avait été ramenée à 3,1 milliards de dollars et représentait alors 3% du PIB qui se montait à 105 milliards. En 2008 et en 2009, le PIB a atteint 199 milliards de dollars pour des subventions américaines réduites à 2,4 milliards soit 1,2% du PIB. L'aide américaine n'est certes pas négligeable, mais ces chiffres démontrent qu'elle n'est plus d'une importance vitale pour Israël d'autant plus que sa composition a varié. L'aide économique civile est tombée à seulement 120 millions de dollars, qualifiée «d'aumône» par les économistes.
Le reste de l'aide, militaire, est selon les experts intégralement reversé aux industries américaines qui bénéficient ainsi de subventions indirectes de leur propre gouvernement. La loi américaine exige que 74% du financement militaire à Israël (FMF foreign military financing) soit dépensé en produits militaires américains. Cette aide prend ainsi la forme d'assistance au développement de systèmes de missiles anti-missiles Arrow qui intéressent en premier lieu l'armée américaine. Ce FMF génère par ailleurs des bénéfices et des emplois aux Etats-Unis. Pas moins de 1.000 entreprises dans 47 Etats américains en profitent pour signer des contrats de plusieurs milliards de dollars.Enfin, ces subventions sont utilisées par le gouvernement américain pour masquer la réalité de ses dépenses militaires qui devaient baisser selon le programme du candidat Obama.
Armement
Autre évolution majeure, les Etats-Unis ne sont plus les principaux pourvoyeurs d'armement de Tsahal car la situation a évolué depuis qu'Israël a décidé de gagner son autonomie. Les navires de guerre, les tanks, les armes légères et les armes lourdes, les radars, les missiles et les appareils de surveillance sont maintenant de fabrication israélienne. Tous les secteurs de l'armement sont occupés par les industries militaires israéliennes à l'exception d'un seul: l'aviation. Israël détient pourtant la technologie en ce domaine puisqu'il avait développé son prototype, le Lavi, qui avait pris l'air et qui devait être construit à 300 exemplaires. Mais le veto américain de l'époque a interrompu sa fabrication en 1987, Washington refusant que l'aide américaine serve à financer un concurrent du F-16. Il semble que les recherches n'ont jamais cessé sur ce type de matériel et que le Lavi, aux performances améliorées, renait sous d'autres noms comme avion de reconnaissance déjà vendu à Singapour. Israël ne craint pas un éventuel embargo. Il est le 5e exportateur d'armement mondial... juste derrière la France.
Enfin, pour contourner le veto américain sur la fabrication de ces propres avions de chasse, l'armée israélienne a aussi changé de stratégie dans le domaine aéronautique en développant les drones et en devenant un des leaders dans ce domaine. Israël vient ainsi de développer l'Eitan, drone à long rayon d'action et le plus grand de tout l'arsenal israélien. Son envergure de 26m lui donne la taille d'un Boeing 737, embarquant une tonne de fret à une altitude de plus 12 kilomètres et pouvant voler durant vingt heures consécutives en mettant l'Iran à sa portée.
Enfin, Tsahal n'a pas apprécié les difficultés faites pour l'obtention des nouveaux avions F22-Raptor, uniquement réservés à l'armée américaine, ou des F-35 dont le contrat d'achat n'est pas encore signé et qui ne pourront pas être disponibles avant 2014.
Moyens consolidés
Netanyahou considère aujourd'hui qu'il n'est pas contraint de ménager un président américain faisant preuve, selon lui, de faiblesse vis-à-vis de l'Iran tandis que ses généraux piaffent d'impatience pour attaquer les installations nucléaires du régime des mollahs. La situation n'est plus celle des années antérieures. Contrairement à 1990, il est appuyé par l'AIPAC (American Israel Public Affairs), le lobby pro-israélien, qui vient de conseiller à Barack Obama de «prendre des mesures immédiates pour apaiser la tension avec l'Etat hébreu» et de mettre fin à «l'escalade rhétorique de ces derniers jours qui détourne des problèmes urgents que sont la volonté de l'Iran de se doter d'armes nucléaires».
Il détient à présent les outils économiques et militaires pour garantir son autonomie de décision et il espère que les électeurs américains réagiront, comme en 1992, en refusant la réélection d'un président qui a montré ses limites et en choisissant un candidat plus volontaire. Il sait que, malgré la crise et le blocage diplomatique, Israël risque peu car il restera malgré tout un partenaire stratégique incontournable dans la région des puissances occidentales. Le porte-parole du Département d'Etat américain, Philip Caroli, vient de confirmer qu'Israël est «un partenaire stratégique des Etats-Unis et le restera». Netanyahou profite de l'opportunité qui lui est offerte pour bien démontrer sa nouvelle puissance face à Obama. Il ne craint aucune répercussion économique et militaire et il semble persuadé que sa stratégie n'affectera pas les liens historiques entre Israël et le peuple américain.
En janvier, Mohammed Reza Heydari en a eu marre. Il a démissionné de son poste de premier consul de l'ambassade d'Iran à Oslo et a rapidement demandé à la Norvège l'asile politique, qui lui a été accordé.
Aujourd'hui il parle, et permet de mieux comprendre, de l'intérieur, comment le gouvernement iranien a réagi aux manifestations qui ont eu lieu un peu partout dans le monde après les élections contestées de l'année dernière. Heydari confie que des officiels iraniens l'ont poussé à falsifier le décompte des votes par procuration en Norvège, qui étaient presque tous en faveur de l'opposition, rapporte le Wall Street Journal.
Ils lui ont ensuite demandé de devenir un informateur sur les expatriés iraniens qui soutenaient l'opposition, y compris son propre fils qui avait participé à des manifestations. Heydari insiste sur le fait que, bien qu'il soit peut-être l'ex-diplomate iranien le plus haut placé, il est loin d'être le seul. Il affirme qu'au moins 27 diplomates de haut niveau, aussi bien en Iran qu'à l'extérieur du pays, ont démissioné de leur poste pour protester, et qu'au moins trois d'entre eux ont demandé l'asile politique en Europe. Ces chiffres ne peuvent être vérifiés.
Le site Internet du Saint-Siège publie la lettre envoyée par le pape aux fidèles irlandais suite aux scandales sexuels qui ont touché l'Eglise dans le pays, dans laquelle il exprime sa «honte» et son «remord» pour les prêtres pédophiles. Cet article revient sur l'attitude que Benoît XVI a adoptée au cours de sa carrière vis-à-vis des accusations de pédophilie envers l'Eglise.
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Le 10 mars, l'exorciste en chef du Vatican, le révérend Gabriele Amorth (qui occupe cette exigeante fonction depuis 25 ans), a déclaré: «le diable est à l'?uvre à l'intérieur du Vatican», et: «quand on évoque «la fumée de Satan» dans les saintes pièces, c'est totalement vrai y compris les dernières histoires de violence et de pédophilie». On peut y voir une confirmation que de terribles choses se passent dans la sainte enceinte, mais la plupart des enquêtes révèlent qu'elles ont une explication matérielle parfaitement valable.
Quelques jours après les dernières révélations sur la complicité constante du Vatican dans le scandale actuel -interminable d'ailleurs- de viols d'enfants, un porte-parole du Saint-Siège a fait une concession maquillée en démenti. Il est clair, a déclaré le révérend Federico Lombardi, que l'on se donne du mal pour «trouver des éléments qui permettraient d'impliquer personnellement le Saint-Père dans des affaires d'abus sexuels». Il a bêtement ajouté: «Ces tentatives ont échoué».
Il se trompe par deux fois. Tout d'abord, personne n'a eu de mal à trouver de preuves: elles sont apparues d'elles-mêmes, puisque c'était inévitable. Ensuite, le fait que cet abominable scandale éclabousse le sommet de l'église catholique s'inscrit dans un processus qui n'en est qu'à ses débuts. Il est pourtant devenu inéluctable quand le collège de cardinaux a élu vicaire du Christ sur la terre l'homme qui portait quasiment toute la responsabilité de la dissimulation de l'affaire dès son origine. (L'un des acteurs sanctifiés de cette «élection» était le cardinal Bernard Law de Boston, un homme qui a déjà eu l'occasion d'éprouver la clémence de la justice du Massachussetts [Law est accusé d'avoir laissé agir des prêtres pédophiles en connaissance de cause mais n'a jamais été condamné]).
Il y a deux problèmes ici, distincts mais liés l'un à l'autre: premièrement, la responsabilité individuelle du pape dans un épisode de ce cauchemar moral, et deuxièmement, sa responsabilité plus générale et institutionnelle pour l'infraction à la loi au sens plus large, et pour la honte et le déshonneur qui l'accompagnent.
La première histoire est facile à raconter, et personne ne songerait à la nier. En 1979, un garçon allemand de 11 ans, Wilfried F., a été emmené en vacances à la montagne par un prêtre. On lui a fait boire de l'alcool, il a été enfermé dans sa chambre, déshabillé et forcé à sucer le pénis de son confesseur (pourquoi nous limitons-nous à qualifier ce genre d'actes «d'abus»?) L'ecclésiastique incriminé fut transféré d'Essen à Munich pour une «thérapie» sur décision de Joseph Ratzinger, archevêque à l'époque, et il fut convenu qu'il n'aurait plus jamais à s'occuper d'enfants. Mais il ne fallut pas longtemps pour que l'adjoint de Ratzinger, le grand vicaire Gerhard Gruber, ne le renvoie vers des ?uvres «pastorale» où il ne tarda pas à réitérer ses agressions sexuelles.
On entend dire bien sûr, ce qui ne manquera pas d'être en partie contesté, que Ratzinger ne savait rien de cette deuxième atrocité. Je cite ici le révérend Thomas Doyle, ancien employé de l'ambassade du Vatican à Washington et l'un des premiers à avoir critiqué la paresse de l'église catholique à réagir aux allégations de viols d'enfants. «C'est absurde» juge-t-il. «Le pape Benoît XVI est un micromanager. Il est de la vieille école. Un événement de ce type aurait forcément été porté à son attention. Dites au grand vicaire de trouver une meilleure ligne de défense. Ce qu'il essaie de faire, de toute évidence, c'est de protéger le pape».
C'est chose assez courante, à laquelle sont habitués les catholiques américains, australiens et irlandais dont les viols et les tortures d'enfants, et la dissimulation de ces actes par la tactique consistant à déplacer bourreaux et violeurs de paroisse en paroisse, ont été douloureusement et complètement exposés. C'est du même tonneau que l'aveu récent et tardif du frère du pape, monseigneur Georg Ratzinger, que s'il ignorait tout des agressions sexuelles qui ont eu lieu dans la manécanterie qu'il dirigeait entre 1964 et 1994, maintenant qu'il y repense, il regrette sa manie d'alors d'allonger des baffes aux garçons.
L'obstruction à la justice au niveau international pratiquée par Joseph Ratzinger avant que l'Église ne décide d'en faire son chef suprême est bien plus grave. Après avoir été promu cardinal, il a été chargé de la «Congrégation pour la doctrine de la foi» (autrefois mieux connue sous le nom d'Inquisition). En 2001, le pape Jean-Paul II chargea ce département d'enquêter sur le viol et la torture d'enfants par des prêtres catholiques. En mai de cette même année, Ratzinger envoya une lettre confidentielle à chaque évêque, dans laquelle il leur rappelait l'extrême gravité d'un crime particulier. Mais ce crime, c'était la dénonciation du viol et de la torture. Les accusations, sermonnait Ratzinger, n'étaient gérables que dans le cadre de la juridiction exclusive de l'Église. Tout partage de preuves avec les autorités judiciaires ou la presse était absolument interdit.
Les accusations feraient l'objet d'enquêtes «de la manière la plus secrète... restreinte par un silence perpétuel...et chacun...doit observer le secret le plus strict qui est communément considéré comme le secret du saint office...sous peine d'excommunication» (les italiques sont de moi). Personne n'a encore été excommunié pour avoir violé ou torturé des enfants, mais en revanche, dénoncer ces crimes pouvait vous causer de sérieux ennuis. Et c'est cette même église qui nous met en garde contre le relativisme moral! (Pour en savoir plus sur cet épouvantable document, voyez les deux rapports publiés par Jamie Doward dans l'Observer de Londres du 24 avril 2005).
Non content de couvrir ses propres prêtres, le bureau de Ratzinger a même écrit des lois toutes personnelles sur le délai de prescription. La juridiction de l'Église, revendiquait Ratzinger, «commence à courir le jour où le mineur a atteint sa 18éme année» et dure 10 années supplémentaires. Daniel Shea, l'avocat de deux victimes qui ont poursuivi en justice Ratzinger et une église du Texas, qualifie très justement cette dernière stipulation d'obstruction à la justice. «Vous ne pouvez pas enquêter sur une affaire si vous n'en avez jamais connaissance. Si vous arrivez à la garder secrète pendant 18 ans plus 10 ans, le prêtre ne sera jamais inquiété».
La prochaine entrée de cette sinistre liste sera la relance des accusations portées depuis longtemps contre [feu] le révérend Marcial Maciel, fondateur de l'ultra-réactionnaire Légion du Christ, dans laquelle les agressions sexuelles semblent presque avoir été partie intégrante de la liturgie. Les plaintes d'anciens membres âgés de cet ordre impénétrable ont été ignorées et jetées aux oubliettes par Ratzinger pendant les années 1990, ne serait-ce que parce que le père Maciel avait été loué par le pape Jean-Paul II qui l'avait qualifié de «guide efficace pour la jeunesse». Voici venue la moisson de cette longue campagne de dissimulation. L'Église catholique est dirigée par un bureaucrate bavarois médiocre, autrefois chargé de la dissimulation de la plus immonde des iniquités, dont l'incompétence à cette fonction nous le montre aujourd'hui comme un homme personnellement et professionnellement responsable d'avoir activement permis une infecte vague de crimes. Ratzinger lui-même est peut-être banal, mais de toute sa carrière se dégage la puanteur du mal -un mal tenace et méthodique que l'exorcisme est impuissant à extraire. Nul besoin d'incantations médiévales. Ce qu'il faut, c'est que justice soit faite. Et vite.
Christopher Hitchens est chroniqueur à Vanity Fair et journaliste associé à la Hoover Institution de Stanford, Californie.
Le site Internet du Saint-Siège publie la lettre envoyée par le pape aux fidèles irlandais suite aux scandales sexuels qui ont touché l'Eglise dans le pays, dans laquelle il exprime sa «honte» et son «remord» pour les prêtres pédophiles. En voici le premier paragraphe:
Chers frères et s?urs de l'Eglise en Irlande, c'est avec une profonde préoccupation que je vous écris en tant que Pasteur de l'Eglise universelle. Comme vous, j'ai été profondément bouleversé par les nouvelles apparues concernant l'abus d'enfants et de jeunes vulnérables par des membres de l'Eglise en Irlande, en particulier par des prêtres et des religieux. Je ne peux que partager le désarroi et le sentiment de trahison que nombre d'entre vous ont ressenti en prenant connaissance de ces actes scandaleux et criminels et de la façon dont lesautorités de l'Eglise en Irlande les ont affrontés.
Dans ce texte qui «pourrait faire date» selon Le Monde, et qui devrait être lues dans les paroisses irlandaises ce weekend, le pape s'adresse également directement aux prêtres qui ont abusé des enfants:
Vous avez trahi la confiance placée en vous par de jeunes innocents et par leurs parents. Vous devez répondre de cela devant Dieu tout-puissant, ainsi que devant les tribunaux constitués à cet effet. Vous avez perdu l'estime des personnes en Irlande et jeté la honte et le déshonneur sur vos confrères.
«Reste à savoir si la réponse du pape sera à la hauteur des attentes, tant les affaires récurrentes de pédophilie, dévastatrices pour la crédibilité de l'institution, sont désormais jugées insupportables dans la société et au sein même de l'Eglise» écrit le Monde.
En conclusion de sa lettre, le pape joint une prière pour les catholiques d'Irlande:
Je souhaite conclure cette Lettre avec une Prière pour l'Eglise en Irlande, que je vous envoie avec l'attention qu'un père a pour ses enfants et avec l'affection d'un chrétien comme vous, scandalisé et blessé par ce qui est arrivé dans notre bien-aimée Eglise. Lorsque vous aurez recours à cette prière dans vos familles, vos paroisses et vos communautés, puisse la Bienheureuse Vierge Marie vous protéger et vous guider sur le chemin qui conduit à une union plus étroite avec son Fils, crucifié et ressuscité. Avec une grande affection et une ferme confiance dans les promesses de Dieu, je vous donne à tous de tout c?ur ma Bénédiction apostolique en gage de force et de paix dans le Seigneur.
Vers la fin de sa vie, en 1896, Charles Lutwidge Dodgson (plus connu sous le nom de Lewis Carroll) publia un résumé de son ?uvre professionnelle de mathématicien à Oxford. La logique symbolique avait pour but de clarifier la confusion qu'il constatait parmi les spécialistes de logique de son époque. La logique émerge, dans cet ouvrage, comme une sorte de jeu: gouvernée par des règles, mais arbitraire.
Ce n'est pas la vision sèche d'un pédant, mais le paysage imaginatif d'un esprit créatif. De fait, conclut le livre, les logiciens envisagent souvent les catégories logiques «comme s'il s'agissait d'entités vivantes et conscientes, capables de déclarer pour elles-mêmes ce qu'elles voudraient dire». Mais Dodgson prévient que nous ne devrions pas nous «soumettre» à la «volonté et au plaisir souverains» de ces termes. Au contraire, «tout auteur d'un livre est autorisé à attacher le sens qu'il veut à tout mot qu'il a l'intention d'employer».
Une oeuvre avant tout symbolique
Les lecteurs familiers des oeuvres de Lewis Carroll verront dans ces phrases beaucoup de choses leur rappelant le monde bizarrement logique et toujours symbolique d'Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir,où des concepts s'animent soudain d'une façon étrange. Pensez aux caprices de la Reine Rouge, auxquels sont soumis ses valets et ses servants. Et l'aveu qu'un écrivain devrait attacher le sens qu'il veut à un mot ou à une phrase semble sortir directement de la bouche des différents poètes fous de ces livres. Rappelez-vous le Gros Coco, qui, avant d'expliquer le poème Jabberwocky annonça: «Quand, moi, j'emploie un mot, il veut dire exactement ce qu'il me plaît qu'il veuille dire... ni plus ni moins.»
Quel sens pouvons-nous trouver à la vie de Lewis Carroll? Ses livres pour enfants sont devenus, presqu'au jour de leur publication, des classiques pour le coucher des enfants et pour les spectacles de classe. Ses clichés d'Alice Liddell et de ses amies demeurent des témoins géniaux du goût, du sentiment, et peut-être de la sexualité de l'âge victorien anglais. S'agit-il de portraits ou de pédophilie? Leur attribuons-nous indûment un sens, ou devrions-nous chercher à retrouver l'intention du photographe dans ses postures ?
Beaucoup d'études critiques sur Carroll et ses congénères se sont centrées sur les aspects biographiques. Le nouveau livre de Jenny Woolf, The Mystery of Lewis Carroll, reste dans cette tradition. Son objectif est de trouver le «véritable homme» derrière les paravents littéraires, les façades professionnelles, et les photographies énigmatiques. Les détails biographiques sont évoqués pour expliquer les choix créatifs. Woolf fait le lien, par exemple, entre le ton calme, mélancolique, de De l'autre côté du miroir (à la différence du ton maniaque et brusque d'Alice aux pays des merveilles) et la mort du père de Carroll. Elle se sert des souvenirs de personnes ayant fréquenté le cercle de la famille Liddell pour donner un éclairage sur la vie de Charles et d'Alice 70 ans plus tôt. Parfois cette méthode révèle quelques vérités curieuses.
Par exemple, Woolf fait grand cas du fait que «Carroll semble avoir eu une obsession avec le chiffre 42.» Il est partout dans ses livres et la réponse à quelques puzzles étranges et à l'énigme de l'âge y réside (on a fait le calcul que la Reine Rouge avait très exactement 37.044 jours, le même âge que la Reine Blanche, la somme des deux faisant 74 088 jours, chiffre égal à 42 fois 42 fois 42). Woolf prétend qu'ici, comme dans beaucoup des écrits de Carroll, il cherche au travers de schémas numériques à imposer aux choses une signification qui transcende la dimension aléatoire de la vie. Mais après trois pages de jeux de nombres, nous ne savons toujours pas pourquoi il était tellement obsédé avec «42».
C'est une bizarrerie, mais loin d'être un mystère. Ailleurs, la quête de mystères menée par Woolf n'aboutit qu'à des clichés. Ayant lu la correspondance personnelle, elle conclut qu'il «a vu l'aspect drôle de la vie, et collectionnait avec avidité des bagatelles curieuses et de nouvelles idées.» Ses réflexions naïves au sujet des photographies de Carroll sont celles d'une institutrice enthousiaste: «En regardant ces photographies, il est facile d'imaginer comment il a pu être amusant de les concevoir, et la perception de ses sujets en se voyant ainsi transformés en personnages exotiques, très différente de ce qu'ils étaient dans la vie ordinaire.»
Excentricité et jeux de rôles comme clés de lecture
Je ne suppose pas que toutes les photographies de Carroll sont des icônes de perversité, ni que son rapport avec les filles du cercle de la famille Liddell a dépassé consciemment les normes de ce qui était acceptable au XIXe siècle. Carroll n'était pas J.M. Barrie. Mais ses photographies et sa fiction sont les réponses nuancées à une variété d'habitudes sociales et de prédilections personnelles. «Carroll» écrit Woolf, «fut fasciné par le monde visuel». Oui, mais c'est un monde visuel qui est toujours filtré par l'objectif ou le miroir. C'était beaucoup plus qu' «amusant». Carroll voyait le monde comme un ensemble de comédiens et de performances. Il y avait un aspect fortement théâtral à tout ce qu'il entreprit, qui était en droite ligne de la fascination victorienne pour le travestissement, et pour le corps toujours changeant sous les déguisements.
Il n'est pas étonnant que la forme artistique majeure de l'époque fut la caricature: un mélange de satire politique et sociale, d'exagération maniériste et d'humeur subversive. Edward Lear, un contemporain de Carroll, fut l'un des grands caricaturistes du siècle. Tout comme John Tenniel, l'illustrateur de Carroll, ainsi que Thomas Nast, leur contemporain américain. Woolf note qu'en passant à l'âge mûr, Carroll allait vers l'«auto-caricature».
Mais plutôt que de poursuivre cette analyse, elle essaie de résoudre les contradictions de sa vie et de son ?uvre en les considérant comme une excentricité domestique. Son ton tout au long du livre est celui de quelqu'un qui parle de haut à son lecteur (sa cible, étant, peut-être les jeunes adultes): «Carroll fut de tempérament dramatique, créatif et émotif, mais aucune de ces qualités ne fut particulièrement admirée par la classe moyenne de la société victorienne, et il ne choisit pas de les exhiber publiquement».
Autoreprésentation
En fait, une clé pour comprendre l'identité élective de Carroll et de son ?uvre est de reconnaître que la vie implique les jeux de rôles. Ses fictions littéraires et ses photographies recouvrent la question de l'autoreprésentation, si centrale dans l'expérience au dix-neuvième siècle. Le cortège de la Reine Rouge est autant un théâtre que celui de Victoria. Alice est sur scène comme une ingénue savoyarde. Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir sont parsemés de performeurs, récitant des poèmes et des histoires. Justement, l'ordre que donne la Chenille à Alice de réciter «Vous êtes vieux, Père William» résonne comme l'appel d'un metteur en scène à jouer une pièce de boulevard - pour se rendre compte tout de suite après qu'il s'est trompé dans le casting : «Cela n'est pas du tout cela ... c'est faux du début à la fin».
Regardez encore une fois les photographies de Carroll: Alice Liddell en mendiante séductrice, Xie Kitchen portant un chapeau en fourrure, habillée à la «danoise»; Reginald Southey avec son bras autour d'un squelette humain; les filles en tenue chinoise (toutes ces photos, parmi d'autres, sont reproduites merveilleusement dans le livre de Woolf). Ce sont des tableaux du mélodrame victorien, des représentations scéniques de l'imagination - maintenant figées, mais toujours susceptible de changement.
Comme les photographies d'une autre contemporaine de Carroll, Julia Margaret Cameron, qui habillait ses amis célèbres et ses voisins dans des tenues arthuriennes, ce sont des postures. Elles rappellent aussi l'?uvre de Mary Cowden Clarke, qui est maintenant oubliée, mais dont le populaire The Girlhood of Shakespeare's Heroines (première publication en 1851), a fécondé les enfances d'Ophélie et de Rosalind, et de beaucoup d'autres, avant de retrouver les personnages dans les pièces de Shakespeare.
C'est précisément cette idée de soi comme artifice qui positionne Carroll au c?ur de son époque victorienne - l'idée non seulement que nous jouons tous des rôles dans la vie, mais que les personnages d'une fiction aurait pu vivre avant leur arrivée sur scène. En fin de compte, il serait préférable de ne pas essayer de réconcilier les différents aspects de la vie de Dodson mais de voir plutôt «Lewis Carroll» comme un personnage dans un drame, joué et écrit par un professeur d'Oxford.
Le mystère de Lewis Carroll est rien moins que le mystère des Victoriens: leur piété mis à côté de la parodie, leurs vies domestiques couvrant leur déviance, leur décorum laissé à la porte du théâtre. Alice elle-même devait avoirune vie postérieure au théâtre (la comédie musicale Alice au pays des merveilles a fait son début en 1886, et il y eut d'innombrables adaptations pour le théâtre, le cinéma et la télévision). Pour avoir un nouvel aperçu de Carroll et de son ?uvre, nous ferions bien de regarder comment il fête le disparate et le dramatique et de reconnaître, plus d'un siècle après sa mort, que son ?uvre continue à nous apprendre les règles du jeu pour «choisir ce qu'on veut dire, sans perdre la tête».
Par Seth Lerer
Seth Lerer est doyen du département des arts et des lettres à l'Université de California-San Diego. Son dernier livre, Children's Literature: A Reader's History From Aesop to Harry Potter, a gagné le National Book Critics Circle Award in Criticism en 2008.
Traduit par Holly Pouquet
Photo: Edith, Lorina, et Alice Liddell dans «open your mouth and close your eyes», photographie de Lewis Carroll, 1860. Domaine public / via Wikimedia.
Les personnels de bord de British Airways ont entamé dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 mars une grève de trois jours après l'échec des négociations entre la compagnie et le syndicat Unite. Il s'agit de la première grève chez British Airways depuis 13 ans.
Les employés de cabine protestent contre un gel des salaires en 2010, un passage au temps partiel pour 3.000 salariés et une réduction des équipages pour les vols long-courrier, une série de mesures qui s'inscrivent dans un plan visant à réduire les coûts de presque 70 millions d'euros. La compagnie affirme que ces changements sont nécessaires pour faire face à une baisse des réservations, liée à la crise financière.
Willie Walsh, le patron de la compagnie aérienne, a qualifié la grève de «profondément regrettable»: «des dizaines de milliers d'employés de British Airways sont prêts à servir nos passagers, et British Airways continuera à voler pendant ces périodes d'action industrielles.» Il a rajouté qu'il reste disponible pour discuter d'un accord «raisonnable».
Au total, 1.100 vols sur les 1.950 programmés doivent être annulés, mais British Airways a affrété des avions et des équipages de compagnies rivales pour assurer ses vols. La compagnie assure que 65% de ses passagers devraient pouvoir arriver à bon port au cours de cette première grève. Sur l'aéroport londonien de Heathrow, plus de 60% des vols long-courrier devaient être assurés, pour seulement 30% des court-courrier. A Gatwick, au sud de la capitale britannique, tous les vols long-courrier et plus de la moitié des court-courrier devaient être maintenus. Une autre grève, de quatre jours, est prévue à partir du 27 mars.
Les voyageurs britanniques ne sont pas au bout de leurs peines: les signaleurs de trains on voté en faveur d'une grève générale, qui serait la première depuis 16 ans, sur le système ferroviaire pour le weekend de Pâques, rapporte le Guardian. 5.000 signaleurs et 12.000 agents de maintenance se préparent à paralyser le réseau pendant l'un des weekends les plus chargées de l'année en termes de voyageurs.
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Image de Une: Un avion de British Airways atterrit à Heathrow. Luke MacGregor / Reuters
Le parquet de Paris a reconnu samedi 20 mars une erreur dans la diffusion la veille d'images d'une caméra d'hypermarché censées montrer cinq militants de l'ETA recherchés pour le meurtre d'un policier en Seine-et-Marne. Les hommes sont en fait des pompiers catalans en vacances en France, sans rapport avec les faits. Cet article revient sur ce que signifie la mort du policier, le brigadier Nérin.
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Il est mort sous les balles d'un gros flingue, un 357 Magnum de calibre 11,43mm, dont les balles l'avaient atteint sous l'aisselle, une partie du corps que les gilets pare-balles ne recouvrent pas. Ça s'est passé mardi soir sur une petite route de campagne, près de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), et le brigadier Jean-Serge Nérin pensait intervenir avec son équipage sur un braquage: quelques minutes auparavant, les malfaiteurs avaient volé six véhicules dans un garage automobile, menaçant et ligotant le gérant. Quelques kilomètres plus loin, leur cortège à l'arrêt attire l'attention d'une patrouille de police qui décide d'intervenir. A la vue des quatre fonctionnaires de police, les malfrats ouvrent le feu, atteignant mortellement ce père de famille, le seizième policier à mourir en mission depuis 2002. La patrouille ne savait pas qu'elle avait affaire à des membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA. Des étarras qui sont systématiquement armés et n'hésitent pas à faire usage de leurs armes, surtout contre les représentants des forces de l'ordre espagnoles, considérées comme une «cible».
La France n'est plus un «sanctuaire»
Mais c'est la première fois que, malgré de fréquents accrochages avec la police hexagonale, un fonctionnaire de police français trouve la mort sous les balles de l'organisation basque. «J'ai ressenti cet assassinat comme s'il s'agissait de celui d'un membre des forces de sécurité espagnoles», a dit ce mercredi matin José Luis Rodriguez Zapatero. Le chef de gouvernement espagnol a condamné «une action criminelle de la bande terroriste ETA». Peu auparavant, le parquet antiterroriste de Paris confirmait que l'organisation basque était impliquée dans cette affaire. Les policiers français ont réussi à interpeller un membre de ce commando, un homme que la presse espagnole identifie comme étant Joseba Fernadez Aizpurua, né en 1983 et qui ferait déjà l'objet d'un mandat de recherche européen pour ses liens présumés avec l'ETA. L'homme était toujours en garde à vue au matin du 17 mars et ses complices en fuite.
Pour les spécialistes du terrorisme basque, cette fusillade s'inscrit dans la logique de la radicalisation des membres de l'ETA qui violent de plus en plus fréquemment la consigne de faire profil bas en France. Un pays qui, dans la logique des «anciens» de l'ETA, doit rester une base arrière -voire un sanctuaire- pour les activités de l'organisation. Un pays où il ne faut pas exporter le combat et éviter de se mettre à dos sa police. Que c'est-il donc passé? Un spécialiste du dossier basque commente:
On peut surtout expliquer cela comme un indicateur de l'arrivée au sein de l'organisation de gens de plus en plus jeunes, inexpérimentés et que l'on envoie au charbon pour maintenir la flamme de la lutte, en dépit des nombreuses arrestations qui ont décimé les rangs de l'ETA. Cela peut expliquer cette situation -surtout qu'on est loin du pays basque et qu'ils ne peuvent pas invoquer une espèce de "légitime défense" face à "l'envahisseur".
Ces nouveaux membres de l'ETA sont souvent recrutés au sein de la «kale borroka» (lutte de rue, en basque), sorte de cocktail de guérilla urbaine et de délinquance pure pratiquée au Pays basque par de jeunes nationalistes radicaux.
Cette mort a provoqué une vive émotion dans les rangs de la police. Ce mercredi soir, à 18 heures, ils seront certainement beaucoup à venir de manière spontanée devant le commissariat de Dammarie-les-Lys, à la fois pour rendre hommage à leur collègue disparu et exprimer «dans le calme et la dignité» un sentiment de colère, voire de ras-le-bol. Un rassemblement qui ne sera pas sans rappeler celui qui avait eu lieu à l'occasion de la mort, il y a deux mois, de Patrice Point à Chessy, pas très loin de là. Un policier de 51 ans volontairement renversé par des malfaiteurs lors d'une tentative de cambriolage. Car la mort du brigadier Nérin s'inscrit aussi dans une autre logique, celle d'une «banalisation de la violence» dont font l'objet les fonctionnaires de police en France, une réalité sans cesse dénoncée par les syndicats de police, de gauche comme de droite.
Mal-être
Dès mardi soir, les premiers communiqués des syndicats ne disaient pas autre chose: l'Union Unité-police/SGP (premier syndicat de gardiens) a dénoncé une «violence haineuse qui n'est pas tolérable dans un Etat de droit»; l'Unsa évoque les «difficultés du métier de policier». Un sentiment partagé par les représentants syndicaux des officiers qui «n'oublient pas la longue liste des agressions quotidiennes que subissent policiers et gendarmes dans un climat délétère et dangereux», dit le Snop (majoritaire). Le plus incisif a été Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat de gardiens et gradés Alliance (droite). «Il ne faut pas s'en tenir qu'à ce drame, souligne-t-il dans l'Express. Nous sommes dans un processus d'aggravation des violences contre les collègues. Ce meurtre, il pourrait aujourd'hui aussi avoir lieu dans une banlieue ou dans un camp de gens du voyage. Il y a urgence à restaurer l'autorité de l'Etat.» Le syndicaliste demande à être reçu sans délai par le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, afin de «lui faire part de la vive émotion et de la colère ressentie par l'ensemble des policiers».
A ceux qui disent que ce «n'est pas la même chose» que de mourir fauché par un chauffard lors d'un contrôle routier et tomber sous les balles d'un apprenti terroriste, les policiers répondent que l'émotion suscitée par drame qui s'est joué mardi soir reflète aussi le mal-être qui se répand comme une marée montante au sein des forces de police. Un policier, passablement énervé, témoigne:
La mort du brigadier Nérin rappelle la réalité brute de notre boulot, à savoir courir après les malfaiteurs au risque de nous faire tirer dessus et de mourir. Etre flic, c'est surtout cela, on n'est pas là uniquement pour faire du chiffre ou pour pallier les insuffisances de notre société, notamment en termes d'éducation.
Il fait référence à la polémique sur la multiplication des gardes à vue qui a connu un nouveau rebondissement avec l'interpellation, fin février, d'une collégienne de 14 ans -«une mineure en pyjama rose» pour la presse (en fait c'était un jogging) qui a fait grand cas de cette histoire pour dénoncer, une fois de plus, «la politique du chiffre». Un constat de plus en plus partagé par les policiers eux-mêmes, qui se disent «otages des politiques». «Nous sommes entre le marteau et l'enclume, entre une société qui ne nous aime pas et une classe politique qui nous demande sans cesse de faire plus, sans nous consulter et souvent au mépris de la réalité de notre travail», poursuit notre officier anonyme. Le 14 février, bien avant la fusillade de mardi soir, un grand magistrat, l'avocat général de la cour d'appel Paris Philippe Bilger a publié sur son blog une note, sorte de litanie intitulée «Si j'étais policier...» qui, selon de très nombreux policiers, a trouvé le ton juste pour exprimer ce malaise. Ça commence par: «Si j'étais policier... J'en aurais assez. Je serais fatigué. Lassé d'entendre sans cesse les mêmes accusations, les mêmes récriminations, les mêmes injustices.»
Il y a deux ans, alors que je me trouvais à Changsha, capitale poussiéreuse de la province du Hunan, je décidai d'aller me promener dans les rues animées autour de mon hôtel. J'avais déjà parcouru de très nombreux quartiers populaires de ce style et j'y retrouvais avec bonheur des sons familiers: le grésillement de la nourriture en train de frire, le tintement des sonnettes métalliques des vendeurs de bicyclette et les voix fortes et insistantes des habitants de cette province, réputés pour être passablement caractériels.
Mais, au bout de quelques minutes de marche, je perçus une dissonance inquiétante, le hurlement d'un animal qui souffre ?un chien, pensai-je. Intrigué, je remontai à la source des plaintes, quelques rues plus loin, pour découvrir un tableau dont mon esprit n'a, depuis, jamais pu se défaire: un chien bâtard de taille moyenne, pendu à une corde par les pattes arrière, battu à mort par deux hommes torse nu armés de matraque. À leurs pieds, les restes épars de plusieurs cadavres de chiens s'étalaient sur le sol.
Je saisis d'instinct l'appareil photo qui m'accompagne toujours en voyage. Mais au moment où j'allais prendre la photo, l'un des deux hommes me remarqua, moi, l'étranger blanc, et pointa sa matraque dans ma direction. Il avait parfaitement compris que je désapprouvais ce spectacle, et il me fit parfaitement comprendre que je n'avais pas intérêt à insister.
À Changsha, on mange du chien depuis des siècles. Qu'on tabasse les animaux pour les abattre n'avait, jusqu'ici, pas soulevé beaucoup de questionnements éthiques (certains aficionados assurent au contraire que cette pratique rend la viande plus savoureuse). Cependant, un projet de loi élaboré l'automne dernier et destiné à lutter contre les traitements cruels infligés aux animaux (une première du genre en Chine) commence à faire bouger les lignes. Selon cette nouvelle législation, les personnes qui vendent ou mangent du chat et du chien pourraient être punies d'une amende de 545 euros (5 270 euros pour les entreprises), ainsi que d'une peine de prison allant jusqu'à quinze jours et d'une obligation de repentir.
Et voilà que les médias et les forums de discussions chinois sont plongés dans les affres d'une véritable guerre culturelle, dont les camps se dessinent au gré des appartenances géographiques et socio-économiques. Car en Chine, où la cuisine constitue un trait identitaire fort, et où les populations urbaines et rurales s'observent, se jugent et se méjugent dans une réciprocité exacerbée, ce projet de loi trouve une résonance singulière et divise la société comme peu de sujets ont pu le faire ces derniers temps.
Selon une étude du pôle vétérinaire de l'Université agronomique de Chine, la possession d'animaux domestiques augmente sensiblement à partir du moment où le PIB annuel par tête atteint dans les 2 000 euros. Le phénomène s'observe ainsi à Shanghai, Pékin et dans d'autres villes phares de l'Empire du milieu, où ce seuil de revenus a été franchi depuis plusieurs années. À Pékin, par exemple, le nombre de chiens domestiques a bondi de 100 000 en 2001 à 1,5 million en 2007. Sur la même période, les boutiques spécialisées sont passées dans la ville de moins de 20 à plus de 500. Dans toute la Chine, les salons consacrés aux animaux de compagnie se multiplient et, d'après ma visite à celui de Canton en 2005, les participants sont principalement des Chinois qui envisagent de commercialiser des jouets à mâcher pour les toutous de la classe moyenne citadine.
Bichons bourgeois
Tous les détenteurs d'animaux de compagnie ne roulent pas forcément sur l'or, malgré l'impression que peut donner Xujiahui Park, dédale de gentils sentiers en bordure sud de l'ancienne concession française de Shanghai, où l'élite de la ville aime promener ses cabots. En hiver, le pedigree des bichons bichonnés ?qui exigent chacun le paiement d'un permis d'environ 210 euros, soit 39 % du revenu par habitant en zone rurale en 2009? se devine aisément à leurs manteaux cirés et autres vêtements canins sur mesure dont les affublent leurs maîtres. Ces dernières semaines, j'ai ainsi pu voir un caniche paré de chaussons de soie et un schnauzer revêtu d'une veste de soie bleue à doublure fourrée et à col mandarin. Sensibilisée à la condition animale (et à l'opinion que l'étranger peut se faire des traditions culinaires chinoises), cette population aisée et cosmopolite n'est pas pour rien dans la décision des autorités pékinoises d'interdire aux restaurants de servir du chien, à la veille des Jeux olympiques de 2008. Et quand, au début de l'été 2009, 37 000 chiens ont été abattus lors d'une campagne anti-rage dans la province rurale du Shaanxi, c'est cette même catégorie sociale qui s'est insurgée avec le plus de véhémence, notamment sur la Toile. À cet égard, la loi anti-cruauté, rédigée par Chang Jiwen, chercheur à l'Académie des sciences sociales de Pékin, peut être perçue comme une conséquence directe de l'incident.
Pendant la Révolution culturelle maoïste, la possession d'animaux domestiques avait été prohibée en tant «qu'affectation bourgeoise». Si cette interdiction a été levée depuis longtemps, l'héritage en reste prégnant hors des zones chinoises les plus développées, où les revenus, le mode de vie rural et les goûts culinaires sont souvent restés à l'heure antérieure au boom économique. De fait, tandis que les revenus augmentent dans les villes les plus riches, ils ont tendance à stagner dans les campagnes, ce qui crée une inégalité caractéristique de la Chine d'aujourd'hui. Ainsi, en 2009, le revenu par tête était en moyenne 3,34 fois plus élevé chez les citadins que chez les ruraux, avec respectivement 1 830 et 550 euros. Cette inégalité se retrouve dans le champ social, avec, selon la classe de revenus, un accès différent à l'éducation, aux services publics et même aux droits politiques. D'où un fossé culturel générateur de mépris et de ressentiment. À Shanghai et dans les autres cités prospères, on se régale de la figure caricaturale du bouseux débarqué dans la grande ville; en Chine rurale, on crache sur l'image du Shanghaïen sophistiqué qui snobe les traditions ancestrales.
Le thème de la protection animale focalise toutes ces ranc?urs, tant il dresse les Chinois ruraux et traditionnels contre la jeunesse citadine dorée. Cependant, la frontière entre villes et campagnes ne résume pas tout: le jour de l'an, j'ai été réveillé en sursaut par les cris d'une oie que les enfants de mes voisins s'efforçaient de tuer dans le couloir de mon immeuble, à Shanghai. Quand je leur ai fait remarquer que ce n'était peut-être pas l'endroit idéal pour se livrer à cette sinistre tâche, on m'a rétorqué que les étrangers n'avaient pas à se mêler des traditions des autres. Je n'étais pourtant pas le seul à manifester mon mécontentement: nombre de mes voisins, en majorité plus jeunes et plus éduqués que nos amateurs d'oie, étaient tout aussi choqués, voire affolés, que moi.
Les tensions entre classes sociales inquiètent Pékin. S'il y a peu de chances pour que la cause animale provoque des insurrections (bien que cela soit arrivé par le passé, comme en 2006, avec la grande grève du zoo de Pékin), il y en a donc encore moins pour que le pouvoir laisser passer une loi essentiellement symbolique et en grande partie inapplicable qui oppose implicitement ceux qui peuvent s'offrir un chien à ceux qui ne le peuvent ni ne le souhaitent. Tant que ce fossé social ne sera pas comblé, il est conseillé aux chiens errants de continuer à raser les murs.
On apprend qu'un chien qui remue la queue n'est pas forcément content de vous voir: cela peut également signifier qu'il a peur ou qu'il est anxieux. «S'il vous mord en même temps, il n'est peut-être pas si heureux de vous voir que cela» note le site du quotidien britannique.
Les cochons d'inde mangent leurs petits? C'est possible, mais extrêmement rare. «Ils mangent leurs excréments, ce qui peut suffire à vous dégoûter» précise le Guardian.
Autre mythe: il faut donner beaucoup de carottes à votre lapin. Elles sont trop riches en sucre pour faire partie de leur régime quotidien. Bugs Bunny a quelques explications à fournir.
Impossible de les rater. Dans les grandes gares, dans le RER, dans la presse, sur le Net, ils sont partout. Depuis la semaine dernière, Les Invincibles sont sur Arte. Si cette sympathique série, adaptée d'un format québécois, avait été diffusée sur France Télévisions ou Canal+, on n'en aurait pas fait autant. Seulement voilà, Les Invincibles marquent le grand lancement d'une nouvelle ère pour Arte, celle où la chaîne s'essaye aux séries télé. Avec pas moins de sept projets en cours de production (à un stade plus ou moins avancé, voir à la fin de cet article), la chaîne montre ses muscles, financièrement maigrelets, mais peu importe: chez Arte, semble-t-il, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées.
«Quand je suis arrivé chez Arte il y a sept ans, j'ai commencé à parler de séries, explique François Sauvagnargues, directeur de la fiction de la chaîne. A l'époque, les séries américaines n'avaient pas encore l'impact qu'elles ont aujourd'hui. Ça m'a pris un temps fou de convaincre la direction de trouver une case... » Voilà donc Arte avec une «case» pour les séries maisons, après avoir déjà proposé quelques productions étrangères, notamment la canadienne ReGenesis, et en seconde diffusion Les Tudors. Une case timide puisque, pourtant grand public, les Invincibles ont atterri à 22h25 le mardi soir.
Le choix d'une telle série pour lancer Arte dans le grand bain feuilletonnant n'est pas innocent: les héros des Invincibles ont trente ans à peine, déconnent, rigolent, boivent et fument... pas exactement un portrait robot du téléspectateur lambda de la chaîne. «Lancer une série comme Les Invincibles, c'est un risque, car notre public est plutôt soixantenaire, et il préfère les unitaires», reconnaît François Sauvagnargues, qui poursuit, "notre but, c'est de toucher un nouveau public.» Il faut faire du «segmentant, mais suffisamment transgénérationnel», explique-t-il. Autrement dit: plaire aux jeunes sans déplaire aux vieux. Les Invincibles ont jusqu'ici conquis les premiers, mais pas les seconds, ce qui était à craindre. Pas de quoi jeter les armes. «Notre mission, c'est la création, insiste François Sauvagnargues. Si nous n'avions pas pris ce virage, nous serions resté sur le bord de la route.»
Vampires dans le désert
Une route sans doute sacrément pentue. Il va en effet falloir du temps pour «casser l'image de la chaîne, qui souffre d'une certaine austérité», avoue Sauvagnargues, qui analyse, «il faut que nous allions plus vers le plaisir intelligent et moins vers la prise de tête.» La solution? «Faire autre chose que les autres chaînes, éviter la facilité, refuser le polar, les séries médicales, bref tout ce qu'on voit partout ailleurs. La ligne éditoriale d'Arte, ce n'est pas la mollesse, le consensus et le politiquement correct.»
Autant le dire, avec Les Invincibles, le démarrage se fait en douceur, «fraichement, légèrement», mais après, on devrait voir ce qu'on devrait voir. Pour 2010, ce sera Fortunes, là aussi une comédie, mais dont les héros sont des fils d'immigrés (le téléfilm pilote, très réussi, a été diffusé fin 2008). Viendra ensuite Xanadu, une série dans le milieu du... porno. «Nous voulons aller vers les univers les plus décalés et inattendus possible: le X, les vampires, l'église, la mythologie, etc.», explique François Sauvagnargues.
Après avoir fait monter la sauce de Fortunes pendant plus de deux ans, Arte entretient l'appétit de la presse avec de jolies bandes annonces pour Oasis, un projet qui surfe sur la vague vampirique et qui se déroule... aux Emirats Arabes Unis. Annoncé il y a déjà plus d'un an, on pourrait en voir les premières images en... 2012. «Je ronge mon frein, admet François Sauvagnargues. Nous sommes tributaire des contraintes et du rythme français, qui n'a rien à voir avec celui des Américains. Ça ne change rien au fait que, tout ce que j'ai dans mes cartons, je veux le faire... mais il se pourrait que je sois obligé d'abandonner certains projets.» La lenteur des partenaires allemands, «coincés dans des plans inflexibles de cinq ans» ne fait rien pour faciliter la man?uvre. La France et l'Allemagne sont les championnes de l'unitaire, les pousser simultanément dans l'ère des séries n'est pas une sinécure.
L'atout Canal+
Avec un tout petit budget fiction (8 millions d'euros par an, cinq fois moins que Canal+ et vingt fois moins que TF1), Arte va devoir jouer collectif. «On demande plus d'argent à la chaîne, mais la redevance n'est pas prête d'augmenter, nous allons donc devoir faire avec ce qu'on nous donne, explique François Sauvagnargues, fataliste. Il faut donc développer les coproductions, multiplier les sources de financement. Arte est par définition une chaîne internationale...»
En France, le meilleur allié d'Arte pourrait bien être sa voisine Canal+, dont les choix éditoriaux en matière de séries semblent avoir été une source d'inspiration (on pense notamment à la Nouvelle Trilogie, rendue célèbre par Hard, une fiction dans le milieu du... porno). «Nos lignes éditoriales se rejoignent sur certains points», admet François Sauvagnargues, qui refuse pour autant de parler de concurrence. «Nous sommes plutôt dans un combat commun, pour faire en sorte que la fiction française fasse de meilleurs scores, s'exporte mieux, suive les modèles britanniques ou scandinaves», poursuit-il. Pour le moment, Canal+ «refuse de partager ses séries», mais s'est associée avec Arte sur les mini-séries L'Ecole du pouvoir l'an passé, Carlos (le terroriste) cette année, et Homeland, sur le conflit israélo-palestinien, en collaboration également avec la BBC.
Combien des projets d'Arte verront concrètement le jour? Au mieux, deux par an, et les noms des heureux élus pourraient bien changer. «Nous nous donnons deux ou trois ans», conclut François Sauvagnargues. Deux ou trois ans pour voir si le public de la chaîne parvient à s'adapter aux séries, et pour voir si un nouveau public ose zapper sur la désormais plus-si-austère Arte.
Les Invincibles Adapté d'un format québécois, l'histoire de quatre trentenaires Strasbourgeois (la patte Arte), qui décident de plaquer les compagnes et de vivre une seconde jeunesse. Evidemment, ça ne va pas se passer comme prévu. Etat: Deux saisons de huit épisodes ont été tournées. Une troisième est en projet, si les audiences suivent. Diffusion: Tous mes mardis soirs à 22h25.
Fortunes Le quotidien d'une bande de potes fils d'immigrés, qui tentent de lancer leur business. Le pilote de la série, entre comédie et romance, a été diffusé fin 2008. Etat: Une saison de huit épisodes tournée par Stéphane Meunier (Les yeux dans les Bleus). Plus à venir en cas de succès. Diffusion: Fin 2010.
Xanadu L'histoire d'une famille de producteur porno. Etat: Le tournage commence ces jours-ci du côté de Strasbourg. Diffusion: Vraisemblablement début 2011.
Ministères La vie de deux prêtres et cinq séminaristes dans un couvent de capucins, en dernière année de séminaire - sujet inédit, qui ne sera semble-t-il pas traité sous un angle mystérieux type Nom de la Rose, mais du côté humain. Etat: En écriture. Diffusion: Vraisemblablement fin 2011.
Le grand jeu «Entre X-Files et Indiana Jones», la quête d'un groupe d'aventuriers à la recherche d'un passage vers un monde souterrain. Xavier Durringer est à la baguette. Etat: En écriture. Diffusion: Inconnue.
Oasis Une histoire de vampires quelque part à Dubaï... Etat: En écriture. Diffusion: Inconnue.
L'Odyssée L'Odyssée d'Homère vue depuis Ithaque, où Télémaque, Pénélope et quelques autres attendent le retour d'Ulysse. Produit par Making Prod, déjà à l'origine des Invincibles. Etat: En écriture. Diffusion: Inconnue.
Le piratage informatique coûte cher, mais à quel point? Une étude du cabinet de consultants Tera sortie le 17 mars tente de chiffrer l'impact du téléchargement illégal - de films, musiques ou logiciels - sur l'Europe. Et le verdict est lourd: le piratage aurait coûté 10 milliards d'euros de recettes et plus de 180.000 emplois en 2008.
Pire encore, les prévisions de la même étude annoncent que le manque à gagner de l'industrie créative européenne pourrait s'élever à 240 milliard d'euros en 2015, et pourrait faire perdre au secteur entre 611.000 et 1.2 million emplois.
Une cascade de chiffres alarmistes en partie remise en cause par des spécialistes, comme l'explique un article du Monde. D'abord parce que l'acception «d'industrie créative» a été prise au sens large du terme. Elle inclut, outre l'industrie cinématographique et musicale, les agences de pub, les éditeurs de logiciels ou les vendeurs de matériels.
Autre difficulté que pose une telle étude: comment peuvent être évalués des volumes de piratage. La question est difficile et chaque étude relate des chiffres différents... au point que certaines d'entre elles - même minoritaires - aboutissent à un impact neutre ou positif du piratage sur l'industrie.
«Il est compliqué de traduire ces chiffres en emplois perdus dans chaque pays d'Europe affirme au Monde Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'Université Paris Dauphine. Ce n'est pas parce que les Espagnols et les Italiens téléchargent le plus que c'est chez eux qu'il y a le plus d'emplois perdus. Cela n'a pas de sens, car les produits téléchargés viennent d'ailleurs.»
Angie Jackson, cette jeune femme de 27 ans originaire de Floride, désormais connue aux Etats-Unis comme «l'avorteuse de Twitter», n'est pas la seule à avoir tenté de dédramatiser l'avortement en livrant au public son histoire personnelle. Depuis que Sherri Chessen qui animait l'émission pour enfant Romper Room a largement évoqué son avortement en public en 1962 après avoir pris de la thalidomide, d'autres femmes ont tenté d'effacer la honte persistante liée à l'avortement en partageant leur expérience. L'auteur Jennifer Baumgardner a récemment lancé une ligne de tee-shirts «J'ai subi un avortement». Un site Internet qui sera bientôt en ligne, ShareWithThree.org, exhorte les femmes à parler de leur avortement à trois amies.
Angie s'expose sur la place publique
La nouveauté, dans le cas d'Angie Jackson, c'est qu'elle a utilisé Twitter et YouTube pour raconter en détail son expérience de la pilule abortive RU-486, s'exposant ainsi à des attaques et jugements de sa vie personnelle. 144.000 internautes ont regardé la première vidéo YouTube d'Angie Jackson au sujet de son avortement; elle a suscité près de 10.000 commentaires. Le bloggeur anti-avortement Jill Stanek a consacré une série en 10 parties sur un blog pour analyser les tweets [messages Twitter] d'Angie Jackson et fustiger longuement le contrecoup qu'elle a subi. Certains commentateurs contestent l'opinion de la jeune femme qui estime qu'une grossesse serait très risquée pour elle. D'autres ont fait preuve de critiques on ne peut plus cruelles, traitant Angie Jackson de meurtrière ou proférant des menaces de morts contre sa famille; un commentateur souhaite même qu'on arrache chacun des membres de son fils, âgé de 4 ans!
Angie Jackson, qui a souffert 98 heures avant de donner naissance à un petit garçon aujourd'hui en difficulté scolaire, explique que sa motivation est de contredire les témoignages que le mouvement anti-avortement aux Etats-Unis cultive ces dernières années, selon lesquels les femmes ayant avorté regrettent souvent leur décision. Alors que la polémique enfle, l'une des parties les plus intéressantes ?et motivantes? de son discours est presque passée inaperçue: sa grande proximité avec un mouvement religieux (qu'elle qualifie de secte) qui chante les louanges de la fécondité et de la naissance, et diabolise les interventions médicales, même lorsque l'accouchement des futures mères se passe très mal.
Enfant, elle avait été embrigadée dans une secte
Vingt-sept ans avant la vidéo YouTube de son avortement à domicile, la petite Angie naissait chez elle dans ce que Carol Balizet, sa grand-mère chef d'un groupe religieux marginal, appelait une «naissance à domicile dans le Zion» [selon certaines croyances, le Zion est un endroit sain, un sorte de paradis]. L'accouchement s'était fait sans médecin, infirmière ou sage-femme. Sans médicament ni intervention médicale, les prières et la foi en Dieu suffisaient à assurer une naissance sans difficulté. Carol Balizet est une auteure de thrillers apocalyptiques qui a décidé de «donner la vie» après avoir assisté, en tant que «sage-femme spirituelle», à des accouchements à domicile de femmes de sa région.
Cette pratique, que Balizet a essayé pour la première fois sur une jeune femme dans son église, puis sur la mère d'Angie Jackson, est devenue ce qu'elle appelle son «ministère [au sens religieux] au service du bébé». Peu après, elle a elle-même publié un livre intitulé Born in Zion [Naissance dans le Zion] compilant des articles destinés à préparer spirituellement les parents attendant un bébé pour une naissance à domicile dans le Zion ?ce qui implique de purger le foyer de toute énergie démoniaque et de leur donner des prières de guérison par la foi. Angie Jackson estime qu'il s'est vendu à 400.000 exemplaires polycopiés et reliés, souvent distribués dans des églises et lors de conférences de scolarité à domicile données par Balizet.
Angie et ses frères et s?urs ont reçu une éducation à domicile pendant une courte période. En maternelle et durant le primaire, elle accompagnait régulièrement sa grand-mère aux domiciles de ses adeptes de Tampa (Floride) qui allaient accoucher ou dans des sectes voisines. Armée d'un grand pot de glace rempli de craies, la petite Angie patientait des heures et, une fois même trois jours, assise dans la cuisine des familles, conformément aux prescriptions de sa grand-mère en matière d'accouchement à la maison. Elle estime avoir assisté, avant le CE2, à près de 70 naissances avec sa grand-mère.
La foi d'Angie se renforce
Un jour, Carol Balizet a emmené sa petite-fille dans la pièce où avait lieu l'accouchement pour qu'elle «pose ses mains» sur un bébé prématuré, apparemment mort-né, se disant que Dieu prêterait plus attention aux prières d'un enfant. La petite fille s'est donc exécutée et a posé ses mains sur le minuscule nouveau-né tout blême. Puis elle s'est mise à lancer, comme une attaque, les prières qu'on lui avait enseignées. L'enfant, qui n'avait passé aucun test médical après sa naissance, a commencé à respirer, ce qui a conforté durablement la croyance d'Angie Jackson en la guérison par la foi. «Je me suis dit que j'avais ramené un [enfant] mort à la vie. Je ne crois pas qu'autre chose aurait pu davantage renforcer ma foi en Dieu.»
Les enseignements de Balizet sur l'accouchement à domicile tirent leurs bases extrémistes, entre autres, dans le Pentecôtisme. Carol Balizet a énoncé un précepte selon lequel les chrétiens devaient éviter les «sept systèmes de Satan», qui concernent notamment la banque, l'éducation publique, le gouvernement et les grandes religions. Angie Jackson affirme que sa grand-mère n'était intransigeante que sur le fait qu'il faut fuir la médecine en tant qu'institution. Elle la considérait comme une religion païenne, où les médecins jouent le rôle de grand prêtre ou de «sorciers», qui font des sacrifices à travers des incisions chirurgicales et des offrandes à César et à l'esprit de l'humanisme laïc en pratiquant des césariennes.
Bien que 4 des 5 des filles de Balizet soient nées par césarienne, elle a enseigné à ses adeptes que les difficultés durant l'accouchement étaient des créations spirituelles des femmes, causées ?par exemple? par une foi insuffisante en Dieu ou des disputes entre les parents. De nombreux chrétiens conservateurs, qui sont pourtant de véritables dévots ?qui fondent des familles extrêmement nombreuses ou vivent quasiment en ermite? ont rejeté cette conviction, car ils la trouvent trop absolue. Mais d'autres y ont adhéré.
Une secte qui, au lieu de donner la vie, donne la mort
«Son activité, qui marchait grâce au bouche à oreille, ne lui coûtait vraiment pas cher. Et elle cadrait parfaitement avec le mode de vie des quiverfull ou des évangélistes fondamentalistes», reconnaît Angie Jackson. «L'idée des accouchements à domicile, de l'autosuffisance et de la foi totale en Dieu ?il y avait déjà un marché pour tout ça.» Grâce à l'aide de pasteurs du mouvement Word of Faithet d'une kyrielle de grandes organisations de femmes fondamentalistes, telles que Above Rubies, Angie a vu le bulletin d'information de sa grand-mère atteindre les 28.000 abonnées.
Plusieurs familles ont fait les frais des enseignements de Carol Balizet. En 2001, une Australienne de 31 ans, mère et de cinq enfants, est morte après plusieurs semaines d'hémorragie post-natale et de tuméfaction, sans avoir reçu de soins médicaux. (La directrice d'Above Rubies Australie est venue déclarer sur une chaîne télé locale que les épreuves de cette mère montraient qu'elle «recherchait la vérité et qu'elle est partie dans la foi».) En outre, en 1999, plusieurs enfants ont péri, dont deux bébés dans la secte d'Attleboro (Massachusetts). Leurs parents avaient suivi les enseignements de Balizet au point de faire preuve d'une grave négligence. Même sort pour un petit garçon nommé Harrison Johnson, qu'Angie Jackson avait gardé lors d'une conférence «Naissance dans le Zion» sur le terrain de caravaning de sa grand-mère à Tampa (Floride). En 1998, le petit Harrison s'était fait attaquer par un essaim de guêpes et a été piqué 432 fois. On lui a prodigué, pour seul traitement, une série de prières. Sept heures plus tard, il a succombé à ce nombre effroyable de piqûres.
«Ça m'a vraiment remuée. Je connaissais ce petit garçon, je connaissais ses parents. Je croyais en la guérison par la foi, et les journaux assimilaient ma grand-mère à une secte», raconte Angie Jackson. «Ce n'est que 11 ans plus tard que j'ai appris l'existence des autres catastrophes, lorsque j'ai recherché le nom de ma grand-mère, associé au mot "culte" dans Google. Et c'est là que j'ai vu que d'autres gens avaient souffert.»
La révélation
Dans les deux mois qui ont suivi, Angie Jackson, qui avait alors 25 ans et s'occupait de son bébé, a vite perdu sa foi. Alors qu'elle avait tenu un blog pour sa grand-mère dans le cadre de son activité religieuse, elle n'a pas tardé à créer un autre blog antithétique, Angie l'antithéiste, où elle parle fréquemment de l'athéisme et des abus de la guérison par la foi. Quand Angie Jackson a commencé à alimenter son blog et à écrire des tweetsau sujet de son avortement, le mois dernier, «la transition entre le fait d'être née à domicile et d'avoir fini par avorter à domicile [lui] a donné le sentiment d'avoir bouclé la boucle». Angie Jackson écrit actuellement un livre qui raconte son enfance dans la maison de Carol Balizet, dont le titre provisoire est Birth and Death: Life of a Newborn Cult [Naissance et mort: la vie d'un culte qui vient de naître].
«J'aime dire que je suis allergique aux secrets», confie Angie Jackson. «J'ai vécu une enfance marquée par des tromperies et un certain fondamentalisme, où secrets et mensonges étaient monnaie courante. Ces deux dernières années, j'ai pris la ferme décision de me livrer là-dessus. C'était donc naturel pour moi de parler de tout dans mes écrits.»
Les tenants de l'avortement reconnaissants envers Angie
Kate Cosby Cockrill, directrice de programme des aspects social et émotionnel du programme d'avortement de l'Université de Californie à San Francisco, explique que le prix de la révélation de son avortement est souvent plus élevé que les avantages qu'on en retire au niveau individuel. Les condamnations que s'est attirées Angie Jackson le montrent bien. «La stigmatisation consiste à coller une étiquette sur quelqu'un, en faire un stéréotype, et à l'écarter de la norme.» C'est ce que dénonce Cosby Cockrill. «On peut le faire avec 500 femmes, 100.000 femmes ou 2 millions de femmes.»
Depuis 1973, entre 45 et 52 millions de femmes ont subi un avortement. Mais très peu d'entre elles en parlent, même à des amies, regrette Charlotte Taft, directrice d'Abortion Care Network, le plus grand réseau de cliniques spécialisées dans les grossesses non prévues aux Etats-Unis.
Mais peut-être que le milieu hors du commun dont est issue Angie Jackson, que peu de femmes connaîtront, a le mérite de lui avoir donné une volonté extraordinaire de partager son expérience avec le public. Et, rien que pour cela, les partisans de l'avortement lui en sont reconnaissants.
Et Charlotte Taft de métaphoriser: «Quand vous avez un secret, il ne peut rester confidentiel que si des gens essayent à tout prix de le découvrir.»
Le groupe immobilier Icade envisagerait de construire deux nouvelles tours dans le quartier de Montparnasse.
Selon Le Parisien, le projet aurait été impulsé «en catimini, en septembre 2008, sous l'intitulé très vague de revalorisation de l'ensemble immobilier de la tour Maine-Montparnasse». Plus prosaïquement, il s'agirait de deux tours «d'au moins 25 étages, soit une hauteur de 75 mètres», qui encadreraient l'édifice historique, qui culmine à 210 mètres.
Pour étayer ses affirmations, le quotidien francilien cite une newsletter spécialisée, La Lettre A, qui évoque une réunion des copropriétaires le 29 mars. Toutefois, si le cabinet d'Anne Hidalgo, première adjointe à la mairie de Paris, reconnaît avoir eu vent du projet, la Ville de Paris a opposé un démenti, affirmant que le plan local d'urbanisme «ne rend pas possible une telle évolution», et que la mairie tient à marquer «son opposition claire et définitive à construire le moindre bâtiment de grande hauteur sur ce site».
Cette polémique intervient au lendemain du couac Jean Nouvel. Jeudi, l'architecte a annoncé qu'il renonçait à sa Tour Signal, dans le quartier de la Défense, faute d'investisseurs privés.
L'ancien commandant suprême allié John Seehan a déclaré jeudi 18 mars devant le Congrès américain au sujet de la présence d'homosexuels dans l'armée:
Ça a donné une force mal préparée pour faire la guerre. Le cas auquel je fais référence est lorsque les Néerlandais ont été appelés à défendre Srebrenica contre les Serbes. Le bataillon était affaibli, mal dirigé et les Serbes sont arrivés dans la ville, ils ont menotté les soldats aux poteaux téléphoniques, ont emmené de force les musulmans et les ont exécutés.
La sortie du général intervenait lors d'un débat sur la politique américaine envers les gays dans l'armée. Actuellement, les réglements militaires américains empêchent les personnes ouvertement homosexuelles de servir sous les drapeaux (cette politique est connue sous le nom de Don't ask, don't tell ?ne demandez pas, ne dites pas).
Le porte-parole du ministère de la Défense néerlandais a déploré qu'un «homme de sa stature puisse prononcer de telles absurdités», rappellant que des soldats néerlandais homosexuels coopèrent actuellement avec les Américains en Afghanistan. Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkende a quant à lui qualifié les propos du général à la retraite d'«irresponsables», précisant qu'ils «n'auraient jamais dû être prononcés».
Le JDD rappelle que les événements de Srebrenica restent un sujet sensible aux Pays-Bas, «où une enquête de six années sur le massacre de plus de 7.000 hommes et garçons musulmans par les forces serbes de Bosnie, malgré la présence des casques bleus néerlandais, a abouti à la chute du gouvernement en 2002.»
Le débat au Congrès américain vise à déterminer s'il faut assouplir la politique de l'armée envers les gays. Le général quatre étoiles David Petraeus, qui dirige les armées américaines en Irak et en Afghanistan, a déclaré au cours d'une des sessions mardi 16 mars que «le temps est venu» de réformer la politique du «Don't ask, don't tell».
Y a-t-il un lien de causalité entre maladie et créativité? Des chercheurs de l'Université de Genève consacrent une table ronde sur le sujet ce vendredi 19 mars, dans le cadre d'une semaine sur le cerveau. Et l'hypothèse n'est pas aussi folle qu'elle en a l'air.
D'après le quotidien suisse Le Temps, l'oeuvre de nombreux artistes, de Van Gogh à Mozart en passant par Ernest Hemingway, a été influencée par des pathologies ou des lésions cérébrales. Si l'hémisphère gauche du cerveau se charge en général du langage, le droit s'occupe de la créativité.
Dans cette dernière partie, la lésion d'une zone pourrait en libérer d'autres sans altérer le langage. «Dostoïevski a des élans mystiques probablement liés à une certaine forme d'épilepsie relève Sebastian Dieguez, neuropsychologue au Barin and Mind Institute. Un des symptômes de cette maladie est l'hypergraphie, une urgence irrésistible d'écrire.»
Autant que la folie, le sommeil pourrait stimuler la créativité en permettant aux deux hémisphères du cerveau de s'exprimer de manière plus libre. Ainsi, le chimiste Auguste Kekulé a trouvé la structure en anneau de benzène en rêvant d'un serpent qui se mordait la queue, et le prix Nobel Frederick Banting s'est inspiré d'un songe pour découvrir l'insuline.
Reste que plusieurs obstacles s'opposent à la théorie du génie par la folie. D'abord, les artistes malades créent plus souvent en dépit de leurs maux. De plus, la frénésie créatrice ne garantit pas la qualité. Enfin, la majorité des grands créateurs sont heureux et en bonne santé.
Retrouvez Eric Le Boucher co-fondateur de Slate.fr directeur de la rédaction de slate et du magazine Enjeux les Echos, sur France Inter, dimanche 21 mars à 18h10, dans l'émission «C'est demain la veille», présentée par Pierre Weill.
Cette semaine les invités sont: Dominique Nora, rédactrice en chef des pages économie au Nouvel Observateur; Frédéric Encel, maître de conférence à Sciences-Po; Robert Ménard, journaliste et fondateur de Reporters sans Frontières
Le 28 mars prochain, la Russie vivra une nouvelle révolution, horaire cette fois-ci. Le plus grand pays du monde, 8 000 km de long, passera en effet à neuf fuseaux horaires au lieu de onze actuellement rapporte le quotidien La Croix. Cette mesure, proposée à la surprise générale il y a quatre mois par le président Dmitri Medvedev, vise à rapprocher les Russes et à faciliter la coordination des administrations et économies du pays.
Concrètement, les régions situées sur la côte Pacifique vont gagner une heure par rapport à Moscou alors que les régions de l'ouest en perdront une. De sorte que la différence horaire entre Kaliningrad, à l'ouest, et Vladivostok, à l'est, ne soit plus que de... neuf heures.
Décidée sans référendum ni débats publics, cette réforme a été contestée dans les régions concernées par la suppression ou l'adjonction d'une heure. Notamment dans la province occidentale de Samara, qui, avec cette mesure, perdra du temps d'ensoleillement en soirée. Et de nombreux Russes restent circonspects quant à l'efficacité de la réforme: «Cette centralisation ne peut fonctionner dans ce pays où nous cultivons un grand fatalisme face au temps», explique un Moscovite à La Croix.
La France et le Royaume-Uni maintiennent tous deux une «dissuasion marine continue», qui consiste à avoir au moins un sous-marin nucléaire armé qui patrouille les mers du globe à tout moment. Une pratique «très coûteuse, et dont l'utilité dans un monde post-Guerre froide est contestée par les partisans du désarmement» écrit le quotidien britannique.
Lors d'un discours en mars 2008 à Cherbourg,Nicolas Sarkozy avait déjà évoqué la possibilité d'un partage de la dissuasion nucléaire: «Avec le Royaume uni, nous avons pris une décision majeure, nous avons constaté qu'il n'y avait pas de situation dans laquelle les intérêts vitaux de l'un seraient menacés sans que les intérêts de l'autre le soient aussi.» Une question qu'il a déjà abordée avec son homologue Gordon Brown.
Suite à la collision en février 2009 d'un sous-marin nucléaire français avec un engin du même type britannique, le ministre de la défense Hervé Morin avait déclaré: «Il y a au moins entre Français et Britanniques des choses qu'ils peuvent faire ensemble. Une des solutions, c'est notamment de réfléchir avec les Britanniques aux zones de patrouille.»
Mais la souveraineté nationale est un sujet extrêmement sensible au Royaume-Uni: un officiel britannique a confirmé les discussions bilatérales au Guardian, mais a ajouté qu'un tel accord déclencherait l'indignation au milieu d'une campagne électorale.
En France, la Force océanique stratégique, née de la volonté de de Gaulle de posséder l'arme nucléaire, se compose aujourd'hui de quatre sous-marins nucléaires qui se relaient en permanence. «L'arme nucléaire est l'ultime garantie contre toute menace sur les intérêts vitaux de la France, peut-on lire sur le site du ministère de la Défense. Les SNLE (Sous-marins nucléaires lanceurs d'engins) assurent la permanence de la dissuasion en emportant la composante océanique de l'arme nucléaire, le missile M45 bientôt remplacé par le M51.»
Une banquière de haut niveau, une experte du climat, une politicienne incorruptible, une dirigeante de MTV et une fille ordinaire qui a repoussé des violeurs: ces cinq femmes sont, chacune à leur manière, les femmes les plus influentes de Chine, même si elles ne sont pas les plus médiatiques, selon Huang Hung, qui dresse leur portrait dans un blog du site Daily Beast.
Wu Yi, ancienne vice-Premier ministre de la Chine, n'est pas puissante à cause des postes importants qu'elle a occupés ou parce que c'est elle qui est envoyé par les dirigeants chinois quand les négociations sont dures et que quelqu'un doit faire le «sale boulot». Ce qui la rend unique, c'est qu'elle est «incorruptible», a «un grand sens de l'humour et un encore plus grand sens de l'humilité».
Mei Tan, dont le père a construit le système de censure de l'information en Chine, travaille depuis de longues années à l'ouverture des médias de son pays, et essaie aujourd'hui d'encourager la création musicale chinoise à travers la chaîne américaine MTV.
La plus anonyme des cinq femmes choisies, du moins jusqu'à l'année dernière, est Deng Yujiao, une «fille ordinaire de la province de Hubei, en Chine centrale». En poignardant deux violeurs (dont un a succombé à ses blessures) qui se sont avérés être des officiels, elle a déclenché un scandale politique local, et est devenue le symbole de la lutte pour les droits des femmes en Chine.
Par comparaison avec l'énormité du scandale qui a éclaté dans des pays comme les Etats-Unis, l'Irlande, l'Allemagne ou l'Autriche, la France paraît ? provisoirement? ? épargnée par les affaires de pédophilie du clergé. Selon la conférence des évêques, on compte actuellement dans l'hexagone une dizaine de prêtres ou de religieux mis en examen pour des faits d'abus sexuels commis sur des mineurs.
C'est encore trop, mais on est loin des chiffres ahurissants enregistrés chez nos voisins. Selon un responsable de la Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi, Mgr Charles Scicluna, qui vient de révéler cette statistique, un total de 3.000 accusations a été porté contre des prêtres dans le monde, de 2001 à 2010, pour de tels crimes commis au cours des cinquante dernières années.
Cette relative modestie des abus en France a de quoi étonner. Comme en Irlande ou en Allemagne, l'Eglise a contrôlé des pans entiers de l'éducation des jeunes Français. Si son influence décline, elle possède encore un nombre élevé d'établissements confessionnels, internats ou externats. Jusqu'aux années 1960-1970 ? celles qui ont donné lieu aux centaines de délits sexuels révélés seulement aujourd'hui, ce sont des prêtres ou des religieux qui, en majorité, ont assuré l'enseignement dans ses établissements. L'Eglise a aussi une longue tradition de présence et d'action dans les mouvements de jeunesse: patronages, scoutisme, aumôneries, etc. Et pourtant les dénonciations sont moins massives en France qu'en Allemagne ou en Irlande. Faut-il mettre ce fait sur le compte d'une vertu plus grande du clergé français ou d'un moindre militantisme des associations de victimes? Ce serait trop réducteur.
Ouverture
Il faut y voir, d'abord, l'effet d'une «dé-cléricalisation» plus précoce des établissements catholiques. En moins grand nombre qu'autrefois, les prêtres et religieux français ont laissé la place à des catholiques laïcs pour enseigner et pour gérer leurs écoles, collèges et lycées. De même, à part le scoutisme qui reste influent, les mouvements de jeunesse catholiques ont périclité au cours des dernières décennies.
Cette «dé-cléricalisation» a été accélérée par les lois laïques qui régissent le secteur de l'éducation en particulier. Les établissements catholiques sous contrat avec l'Etat sont soumis à des obligations de caractère public. Ce ne sont plus ces espaces clos que connaît encore la toute puissante Eglise d'Irlande qui n'a de comptes à rendre à personne. Les internats en France fonctionnent de manière moins fermée.
Une certaine philosophie cléricale explique aujourd'hui l'extension des scandales liés aux abus sexuels dans un clergé qui s'est cru longtemps impuni. Elle donne l'illusion à l'Eglise qu'elle est au dessus de la justice, de la démocratie et de toute transparence. Cette philosophie a prévalu plus longtemps dans d'autres pays que la France où elle n'est plus possible, compte tenu du système de séparation entre l'Eglise et l'Etat. La laïcité à la française a permis moins d'entorse à la règle publique.
La deuxième raison de la relative faiblesse du nombre de scandales en France s'explique-t-elle par une approche probablement plus saine de la sexualité dans les pays latins? Il est éclairant de noter que ce sont des «pays du Nord» ? Irlande, Pays-Bas, Allemagne ? qui sont le plus touchés par les affaires de prêtres pédophiles, alors que l'Italie, l'Espagne ou la France défraient moins la chronique.
Tout se passe comme si les abus des années 1950-1970 avaient été cachés par une culture du secret alors propre aux pays du Nord qui, aujourd'hui, vole en éclats sous la pression des associations de victimes. Ces scandales remontent à des périodes où l'on parlait moins librement qu'aujourd'hui de la sexualité. «Des générations entières, explique un sociologue, qui ne trouvaient pas les mots pour exprimer la souffrance des victimes, sont capables aujourd'hui de la dire grâce à l'évolution de la société vers plus de liberté».
L'affaire Bissey-Pican
En France, il n'y a pourtant pas de quoi pavoiser. L'Eglise n'a pas été complètement épargnée par le scandale. On peut même dire qu'elle a été touchée plus tôt que ses voisines et que les mesures qu'elle a su prendre précocement expliquent aussi la relative discrétion d'aujourd'hui. La première affaire, fortement médiatisée, remonte à l'année 1996 quand avaient été révélés les agissements de l'abbé René Bissey, prêtre du diocèse de Bayeux, accusé d'un viol et de plusieurs agressions sexuelles sur des mineurs.
Elle avait connu un rebondissement spectaculaire avec la mise en examen de son supérieur hiérarchique, un évêque, Mgr Pierre Pican, pour «non-dénonciation de crimes et d'atteintes sexuelles». La preuve avait été apportée que cet évêque avait eu connaissance d'une partie des faits reprochés à l'abbé Bissey sans les signaler à la justice. Il en avait été informé par son propre collaborateur, un vicaire général, qui avait reçu les confidences de la mère d'une des jeunes victimes.
En octobre 2000, l'abbé Bissey a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle par la cour d'Assises du Calvados. Le procès de son évêque s'est tenu quelques mois plus tard, en juin 2001, au tribunal correctionnel de Caen. L'homme d'Eglise a bâti sa défense sur l'«option de conscience» qui s'attache au secret professionnel reconnu aux ministres du culte (secret de la confession). Mais le jugement n'a pas retenu cet argument: Mgr Pican avait couvert d'autres faits concernant d'autres victimes que celle qui s'était confiée à son collaborateur. Il a donc été condamné à trois mois de prison avec sursis. Ce qui avait provoqué la colère de son avocat: «C'est la première fois qu'un évêque est condamné depuis la Révolution française!».
Du côté des victimes, on pensait au contraire que cette condamnation allait permettre une prise de conscience pour que l'Eglise ne couvre plus jamais ce type de délits et de crimes. L'évêque n'a d'ailleurs pas fait appel de sa condamnation. Il a également refusé de donner sa démission.
Arsenal de référence
Cette affaire Bissey-Pican a conduit les évêques de France à se munir, plus tôt que dans les pays voisins, d'un arsenal préventif et répressif visant les prêtres pédophiles. Dès le mois de novembre 2000, dans le cadre de l'assemblée plénière de Lourdes, ils ont adopté une déclaration qui leur sert encore aujourd'hui de référence: «Les prêtres qui se sont rendus coupables d'actes à caractère pédophile doivent répondre de ces actes devant la justice. Ils doivent réparer le mal qu'ils ont fait et porter le poids de la peine infligée par l'Eglise et par la société». Le rôle de l'évêque dans ces affaires impliquant des prêtres est lui aussi nettement défini: «Il ne peut ni ne veut rester passif, encore moins couvrir des actes délictueux».
Autrement dit, l'évêque ne peut plus garder le silence, ni se contenter de muter simplement un prêtre soupçonné ou convaincu de pédophilie. Il doit le dénoncer, «signaler» son cas à la justice, comme le prévoit la loi pour tout éducateur qui se livre à de tels méfaits.
L'Eglise de France a également publié en avril 2002 une sorte de feuille de route à l'usage de ses éducateurs et des familles, intitulé «Lutter contre la pédophilie», rédigé par des théologiens, des psychologues et des hommes de loi, pour les aider à détecter les comportements pédophiles. C'est un outil précieux car, dans ce type d'affaire, la structure psychique de la personnalité est en cause autant que l'identité sacerdotale.
«Tolérance zéro»
Il n'est pas facile de réunir les éléments suffisants et sûrs permettant de savoir si un éducateur, prêtre ou non, a effectivement commis des actes de caractère répréhensible. Mais cette difficulté ne doit pas être un prétexte pour céder à la culture du secret, de la dénégation, du repli sur les reflexes d'autodéfense institutionnels.
Eclaboussée par l'affaire Bissey-Pican, la hiérarchie catholique en France n'ignore pas qu'elle peut encore être rattrapée, à tout moment, par d'autres dénonciations de délinquance ou crimes sexuels commis par ses prêtres. Mais elle a conscience d'avoir pris à temps des mesures de transparence, de «tolérance zéro» et de collaboration avec la justice civile. Elle souffre du discrédit qui frappe aujourd'hui toute l'Eglise devant le caractère massif des révélations aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne, en Autriche. «C'est une vraie souffrance, dit un évêque interrogé par Slate.fr, de savoir que des enfants sont démolis par des prêtres que l'on appelle «Pères». Mais il faut accepter de payer pour les fautes commises par notre corporation».
Aussi comprend-on mieux le double objectif fixé par les responsables catholiques en France: d'une part, prendre en compte en priorité les victimes, c'est-à-dire les écouter et les aider à se reconstruire; d'autre part, presser le coupable de se dénoncer et la victime à porter plainte. Signe des temps: on a vu un évêque accompagner l'un de ses prêtres dans le bureau du procureur!
A un moment où l'Allemagne, comme dans les années 1980, agace ses partenaires en se posant en modèle de vertu économique et financière, il revient à la vieille garde chrétienne-démocrate de faire entendre une voix européenne. C'est le rôle qui échoie à Wolfgang Schäuble. Le ministre des Finances a proposé la création d'un Fonds monétaire européen (FME), comparable au FMI, pour venir en aide aux pays de la zone euro dans la tourmente. Sa proposition a été accueillie avec réserve par la chancelière Angela Merkel qui, depuis l'Allemagne de l'Est où elle a grandi, est moins sensible à l'épopée de l'intégration européenne que le doyen de son gouvernement. Car implicitement, l'idée d'un FME contredit un principe de la politique allemande, confirmé par le tribunal constitutionnel de Karlsruhe: pas de «renflouement» des Etats européens en détresse budgétaire.
Certes, Wolfgang Schäuble a assorti sa proposition de nombreuses précautions. Le FME est un projet à moyen terme qui ne concerne pas la Grèce. Il n'interviendrait qu'en dernier recours, après que les pays concernés auront pris des mesures draconiennes pour redresser leurs finances publiques et auront été placés sous une surveillance stricte des autorités européennes. Pendant l'intervention du FME, les Etats aidés n'auraient plus le droit de participer aux délibérations et aux décisions concernant la zone-euro. Ils pourraient même en être exclus.
Il n'en reste pas moins que Wolfgang Schäuble présente son idée de FME comme un progrès de l'intégration européenne. Et c'est bien le cas, en effet. Rien de très étonnant de la part de ce vétéran de la cause européenne, qui représente la tradition de la démocratie-chrétienne allemande d'après-guerre.
Rescapé de l'ère Kohl
A 67 ans, Wolfgang Schäuble est le plus vieux ministre d'Angela Merkel. Il est le seul rescapé de l'époque Kohl, du temps où, en République fédérale, on rêvait encore des Etats-Unis d'Europe. Dans les années 1990, il passait même pour le dauphin du chancelier chrétien-démocrate qui est resté au pouvoir aussi longtemps que Bismarck. Wolfgang Schäuble a été tour à tour chef de la chancellerie, ministre de l'Intérieur (deux fois, avec Kohl et avec Merkel), président du groupe parlementaire, président du Parti chrétien-démocrate. C'est lui qui, en 1990, a négocié le traité scellant la réunification des deux Etats allemands. La même année, il a été victime d'un attentat qui l'a condamné à passer le reste de ses jours dans une chaise roulante.
L'affaire des caisses noires de la CDU a été l'occasion pour Angela Merkel de se débarrasser d'un rival, mais la chancelière n'a pas pu se passer des services de cet homme politique d'expérience qui est sans doute moins dangereux pour elle à l'intérieur qu'à l'extérieur du gouvernement.
Un homme qui a gardé ses convictions et son franc-parler. En tant que ministre des Finances dans le nouveau cabinet, il n'a pas hésité à critiquer les plans de réduction des impôts mis en avant par les alliés libéraux de la CDU-CSU. Et le voici qui reprend son rôle d'éclaireur de l'intégration européenne. En 1994 déjà, avec son ami Karl Lamers, il avait proposé la création d'un «noyau dur» au sein de la Communauté européenne, qui aurait été constitué autour de la monnaie unique. La France, en pleine cohabitation Mitterrand-Balladur, avait superbement ignoré cet appel.
Pour expliquer sa nouvelle proposition de Fond monétaire européen, il a écrit dans le quotidien Financial Times Deutschland une véritable profession de foi européenne qui tranche avec la tiédeur, camouflée en «pragmatisme», de la plupart des dirigeants allemands aujourd'hui. Non, l'Allemagne n'a pas d'autre choix qu'une zone euro forte et stable et une Union monétaire qui profite de la crise pour accomplir de nouveaux progrès vers plus d'intégration.
Le sexe fait vendre, c'est vrai sur Internet, cela devrait être aussi vrai dans une salle de vente. Philips de Pury organise à Londres ce vendredi 19 mars la première vente d'art contemporain consacrée au sexe. En choisissant une vente à thème, après la musique ou New York City, la maison d'enchères confirme son intérêt pour les ventes transversales, celles qui font appel à différents départements et lui permettent de se conforter dans une niche innovante, face aux deux géantes du secteur que sont Sotheby's ou Christie's.
Que cela soit le catalogue, dont le petit sticker accolé sur la couverture rouge prévient qu'il est déconseillé au moins de 18 ans, ou la salle de vente qui sera elle aussi interdite aux mineurs, tout est fait pour provoquer (exciter?) l'amateur, même si au fond tout cela ne relève que d'une mise en scène. Et pour pas grand-chose. En découvrant le catalogue, on y trouve finalement rien de bien choquant. Et dans tous les cas, rien de plus que ce que l'on peut voir dans n'importe quel magazine féminin ou de photographie, ou en quelques clics sur Internet.
En revanche, en dépassant ces signes extérieurs de marketing, on peut saisir l'intérêt «artistique» à monter une telle vente. Nul besoin d'être historien d'art pour comprendre que la relation entre l'art et la sexualité est aussi ancienne que vivace et demeure toujours une source d'inspiration majeure pour les artistes contemporains. Parmi les 211 lots proposés, une majorité de peintures ou de photographies, quelques lithographies et dessins ou sculptures et sans grande surprise et... un lit. Beaucoup d'artistes reconnus de Matisse à Warhol en passant par Pablo Picasso, Robert Mapplethorpe et Nan Goldin sont parmi les artistes au catalogue. Une vente plutôt facile à organiser et des pièces finalement assez faciles à rassembler selon Henry Allsopp, l'un des chefs du département d'art contemporain de Philips, et pilier de cette vente.
Soft Tread du maître du pop art anglais Allen Jones, une toile pratiquement pas montrée au public, sera la pièce à suivre lors de cette vente. Une paire de jambes féminines perchées sur des talons aiguilles vertigineux, inspirée au peintre dans les années 60 par un catalogue de vente par correspondance américain, est estimée entre 68.400 et 91.200 ?. Dans un genre radicalement différent, The Ass Peace de l'artiste allemand Martin Eder qui offre avec une variation super kitsch de ses thèmes de prédilection: les femmes inspirées de magazines pornographiques et les chats à la taille démesurée... et vice-versa (la toile est estimée entre 57.000 et 79.800 ?).
Enfin, et cela devient presque une habitude, à chaque fois que sont proposées des photographies lors d'une vente aux enchères, une photo de Carla Bruni figure au catalogue. Ici, il s'agit d'un cliché pris par Helmut Newton en 1992 où le modèle appuyé sur un piano regarde des photos de famille (estimation de 3.400 à 5.700?). Mais on pourra avoir un petit faible pour le Japonais Nobuyoshi Araki, qui identifie la photographie à la femme et qui en dévoile comme rarement amour et érotisme!
Des années 20 aux sixties, il n'y avait pas d'adresse plus apte à faire rêver les jeunes filles que le Barbizon à New York. Strictement féminin, mélange de foyer pour demoiselles et d'école de charme pour la haute société, l'adresse a compté parmi ses pensionnaires Grace Kelly, Ali MacGraw... D'autres jolies anonymes ont espéré en vain y décrocher leur place parmi les étoiles, ou simplement un mari.
D'autres hôtels de Manhattan étaient réservés à la gente féminine, mais le Barbizon était sans conteste le plus chic d'entre eux. Les parents de la haute société savaient pouvoir y envoyer leurs filles en toute sécurité... et en toute chasteté, l'hôtel pouvant au besoin fournir un chaperon. Un journaliste du Time raconte qu'il s'agissait «d'un des rares endroits de Gomorre-sur-Hudson où une fille pouvait s'endormir avec toute sa vertu et se réveiller le lendemain certaine de l'avoir conservée». Tout cela dans un immeuble ayant «la plus grande concentration de beautés à l'Est d'Hollywood».
Les demoiselles devaient présenter trois références respectables pour être admises, et étaient également jugées sur leur allure, leur tenue et leurs manières. Vanity Fair raconte l'histoire officielle et secrète de cette institution d'un genre particulier, et celle des dames passées entre ses murs.
Thaïlande: le 1er ministre veut discuter
Le Premier ministre thaïlandais a maintenu dimanche son offre de dialogue avec les manifestants qui occupent Bangkok depuis huit jours pour obtenir son départ, indiquant qu'il accepterait de les rencontrer en personne sous certaines conditions. Quelques heures plus tôt, Abhisit Vejjajiva avait annoncé avoir convaincu les "chemises rouges", partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, de discuter avec deux de ses émissaires lundi pour trouver une issue à la crise. Mais les leaders "rouges" avaient démenti l'accord, affirmant qu'ils ne discuteraient qu'avec le chef du gouvernement en personne. "Ça ne me pose pas de problème", a répondu Abhisit dans une émission de télévision hebdomadaire. "Ils peuvent me parler, mais avant d'en arriver là, ils doivent discuter avec mes représentants pour parler du contour des discussions et de leur organisation".
Journalistes : un mémorial au Cambodge
Le Cambodge va ériger un monument en mémoire aux journalistes tués pendant la guerre qui a précédé l'arrivée au pouvoir du régime des Khmers rouges, entre 1970 et 1975. Une cérémonie d'inauguration sera organisée le mois prochain lors du 35e anniversaire de la victoire des Khmers rouges avec notamment une rencontre des correspondants de presse qui ont couvert le conflit, du 20 au 23 avril. Le monument rendra hommage aux correspondants étrangers et photojournalistes tués (...) et leur permettra de visiter le Cambodge avec leurs familles", a indiqué Khieu Kanharith, porte-parole du gouvernement.
Irak : faut-il recompter les voix ?
Le Premier ministre sortant irakien Nouri al-Maliki, devancé en nombre de voix par son concurrent laïque Iyad Allawi aux législatives du 7 mars, a appelé dimanche dans un communiqué à un nouveau décompte des bulletins de vote.
L'assassin de Malcom X bientôt libre
L'assassin du militant historique pour les droits civiques des Noirs américain Malcom X pourrait recouvrer la liberté le mois prochain après plus de 40 ans de prison. Thomas Hagan, 69 ans, qui a reconnu avoir tué le célèbre prêcheur afro-américain en 1965, était déjà en semi-liberté depuis 22 ans, mais devait passer deux nuits par semaine dans une prison de Manhattan. "Sa possible remise en liberté est programmée pour le 28 avril", selon le porte-parole des autorités judiciaires de New York chargées des libérations conditionnelles. La décision d'examiner sa remise en liberté a été prise lors d'une audience le 3 mars, mais l'information était restée confidentielle.
Ban Ki-moon est dans la bande de Gaza
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est arrivé dimanche matin dans la bande de Gaza, via le terminal routier d'Erez, qui relie l'enclave palestinienne au territoire israélien.
Vaste rappel de véhicules chez GM Daewoo
GM Daewoo, la filiale sud-coréenne du constructeur automobile américain General Motors, rappelle plus de 58.000 véhicules à cause de défauts de fabrication, ont indiqué dimanche des responsables du gouvernement sud-coréen. Sur le nombre, le rappel affecte 45.957 Winstorm, un 4x4 dont le défaut concerne la direction sur les modèles sortis en 2006 et 2007, 12.604 Lacetti Premiere, une limousine dont le défaut porte sur les durites d'essences sur les modèles sortis depuis 2009, et 135 Damas, un microbus dont les systèmes anti-incendie sont insuffisants, selon le ministère. Les 58.696 véhicules concernés ont été vendus en Corée du Sud, mais la mesure de rappel va être étendue à l'étranger. Les modèles Winstorm et la Lacetti Premiere sont connus à l'étranger sous les noms de Chevrolet Captiva et de Chevrolet Cruze.
Un volcan en éruption en Islande : des centaines de personnes évacuées
Un volcan est entré en éruption dans le sud de l'Islande, forçant plus de 500 personnes à évacuer la zone, selon les autorités. L'éruption a commencé peu après minuit dans la région du glacier d'Eyjafallajokull et la principale route d'accès a été fermée.
Le cyclone Ului fait des dégâts en Australie
Ului, un puissant cyclone tropical, a balayé la côte nord-est de l'Australie, accompagné de vents de 200 km/h. Le cyclone a détruit des habitations et provoqué d'importantes coupures d'électricité.
Le Japon s'engage à contribuer à la reconstruction d'Haiti
Le ministre des Affaires étrangères du Japon, Natanya Okada, en visite officielle en Haïti, promet que son pays va contribuer à la reconstruction d'Haïti. Le 12 janvier, le pays a été ravagé par un séisme qui a fait plus de 220 000 morts.
Cinq salariés du secteur pétrolier enlevés en Colombie
Cinq salariés colombiens du secteur pétrolier ont été enlevés dans le nord du pays,
selon les autorités. Elles mettent en cause les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
François Fillon se félicite de "la belle victoire" de la France
Le Premier ministre François Fillon salue le XV de France de rugby pour sa "belle victoire" contre une "valeureuse équipe d'Angleterre" (12-10) au Stade de France, lors de la dernière journée du Tournoi des six nations.
Plus d'un demi-million d'euros volés chez la veuve d'un diamantaire
Un vol commis au domicile de la veuve d'un ancien diamantaire dans la nuit de mercredi à jeudi à Fontenay-sous-bois (Val-de-Marne) a rapporté aux malfaiteurs entre 500.000 et 700.000 euros, a-t-on appris samedi de source policière.
Les cambrioleurs, qui ont pénétré dans le pavillon après avoir neutralisé l'alarme, sont repartis au volant d'une Austin mini volée à la propriétaire des lieux avec des bijoux, des diamants, et un coffre contenant 80.000 euros en liquide.
La société chargée de la surveillance de la maison, constatant une panne de courant, a alerté les policiers jeudi. L'enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme.
Voile: Franck Cammas remporte le Trophée Jules-Verne
Franck Cammas, à la barre de Groupama 3, a remporté le Trophée Jules-Verne à la voile en faisant le tour du monde en 48 j 07 h 34 min 52 sec (18,76 noeuds de moyenne).
Cammas, qui a franchi la ligne d'arrivée placée entre le sémaphore de Créac'h dans l'île d'Ouessant (Finistère) et le phare du Cap Lizard (Angleterre) à 22 h 40 min 45 sec, a fait 2 j 08 h 35 min 12 sec de moins que Bruno Peyron sur Orange II, détenteur du record en 50 j 16 h 20 min 04 sec (17,89 noeuds de moyenne) depuis le 16 mars 2005.
Rugby : la France remporte le Grand Chelem en battant l'Angleterre
La France a réalisé le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations de rugby en battant l'Angleterre 12 à 10 (mi-temps: 12-7) lors de la 5e et dernière journée, samedi au Stade de France à Saint-Denis.
Manifestation à Rome des partisans de Berlusconi avant les régionales
Des centaines de milliers de partisans du chef du gouvernement Silvio Berlusconi ont défilé samedi après-midi dans le centre de Rome, une démonstration de force visant à mobiliser les électeurs en vue des régionales des 28 et 29 mars.
La préfecture de Rome a évalué à environ 150.000 le nombre des manifestants, les organisateurs en revendiquant pour leur part plus d'un million. Certaines parties du cortège étaient clairsemées.
Un fils d'Oussama ben Laden assure que sa famille est bien traitée en Iran
Un des fils d'Oussama ben Laden a rejeté samedi les accusations de la branche d'Al-Qaïda au Maghreb selon lesquelles l'Iran retenait des membres de sa famille à Téhéran, l'appelant à se garder d'intervenir dans ses affaires.
Russie: le chef des pompiers de Moscou tué dans un incendie
Le chef des pompiers de Moscou est mort samedi dans un important incendie qui s'est déclaré dans un centre d'affaires dans le nord de la capitale russe, a rapporté l'agence de presse Itar-Tass en citant une porte-parole du ministère russe des Situations d'urgence.
Cuba: séisme de magnitude 5,6 près de Guantanamo
Un séisme de magnitude 5,6 s'est produit samedi près de Guantanamo (est de Cuba) sans faire de victimes ni de dégâts, a rapporté un média cubain.
USA: Assez de voix pour adopter la réforme de la santé (responsable démocrate)
Les démocrates ont assez de voix pour faire adopter dimanche la réforme historique de l'assurance maladie, malgré une opposition farouche, a indiqué samedi le chef de la majorité démocrate de la Chambre des représentants américaine, Steny Hoyer.
L'immense succès d'Avatar a donné quelques idées à la Fox. Cette dernière souhaite commercialiser le film en trois vagues différentes, chacune ayant un "argument" à défendre auprès du consommateur. Mais en y regardant de plus près, la Fox aimerait surtout que les fans achètent plusieurs versions du film.
L'encyclopédie libre et gratuite a lancé une campagne pour inciter les internautes à publier des vidéos pour illustrer les articles. Les vidéos devront respecter plusieurs critères pour se maintenir en ligne. Cependant, Wikipédia ne donne pas une définition exacte de ce qu'est une "vidéo encyclopédique".
La numérisation des ouvrages est l'un des grands enjeux de ces prochaines années. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si une partie de la somme consacrée à l'économie numérique dans le cadre du grand emprunt est allée à ce domaine. En pointe, nous retrouvons Google qui a scanné plusieurs millions d'ouvrages depuis 2004. Cependant, malgré l'expérience de la firme de Mountain View dans ce domaine, et malgré sa puissance économique indéniable, la numérisation de chaque ouvrage est un processus relativement long.
La société américaine sera donc ravie d'apprendre que des chercheurs japonais, Takashi Nakashima et Yoshihiro Watanabe, ont conçu un système de numérisation très prometteur, puisqu'il est capable de scanner un livre très rapidement en le feuilletant. Selon eux, un livre de 200 pages peut ainsi être dématérialisé en une minute. Et le processus peut vraisemblablement être encore plus rapide, ont-ils confié à IEEE Spectrum.
Concrètement, les chercheurs s'appuient sur une caméra capable de prendre jusqu'à 500 images par seconde, avec une résolution de 1280 par 1024 pixels. Pour chaque image, l'appareil utilise deux méthodes de capture. La première a pour objectif d'illuminer les zones claires tandis que la seconde repose sur un laser qui projette des lignes sur la page. Évidemment, le principal souci dans cette solution vient de la façon dont sont filmées les pages : elles sont naturellement courbées à cause du feuilletage. Mais c'était sans compter l'ingéniosité des chercheurs qui sont parvenus à aplatir les images numérisées grâce à un procédé en trois dimensions.
Pour l'heure, l'appareil est un simple prototype. Les chercheurs doivent d'abord s'assurer que la numérisation ne manque aucune page et que chacune d'entre elles est exploitable et lisible. Sans parler du problème des mains qui peuvent apparaitre sur les photographies. Mais à terme, les chercheurs espèrent pouvoir le miniaturiser et le simplifier pour qu'il puisse rentrer dans une phase d'industrialisation et de commercialisation.
Qui sait, peut-être qu'un jour un tel appareil intègrera nos futurs smartphones, nous permettant ainsi de numériser un livre en quelques secondes, en braquant simplement l'objectif sur les pages feuilletées. Voilà qui risquerait alors d'être la hantise des libraires !
Selon les conclusions d'une étude menée par GfK Custom Research, les internautes français ne sont toujours pas disposés à consommer des contenus web payants. Une situation d'autant plus paradoxale que l'Internet a désormais pris une place très importante. Pas moins de 75 % des sondés ont affirmé se connecter tous les jours, tandis que 54 % considèrent que le réseau des réseaux a un impact positif pour la société. Et une écrasante majorité (89 %) souhaite que les contenus et les informations restent gratuits sur la toile.
L'ARCEP a publié une première vidéo sur la neutralité du net. Dans celle-ci, le président du gendarme des télécoms revient sur l'intérêt d'un tel colloque, la définition à apporter à ce concept de neutralité et sur les enjeux de ce principe. "Internet est un bien collectif ; on peut en avoir une vision naïve ou une vision stratégique : réfléchissons-y ensemble" a lancé Jean-Luc Silicani.
Après avoir investi les musées, les aquariums et les galeries d'art, Nintendo s'intéresse désormais aux écoles, collèges et lycées. À l'occasion d'une remise de prix à Londres, Shigeru Miyamoto a déclaré vouloir faire de la Nintendo DS un outil pédagogique utile pour les élèves japonais.
Rivaux sur d'autres dossiers, mais solidaires sur le codec H.264. Microsoft a donc choisi de soutenir le codec H.264 aux côtés d'Apple et Google, au détriment de l'Ogg Theora, un format soutenu par Mozilla et Opera. Cela fragilise un peu plus la position de la fondation à l'origine de Firefox, qui se bat depuis plusieurs mois pour une solution libre et gratuite pour le codec vidéo.
Alors que Nokia et Apple se reprochent mutuellement de violer la propriété intellectuelle de l'autre, HTC a pour l'instant adopté une attitude plus mesurée contre la plainte de la firme de Cupertino. Dans un communiqué de presse, la société asiatique critique la plainte d'Apple en estimant avoir développé un certain nombre de technologies bien avant l'entreprise américaine.
La possibilité d'un départ de Google de la Chine, premier marché numérique mondial en terme de nombre d'internautes, pourrait très vite devenir une réalité. Alors que nous rapportions mercredi que Google a déjà commencé à lâcher du leste sur la censure de son moteur de recherche local, le China Business News indique que la firme de Mountain View pourrait débrancher Google.cn dès le 10 avril prochain. Un plan de retrait visant notamment à clarifier les dispositions prises pour son personnel chinois pourrait être détaillé lundi prochain.
Selon des documents transmis au tribunal, Viacom aurait tenté d'acheter YouTube quelques années avant de poursuivre en justice Google, qui avait proposé un plus gros chèque pour s'offrir le site de partage de vidéos. Les deux adversaires se renvoient coup sur coup dans un procès où le géant des médias réclame 1 milliard de dollars à Google.
Parce que selon elle "les contenus français sont destinés à un public français", Gallimard a demandé à la bibliothèque d'oeuvres libres de droit Wikisource de retirer de son catalogue tous les livres libres de droit au Québec mais encore protégés par le droit d'auteur en France.
Jeudi était organisée à Bercy une réunion avec plusieurs collectifs dont la Quadrature du Net, Act Up et l'APRIL, pour tenter d'éclairer la position française sur l'ACTA, le traité internaitonal anti-contrefaçon. Un objectif visiblement raté, puisque les trois organisations disent ne rien avoir appris, et s'inquiètent toujours de l'absence de transparence et de position claire du gouvernement français.
Selon un sondage réalisé par un fournisseur d'accès britannique, quatre internautes sur cinq se tourneraient vers des réseaux sécurisés s'ils étaient menacés par une riposte graduée lorsqu'ils téléchargent et partagent des chansons ou des vidéos sur Internet. Une excellente nouvelle pour ceux qui vendent ces accès sécurisés, mais une très mauvaise nouvelle pour les autorités.
Pour enrayer la chute des ventes de disques qui continue inéxorablement, Universal Music va essayer à partir du deuxième trimestre 2010 de vendre ses CD moins cher, avec une opération "Velocity" qui prévoit d'étiqueter les disques à des prix de 6 $ à 10 $. Des versions dites "deluxe", qui devraient en fait être la norme pour continuer à séduire les consommateurs, seront vendues parallèlement à des prix plus importants. L'information rapportée par Billboard ne précise pas si l'opération Velocity concerne exclusivement les Etats-Unis, ou si la France sera également impactée.
Le pirate est-il trop sexy ? C'est ce que semble penser la responsable de l'International Actors' Federation. Pour elle, le piratage n'est pas un jeu où chacun serait un Johnny Depp en puissance. Non en réalité, il s'agit d'un crime. Mais changer de terminologie va-t-il réellement changer la donne ?
Avec plus de 926 000 articles au compteur de la version francophone (et plus de 3,2 millions pour la version anglophone !), Wikipédia est sans aucun doute l'une des plus belles réussites du web et du travail collaboratif. Après neuf ans d'existence, l'encyclopédie libre et gratuite est désormais omniprésente et profondément ancrée dans le paysage des internautes, malgré l'apparition ponctuelle de polémiques sur la qualité réelle de son contenu ou sur les actes de vandalisme commis par quelques internautes.
Les jours du Nexus One de Google sont comptés. En effet, l'USPTO a rejeté ce nom pour désigner le smartphone. Selon l'organisme américain, un risque de confusion existe avec une société spécialisée dans le service de partage de bande-passante qui a déposé le même nom en décembre 2008.
Google expérimente un boîtier TV basé sur son système Android en partenariat avec Dish Network, le deuxième plus gros opérateur de TV par satellite aux Etats-Unis. Une expérimentation qui pourrait un jour aboutir à une GoogleBox.
C'est dire le chemin parcouru. Il y a tout juste un an, le cabinet de Christine Albanel qualifiait de "cinq gus dans un garage qui font des mails à la chaîne" les membres de la Quadrature du Net, lorsqu'ils s'opposaient au projet de loi création et internet sur la riposte graduée. Précédemment, la ministre de la Culture elle-même avait estimé que seuls des "groupuscules" s'opposaient à l'Hadopi.
Mise à jour : plusieurs lecteurs nous signalent en commentaire ce qui apparaît comme un manque de cohérence de notre part. Pourquoi exiger contre l'Hadopi que toute sanction soit prononcée par un juge, et accepter dans le cas de TF1 que la sanction soit prononcée par une autorité administrative ? C'est juste, et pertinent. A un détail près qui nuance un peu la remarque. Ce qui pose problème avec la riposte graduée et justifie l'obligation de passer par un juge, c'est à la fois l'extrême fragilité des preuves, et l'atteinte à la liberté fondamentale de communication. Dans le cas des erreurs dans la présentation des informations par TF1, il n'y a selon nous pas de problème de preuve. Ni d'atteinte à la liberté d'expression lorsque le CSA exige une correction que TF1 a refusé de faire d'elle-même, jugeant l'erreur "vénielle".
A la demande de la Chambre de Commerce Internationale (CCI), le cabinet TERA Consultants a livré une étude sur le poids de l'industrie créative dans l'économie européenne, et l'impact du piratage sur l'emploi à horizon 2015. Son scénario le plus pessimiste prévoit 1,2 millions de pertes d'emplois en cinq ans. Le plus optimiste 611 000 emplois perdus. Mais quelle crédibilité faut-il lui accorder ?
Dans un communiqué publié aujourd'hui, l'Association des Services Internet Communautaires (ASIC) a annoncé l'arrivée d'un nouveau membre dans ses rangs : Facebook. Le célèbre réseau social rejoint ainsi d'autres poids lourds du web francophone comme AOL, Dailymotion, eBay, Google, Microsoft, MySpace, Over-Blog, Skyrock ou encore Yahoo. Avec près de 15 millions de Français inscrits sur Facebook, ce n'était donc qu'une question de temps avant que le service de Mark Zuckerberg rejoigne l'ASIC.
La proposition de loi belge déposée par le sénateur Philippe Monfils pour mettre en place la riposte graduée en Belgique prévoit désormais de condamner les FAI qui ne collaboreraient pas suffisamment avec les autorités, et la possibilité pour les tribunaux d'imposer un blocage des sites illicites à tous les fournisseurs d'accès.
Il n'y a pas que les médias et les aficionados de la marque à la pomme qui s'intéressent à l'iPad. Les hackers aussi surveillent d'un oeil la sortie prochaine de la tablette tactile annoncée fin janvier par Steve Jobs. Et alors que les pré-commandes de l'appareil s'accumulent, certains bidouilleurs se préparent d'ores et déjà à une compétition qui s'annonce très particulière : qui sera le premier à obtenir le jailbreak de l'iPad ?
C'est le cas de Joshua Hill, l'un des membres de la Chronic Dev Team, qui a annoncé sur Twitter son intention de s'intéresser au jailbreak de l'iPad. Rappelons que la Chronic Dev Team est à l'origine du jailbreak de l'iPod Touch 2G en le 10 mars 2009.
Il faudra cependant attendre la sortie de l'appareil pour que le groupe puisse décortiquer le firmware 3.2 du système d'exploitation. Pour l'heure, Joshua Hill a publié une première capture d'écran de ce qui devrait être - vraisemblablement - le futur outil permettant le jailbreak de l'iPad : Greenpoison.
Toutefois, quelle que soit l'avancée des travaux de Joshua Hill, le hacker devra faire face à l'intransigeance d'Apple. En effet, depuis la publication de la dernière version de l'accord de licence du SDK 3.0 de l'iPhone, la firme de Cupertino a interdit le jailbreak à tous les niveaux. Cela concerne le développement direct de la méthode, l'aide, mais également la conception d'outils exploitant ledit jailbreak. Une interdiction qui n'a jusqu'ici pas vraiment affecté l'enthousiasme des hackers dans leur quête de failles exploitables pour casser les différentes versions du système d'exploitation d'Apple.
L'iPad doit sortir le 3 avril prochain en Amérique du Nord.
À l'occasion du festival SXSW (South by Southwest) qui se déroule du 12 au 21 mars à Austin, au Texas, YouTube a annoncé le lancement d'un nouveau programme partenaire destiné aux musiciens indépendants. Intitulé "Musicians Wanted", ce programme doit fournir de meilleurs outils de promotion aux artistes sélectionnés, tout en assurant le versement d'au moins la moitié des revenus publicitaires engrangés grâce à leurs vidéos.
Face aux ventes en ligne qui ne suffisent pas à compenser la chute des ventes de CD, les maisons de disques sont contraintes à diversifier leurs activités et de se concentrer sur ce qui apporte à leur catalogue une valeur ajoutée par rapport aux fichiers MP3 qu'elles espèraient vendre comme des kilos de pommes de terre. Dans cet esprit, Universal Music Group a sorti mercredi un nouveau jeu pour iPhone et iPod Touch (a priori non disponible sur l'App Store français), Six-String, qui surfe sur la vague des jeux musicaux lancée par Guitar Hero. Le phénomène attire déjà les majors depuis plusieurs années, puisqu'elles y voient enfin le moyen de vendre leurs chansons dans un environnement sécurisé (comprenez sans que les titres soient facilement copiables), à un prix qu'elles jugent convenables.
Le Nexus One n'agite décidément pas les foules. 74 jours après son lancement, le smartphone de Google ne s'est écoulé à 135 000 exemplaires. Or, certains concurrents parviennent à atteindre le pallier du million durant le même laps de temps. La faute a une campagne publicitaire aux abonnés absents ?
Google se prépare à partir de Chine. Alors qu'une source de la firme de Mountain View a fait savoir que Google était "à 99,9 %" sûr de ne plus exploiter bientôt le site chinois de son moteur de recherche, MSNBC assure que la censure a déjà commencé à disparaître sur Google.cn. Ses journalistes ont en effet pu accéder depuis la Chine à des contenus jusque là non référencées par Google, au sujet des manifestations de la place de Tienanmen, de l'indépendance du Tibet ou encore de mouvements dissidents régionaux.
France Télévisions : préavis de grève pour dimanche levé
- La CGT de France Télévisions, premier syndicat, a annoncé samedi la levée du préavis de grève qu'elle avait déposé pour le second tour des régionales dimanche.Le préavis a été levé après la consultation des assemblées générales de tous les sites de France Télévisions et des adhérents, a indiqué la... -
Les questions clefs du second tour des élections régionales
Les Français désignent dimanche leurs conseillers régionaux pour quatre ans à l'occasion du second tour des élections régionales, dernier grand rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2012. Voici les questions clefs du scrutin :ABSTENTION: NOUVEAU RECORD OU INVERSION DE TENDANCE ?Au...
Google: la presse officielle chinoise se déchaîne
La presse officielle chinoise se déchaîne samedi sur une tonalité nationaliste contre le géant de l'internet américain Google, qui a menacé de se retirer de Chine, l'accusant notamment d'être lié aux services de renseignements américains.Dans un commentaire, l'agence officielle Chine Nouvelle...
Barroso veut un accord sur des prêts à la Grèce
Le président de la Commission européenne veut ainsi secouer les membres de l'Union européenne et obtenir le soutien de l'Allemagne à un plan de sauvetage.
Les enchères de "sex.com" interrompues
La société Escom, propriétaire d'un des plus chers noms de domaine du monde, a été placée sous la protection de la loi sur les faillites, suite aux réclamations de plusieurs créanciers.
PagesJaunes rachète le site 123people
Le groupe français d'annuaire a officialisé le rachat à 100% du site spécialisé dans la recherche de personnes en temps réel sur internet, au fonctionnement fortement contesté.
Vers de nouvelles élections à la présidence de l'Umih
Quelques jours après le vote en faveur de Roland Héguy, la justice a imposé vendredi de nouvelles élections à la principale organisation patronale de l'hôtellerie-restauration.
Intesa Sanpaolo renoue avec le dividende
La première banque commerciale italienne annonce renouer avec le dividende après avoir enregistré une hausse de 9,9% de son bénéfice net en 2009
L'ex-"patronne" des restaurateurs peut occuper son bureau
- L'Umih a été déboutée de sa demande d'expulsion de son ex-présidente Christine Pujol, retranchée dans son bureau depuis le 10 mars pour protester contre une éviction qu'elle juge illégale. -
Boeing augmente ses cadences de production
Cette décision du constructeur américain se veut une réponse au redémarrage de la demande. Deux modèles sont concernés, le B777 et le cargo B747-8.
Bruxelles veut du concret sur le dossier grec la semaine prochaine
Un mécanisme d'aide a été approuvé par les ministres des Finances, mais il doit être précisé et validé par les chefs d'Etat et de gouvernement. A Berlin, Angela Merkel et son ministre des Finances divergent.
Zone euro : Draghi demande des règles budgétaires plus strictes
- BERLIN, 19 mars (Reuters) - Mario Draghi, membre du conseil de gouvernance de la Banque Centrale Européenne (BCE), souhaite une plus grande coopération dans la zone euro et des règles budgétaires plus strictes, mais rejette l'idée d'un Fonds monétaire européen (FME), dans un entretien publié... -
Google pourrait quitter la Chine début avril
Le moteur de recherche se retirerait dès le 10 avril, en réaction à la censure et aux cyberattaques dont il a été victime, affirme un quotidien chinois.
22-31 mars : élections des représentants étudiants aux Crous
Du 22 au 31 mars, les étudiants élisent en un tour dans chaque académie leurs représentants étudiants aux conseils d'administration des Centres régionaux des oeuvres universitaires et sociales (Crous). Pour voter, les étudiants doivent présenter leur carte d'étudiant dans l'un des bureaux de vote de leur académie, le jour fixé par le rectorat. Les bureaux de vote sont ouverts dans les universités, les lycées, les restaurants universitaires, les résidences universitaires... Dans chaque académie, les 7 (...)
Taxe d'habitation et taxe foncière : les conditions de ressources pour en être exonéré
Les conditions de ressources pour bénéficier en 2010 d'une exonération totale de taxe d'habitation et de taxe foncière sur les propriétés bâties sont précisées dans un arrêté publié au Journal officiel du mercredi 17 mars 2010. En France métropolitaine, le revenu fiscal de référence qui figure sur l'avis d'impôt sur les revenus 2009 ne doit pas être supérieur à 9 876 euros pour la première part de quotient familial, majoré de 2 637 euros pour chaque demi-part supplémentaire ou de 1 319 euros en cas de quart de (...)
Semaine de la langue française du 20 au 27 mars
Découvrez du 20 au 27 mars la 12ème semaine de la langue française qui célèbre cette année 10 mots de la langue française "dans tous les sens" comme "baladeur", "cheval de Troie", "crescendo", "escagasser", "galère", "mentor", "mobile", "remue-méninges", "variante", et "zapper". Si certains mots sont nouveaux soit par création ("baladeur" ou "remue-méninges"), soit par emprunt à d'autres langues ("crescendo", "zapper" ou "escagasser"), d'autres mots depuis longtemps en usage peuvent changer de sens et (...)
Gastro-entérite : décrue de l'épidémie
Selon le réseau "Sentinelles" de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le seuil épidémique de gastro-entérite a été à nouveau dépassé la semaine dernière avec 272 cas pour 100 000 habitants, au-dessus du seuil épidémique fixé à 220 cas pour 100 000 habitants. 11 régions ont dépassé le seuil épidémique, les incidences les plus fortes ayant été observées en Limousin (801 cas pour 100 000 habitants), Nord-Pas-de-Calais (462), Bretagne (357), Alsace (332) et Aquitaine (317). Concernant (...)
Accident du travail ou maladie professionnelle : une indemnité temporaire d'inaptitude au 1er juillet
Les salariés victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, pour lesquels la déclaration d'inaptitude au travail intervient à compter du 1er juillet, auront droit à une indemnité temporaire d'inaptitude. Pour bénéficier de cette indemnité, la victime est dans l'obligation d'adresser à la Caisse primaire d'assurance maladie un formulaire de demande portant une mention du médecin du travail selon laquelle un lien est susceptible d'être établi entre l'inaptitude et l'accident du (...)
Formation, alternance et emploi sur "www.train-emploi.fr" du 16 au 31 mars
Informations, orientations et formations, postes en alternance mais aussi emplois en contrat à durée déterminée ou indéterminée... Du 16 au 31 mars, retrouvez le "train pour l'emploi et l'égalité des chances" en gare dans 11 villes avec à son bord 16 institutions et entreprises partenaires. Pour rencontrer les employeurs présents dans le train, vous pouvez postuler en ligne à 3 annonces vous intéressant afin d'obtenir un rendez-vous. Vous pouvez aussi venir directement en gare munis de plusieurs CV (...)
Loyers impayés : ouverture du 0805 160 075 pour les propriétaires et les locataires
Afin de mieux prévenir les expulsions liées aux situations d'impayés, l'Agence nationale pour l'information sur le logement (Anil) propose un numéro unique gratuit pour les propriétaires et les locataires, le numéro vert "sos loyers impayés" accessible au 0805 160 075. Causes de l'impayé ? Montant ? Stade de la procédure ? A la suite de l'appel d'un locataire, le répondant de l'Anil procède souvent à une analyse de la situation avant d'inviter le locataire à venir consulter un conseiller juriste à (...)
Elections régionales 2010
Résultats du premier tour et liste des candidats du second tour, date du second tour, consultation des listes électorales, carte électorale, vote par procuration, modes de scrutin, déroulement d'une journée dans un bureau de vote, machines à voter, accessibilité des bureaux de vote aux personnes handicapées, abstention, vote blanc et vote nul, rôle des conseillers régionaux, résultats 2004... Retrouvez en ligne une revue des dernières informations concernant les élections régionales 2010. Résultats du (...)
Des mesures contre les incitations à l'anorexie
La propagande ou la publicité en faveur de produits, d'objets ou de méthodes permettant d'obtenir une maigreur excessive compromettant la santé serait punie de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, quelle que soit la méthode de propagande ou de publicité utilisée (magazine, site internet, blog personnel...). C'est ce qu'indique la proposition de loi visant à lutter contre les incitations à la recherche d'une maigreur extrême ou à l'anorexie adoptée en première lecture par l'Assemblée (...)
Renforcer la lutte contre la contrefaçon
Les droits de propriété industrielle (brevet, marque, dessin et modèle...), les droits de la propriété littéraire et artistique, ainsi que les appellations d'origine et les indications géographiques doivent être renforcés avec la mise en place de nouvelles dispositions juridiques. C'est ce que prévoit le projet de loi de lutte contre la contrefaçon adopté définitivement le 17 octobre (...)
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La tendance est au changement du côté de certaines des joueuses du circuit. Après Vera Zvonareva et Ana Ivanovic entre...
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Gilles Simon (n°2), tombeur de Richard Gasquet au 1er tour, s'est difficilement qualifié pour les quarts de finale du...
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Six joueurs, dont l'Italien Francesco Molinari et l'Anglais Nick Dougherty, occupaient la tête du tournoi jeudi, après...
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Procès Viguier: Francis Szpiner, une voix pour l'absente
Francis Szpiner sera sans doute la seule voix de l’accusation dans ce procès. Il défend les soeurs de Suzy Viguier, qui ont réitéré à la barre leur certitude de la culpabilité de Jacques Viguier.
Le policier tué par l'ETA cité à l'ordre de la Nation
Le policier tué mardi soir lors d'une fusillade près de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) par l'ETA, Jean-Serge Nérin, a été cité à l'ordre de la Nation, une distinction publiée vendredi au "Journal officiel".
Policiers, comment la politique du chiffre affecte-t-elle votre quotidien ?
Un document interne à la préfecture de police de Paris que s'est procuré "Le Parisien" atteste que les fonctionnaires doivent dresser un nombre précis de contraventions sur certains types d'infractions. Vous travaillez dans la police, cette politique du chiffre affecte-t-elle votre activité et la nature de votre métier ? Une sélection de témoignages sera publiée sur Le Monde.fr.
Paris proposerait à Londres une force de dissuasion conjointe
Le projet prévoit qu'en permanence au moins un sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE) soit immergé et non-repérable. La démarche risquerait de déclencher l'indignation en Grande-Bretagne.
La préfecture de police s'insurge contre l'idée des quotas de PV
Un document interne de la préfecture de police publié vendredi par le journal "Le Parisien-Aujourd'hui en France" montre que les policiers se voient imposer des objectifs chiffrés de contraventions.
leparisien.com :
Jacques Viguier : «Je vais demander réparation»
Définitivement blanchi samedi soir par la cour d'appel du Tarn pour le meurtre de sa femme Suzy en 2000, Jacques Viguier a l'intention de demander réparation pour les neuf mois passés en prison et...
Régionales 2010 en direct : les bureaux de vote ouvrent
8 heures : les bureaux de vote ouvrent en métropole. Ils fermeront selon les communes, à 18 heures, 19 heures (à Rennes ou Dijon par exemple) ou 20 heures (Paris, Marseille, Lyon...). C'est à cette...
Le Printemps du cinéma, c'est parti!
Avec près de 40 millions d?entrées en deux mois (+ 16 % par rapport à l?an dernier), l?année 2010 s?annonce déjà comme un très bon cru cinéma en termes de fréquentation. La météo frileuse de...
Coup d?envoi du festival Chorus à La Défense
La vingt-deuxième édition du festival Chorus, organisé par le conseil général, a démarré hier. C?est Jacques Dutronc qui a donné le coup d?envoi avec un premier concert au Magic Mirror, salle...
Yoan Gorju condamné à trente ans de prison
Il a fallu près de sept heures vendredi soir aux jurés et magistrats de la cour d?assises de l?Oise pour statuer sur le sort de Yoan Gorju. Ce SDF de 23 ans était jugé depuis lundi pour le meurtre...
250 adultes candidats au bac
Repasser le bac? Tenté? Visiblement, les Parisiens adultes sont de plus en plus nombreux à se lancer. Hier, à l?occasion de la journée portes ouvertes du lycée municipal d?adultes, 250 personnes se...
Armand : «Les seuls responsables, c?est nous»
Claude Makelele absent, Sylvain Armand portait hier soir le brassard de capitaine. Le défenseur parisien, très déçu par cette nouvelle défaite, fustige le manque de réalisme de son équipe. Quel...
Visitez l?école de l?environnement
Aujourd?hui, dernière journée portes ouvertes de la Tecomah, école de l?environnement et du cadre de vie. Cet établissement d?enseignement de la chambre de commerce et d?industrie de Paris,...
Sénart-Moissy tient tête au patron
A défaut de pouvoir contourner la meilleure défense (11 buts encaissés en 24 matchs) du championnat, Sénart-Moissy s?est mis en tête de ne pas perdre bêtement hier face au leader amateur Orléans....
Ils tabassent un patron et s?enfuient avec 11 000 ?
Un chef d?entreprise a été braqué dans la soirée de vendredi à Magny-les-Hameaux. Vers 20h35, trois hommes encagoulés, gantés et armés d?une barre de fer et de pistolets ont fait irruption dans le...
Bagarre à Belle-Epine
Hier vers 18 heures, une bagarre a éclaté au centre commercial Belle-Epine de Thiais, opposant des vigiles à de jeunes visiteurs. Un vigile a été légèrement blessé et une dizaine de jeunes gens ont...
Caillassages en série àMelun
La nuit de vendredi à samedi a été chaude à Melun, avec une série d?incidents qui a démarré vers 21 heures dans le quartier Schuman. Un conteneur a été incendié et un véhicule dégradé. Les pompiers...
Les femmes se mobilisent à Sarcelles
Le collectif du 8 mars, regroupant plusieurs associations militantes pour le droit des femmes, a investi le marché couvert de Sarcelles hier. Au programme, un après-midi animé, notamment par un...
Pharly de Kerser revient aux affaires
Après avoir été éloigné de la compétition pour des problèmes de santé,PHARLY DE KERSER a effectué une course de rentrée tonitruante à l?occasion du quinté du 2 mars à Enghien, en concluant deuxième...
1500 coureurs à l?assaut de la tour Eiffel
Drôle de contraste hier en fin d?après-midi sous la tour Eiffel entre les touristes et les coureurs en sueur et couverts d?éclaboussures de boue, au bord de l?épuisement après 80 km de course....
Succès de la vente des appartements subventionnés
La vente de 62 logements sur plan, subventionnés par l?Etat et la ville, a démarré en trombe, hier matin à Noisy, dans le quartier de la Butte-Verte. En deux heures, plus d?un tiers d?entre eux ont...
Le forcing d?Obama pour la réforme de la santé
NEW YORK (ETATS-UNIS). C?est devenu une obsession. Elle consomme toute son énergie. Elle fait grisonner chaque jour davantage ses cheveux. Elle ? La réforme de l?assurance santé. Depuis plusieurs...
Entrées et animations gratuites
Les Dimanches au galop reprennent cet après-midi à Auteuil. Le public est attendu en famille dès 12 heures puisqu?il est possible d?apporter son panier pique-nique avant de profiter des courses et...
La station Elf de Draveil braquée pour 200 ?
Le braqueur est toujours dans la nature. Vendredi à 19h50, l?employée qui tenait la station essence Elf située en haut du boulevard du Général-de-Gaulle, l?axe qui relie Juvisy-sur-Orge à Draveil,...
Une manifestation pour les sans-papiers
A l?appel du réseau associatif No Border, une centaine de personnes est venue, hier à 17 heures, manifester son soutien aux sans-papiers, retenus au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Devant un...
«Une surprise terrible pour nous »
Les cinq pompiers espagnols présentés par erreur comme des membres de l?ETA ont regagné la Catalogne hier soir, après avoir été entendus hier matin au commissariat de Melun (Seine-et-Marne). Joint...
Le triomphe du coeur
Nicolas Sarkozy tient son Grand Chelem ! Pas celui des élections régionales dans l?Hexagone, mais celui réussi par les rugbymen du XV France, vainqueurs hier soir de l?Angleterre au Stade de France...
Marola tourne autour du pot
N?ayant pas terminé plus loin que 5e lors de ses cinq dernières courses, MAROLA fait figure de valeur refuge dans ce handicap réservé aux femelles. De plus, elle est en parfaite condition physique...
La belle opération d?A C?ur Ouvert
Quinté (4e course). Une fois n?est pas coutume en ces temps difficiles, les chevaux en vue ont répondu aux attentes des parieurs. Après avoir pris le train à son compte, SLIM SHADY a assisté à la...
Pedro Vici instaure son règne
Enchaîner les succès, telle semble être la nouvelle résolution de PEDRO VICI, candidat au Multi de la 5e course. Bien qu?il soit le moins riche du lot, l?élève de Jean-Luc Bigeon paraît encore de...
Encore battu, le PSG s?enfonce en silence
C?est un monde où l?on entend même le silence. C?est un monde où chaque bruit résonne, claque, interpelle. Celui de la frappe dans le ballon, des rires qui s?échappent et paraissent soudain...
Les remplaçants laissent passer leur chance
Rien n?efface la mort d?un homme. Le PSG, comme ses suiveurs, n?a peut-être pas le coeur au football en ce moment mais une petite victoire dans un stade triste aurait sans doute eu un léger effet...
Les collégiens donnent leur avis sur la restauration scolaire
Demain, une grande enquête de satisfaction sera lancée en direction des collégiens : après plus d?un an et demi de fonctionnement avec la Sodexo, le département a engagé une étude d?évaluation....
Le centre nautique de Villejuif rouvre
Depuis hier, les nageurs peuvent à nouveau profiter d?un centre nautique à Villejuif. Agrandi, entièrement rénové, doté d?installations modernes, le plus grand centre nautique du Val-de-Marne a...
Un pavillon part en fumée
Hier matin à 7 heures à Verrières-le-Buisson, un pavillon en bois est parti en fumée. Il n?y a pas eu de blessés. Les causes de l?incendie ne sont pas encore connues. Les pompiers ont été dépêchés...
liberation.fr :
Régionales: les bureaux de vote ont ouvert
Lors du second tour, quelque 43,35 millions d'électeurs doivent désigner 1.839 conseillers régionaux qui restent à élire dans 25 régions.
Guéant: le remaniement sera «modeste»
Le secrétaire général de l'Elysée a confirmé samedi que le remaniement gouvernemental serait, «quel que soit le cas de figure» au second tour des régionales, «technique».
Cocoricoqs!
L'équipe de France de rugby a battu l'Angleterre (12-10) samedi soir au Stade de France lors du dernier match du Tournoi des six nations. En finissant la compétition invaincue, elle s'offre le 9e Grand Chelem de son histoire. Son premier depuis 2004.
Obama-Tsé-Tong, invité à s'exiler en Europe
Il est Hitler, Staline, Mao, Ben Laden et Pinocchio, fondus en un seul homme : Barack Obama est déjà entré dans l?histoire, avant même le vote?
Jacques Viguier acquitté une seconde fois
Le professeur de droit toulousain était jugé en appel par la cour d'assises du Tarn pour le meurtre de sa femme Suzanne, disparue mystérieusement le 27 février 2000.
Policier français tué par ETA: Madrid reconnaît une «erreur» pour la vidéo
La France et l'Espagne ont diffusé vendredi des images de vidéo-surveillance montrant cinq Espagnols dans un supermarché, à Dammarie-les-Lys. Il s'agissait en réalité de pompiers de Catalogne en vacances, pas de séparatistes basques.
Les étudiants étrangers, un marché très convoité
Les étudiants étaient 100 millions en 2000 et devraient être 200 millions en 2015. Une explosion due à l'Asie (plus de 70 millions), et avant tout?
Pédophilie: le pape exprime sa «honte» et annonce des mesures
Dans une lettre destinée à être lue dimanche dans toutes les paroisses irlandaises, Benoît XVI affirme que les hommes d'Eglise coupables d'actes pédophiles devront en «répondre» non seulement «devant Dieu» mais aussi devant la justice.
MDA est partie...
Marie-Dominique Arrighi, journaliste à Libération et auteure du blog «K, histoires de crabe», est décédée vendredi à l'hôpital des Diaconesses à Paris.
Obama tend la main à Téhéran, qui «a choisi de s'isoler»
Dans un message à l'occasion du Nouvel an iranien (Norouz), le président américain s'est en outre engagé ce samedi à oeuvrer à ce que les Iraniens puissent utiliser Internet «sans peur de la censure».
Refonder
La renaissance viendra-t-elle à terme? Chacun sent bien, depuis dimanche dernier, qu?il s?est joué dans cette élection bien autre chose qu?un...
Élections au Togo: les autorités françaises font profil bas
En avril 2005, malgré les violences, le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Michel Barnier, avait évoqué «un déroulement globalement satisfaisant» du scrutin. Cinq ans plus tard, les autorités françaises font profil bas.
Mélenchon: à gauche, un rassemblement, «pas un chèque en blanc»
... Et aussi: Europe Ecologie vise 20% en Bretagne. Fillon, après sa bourde sur le policier d'Epernay, réplique à Aubry. Le Pen ne veut pas raccrocher. Plus de 55% d'électeurs pourraient s'abstenir. Huchon l'emporterait largement en Ile-de-France.
«Elles se rentrent bien dedans. En match c'est pire»
Le Tournoi fête ses 100 ans. A la veille de France-Angleterre, visite sur le terrain d'entrainement du RCP15, seul club de rugby féminin de Paris. «On va gagner».
La Playlist de printemps (1/2)
Gaëtan Roussel, Casey, Daniel Johnston et Sparklehorse: les chroniqueurs de Libé défendent et font écouter leurs choix du moment.
Cinéma : quel(s) film(s) voir ce week-end?
Les critiques et les bande-annonces des films de la semaine: «Soul Kitchen», «Le Temps de la kermesse est terminé», «L'Arnacoeur», «La Révélation» ...
«Vous êtes Français? Tapez 4»
Le parcours vexatoire -et emblématique- de Fabienne Chemama, dont les parents sont nés à l'étranger, pour renouveler son passeport.
Les Français capotent sur le sexe
Coripa, ?la première marque de préservatifs respectant vos mensurations? fait un carton en France. Mais son créateur, Marc Pointel, dénonce l?étendue du désastre: les Français n?aiment pas le préservatif. Ils en utilisent moins de 3 par an...
afghana.org :
Les civils pris au milieu des combats à Marjah
Le drapeau
afghan hissé à Marjah, l’image a fait le tour du monde. Le 25 février,
l’une des plus vastes offensives de l’OTAN et de l’armée afghane a pris
fin dans ce district de la province du Helmand repris aux Taliban.
L'opération Mushtarak a été présentée comme un succès, mais elle
soulève aussi de nombreuses interrogations.
FOCUS (http://www.france24.com/fr/reportages)
Par Claire BILLET / FRANCE 24 (http://www.france24.com/fr/category/tags-auteurs/claire-billet)
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Journée des Femmes 2010 : projection - débat autour du film afghan "OSAMA"
INVITATION
A
l’occasion du centenaire de la journée Internationale des Femmes,
l’Assemblée des Femmes a le plaisir de vous inviter à la
projection
- débat autour du film :
« OSAMA »,
du
réalisateur afghan de Siddiq Barmak (2003)
Caméra
d’Or du festival de Cannes 2004 (Durée:
1h 23mn)
www.negar-afghanwomen.org (http://www.negar-afghanwomen.org/))
et ancienne collaboratrice du Ministère de la Culture et des Sports
afghan, en présence de :
-
Latif Pedram, ancien candidat à la présidence de la
République Afghane, Président du Parti du Congrès
National ;
-
Yvette Roudy, ancienne Ministre, Présidente de l’Assemblée
des Femmes.
Entrée
gratuite, uniquement sur inscription à l’adresse :
assembleedesfemmes@gmail.com
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L?UE doit se porter garante des droits des femmes afghanes et de leur avenir
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Strasbourg, le 8 mars 2010
Aujourd’hui 8 mars, journée internationale de la femme. L’eurodéputée Verte Mme Nicole Kiil-Nielsen, membre de la commission des femmes du Parlement européen,
saisit l’occasion pour demander solennellement à l’Union Européenne de
se porter garante des droits des femmes afghanes et de leur avenir.
“La Conférence sur l’Afghanistan, qui s’est tenue à
Londres le 28 Janvier, a semé un vent de panique au sein de la société
civile afghane et en particulier des associations de femmes. Les 70
pays représentés ont validé le plan de paix porté par le président
Karzai qui comporte une stratégie de “main tendue” aux talibans et un
Fonds d’aide pour soutenir leur réintégration. Les Nations Unies ont
d’ailleurs retiré les noms de taliban de la liste noire (liste du
comité 1267).
Les femmes ne veulent pas faire les frais de
la réconciliation. Après quelques progrès obtenus entre 2002 et 2005,
leur condition n’a cessé de se dégrader en raison de l’impunité, de la
complaisance dont jouissent leurs bourreaux.
Souvenons-nous du projet de loi sur les
femmes Chiites soutenu l’an passé par le président Karzai et que la
vigilance des associations de femmes et la solidarité internationale
avaient pu bloquer.
En outre, la tenue d’une Loya Jirga (grande
assemblée) est programmée dans les mois prochains pour la mise en œuvre
du plan de réconciliation. Il est à craindre que la Loya Jirga qui en a
le pouvoir, ne modifie la Constitution et que disparaissent les
articles garantissant les droits des femmes afghanes, et en particulier
l’article 22 du chapitre II. En effet, les talibans revendiquent
toujours la suppression des droits des femmes et le retour à la charia.
Les associations de femmes, qui n’étaient pas
partie prenante de la Conférence de Londres, ont toute légitimité pour
participer au processus de négociations, elles représentent l’ensemble
de la population féminine, en dehors de toute division ethnique. Les
valeurs démocratiques et les droits des femmes ne doivent pas être
marchandés et la communauté internationale ne peut pas tolérer le
retour du système le plus féminicide de l’histoire.
A l’occasion du 8 Mars 2010, centenaire de la
journée internationale des femmes, j’appelle solennellement l’Union
Européenne de se porter garante des droits des femmes afghanes et de
leur avenir”.
Voir le site de Mme Nicole Kiil-Nielsen
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L'Europe dans l'engrenage afghan
CERI
L'Europe dans l'engrenage de la guerre
Mardi 16 mars 2010
17h00 - 19h00
Salle de conférences
INSCRIPTION OBLIGATOIRE auprès de reunion@ceri-sciences-po.org (mailto:reunion@ceri-sciences-po.org)
Programme à télécharger : Débat CERI 16 mars 2010
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Exposition Voices on the rise, l?actualité par les femmes afghanes
La Dorothy’s Gallery présente une exposition engagée et
passionnante – Voices on the rise – consacrée aux femmes afghanes qui
œuvrent à la reconstruction de leur pays. En collaboration avec
l’ambassadeur de l’Afghanistan en France, Son Excellence Omar Samad,
cette rétrospective oscille entre dénonciation, humour et art, à
travers un programme culturel varié jusqu’au 11 avril.
Exposition « Voices ont the rise » jusqu’au 11 avril à la Dorothy’s Gallery, (http://dorothysgallery.com/art/)
21 rue Keller, 75011, M° Bastille, 01 43 57 08 51. Confirmer votre
venue à l’adresse suivante réservation. dorothysgallery@gmail.com (mailto:dorothysgallery@gmail.com)
Photo de Katherine Kiviat
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Bamiyan, un modèle pour l'Afghanistan?
Le responsable néo-zélandais de l'Equipe provinciale de Reconstruction
de Bamiyan, Markin Dransfield, lors d'une réunion traditionnelle avec
les chefs locaux./Faustine Vincent/20 Minutes
REPORTAGE - La province de Bamiyan, devenue célèbre après la destruction des bouddhas géants par les talibans en 2001, est l'une des rares provinces stables de l'Afghanistan. Au point d'être vantée comme un modèle à suivre pour le reste du pays. Malgré les progrès effectués en matière de développement et de gouvernance, Bamiyan reste toutefois un cas particulier, et un modèle difficilement exportable dans les zones en proie à l'insurrection.
Faustine Vincent en Afghanistan | 20 Minutes
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AFGHANISTAN: Les droits des femmes méprisés malgré une nouvelle loi
Photo: OCHA (http://www.reliefweb.int/ocha_ol/index.html) Journée internationale de la femme (http://www.un.org/fr/events/women/iwd/2010/),
l’ambivalence, l’impunité, le manque d’application des lois et la
corruption continuent à porter atteinte aux droits des femmes en
Afghanistan, malgré une loi votée en juillet 2009 interdisant la
violence envers les femmes, d’après des activistes des droits humains.
Récemment, une femme accusée de fugue a été battue en public – la scène
a également été diffusée sur des chaînes de télévision privées à Kaboul
– une affaire qui souligne la gravité de la situation.
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Afganistan. La communauté internationale a oublié les Afghanes
Lhumanité 8 mars 2010
Députée, Fawzia Koofi a reçu l’Humanité au siège du
Parlement à Kaboul. Elle explique le difficile combat des femmes et la
discrimination dont elles sont victimes.
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Afghanistan: 2e jour de combats entre talibans et le Hezb-e-Islami
AFP 07.03.10 | 15h27
Des combats continuaient dimanche d'opposer talibans et insurgés du Hezb-e-Islami dans le nord de l'Afghanistan, a indiqué à l'AFP le chef de la police de la province de Baghlan, affirmant que 80 personnes avaient péri depuis le début des affrontements, dont des civils.
Des dizaines de combattants du Hezb-e-Islami se sont par ailleurs rendus à la police.
Des rebelles talibans et les hommes de la milice du chef de guerre insurgé Gulbuddin Hekmatyar s'affrontent depuis samedi matin dans la province de Baghlan, une zone où l'influence d'Hekmatyar est forte.
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Représentant de l'ONU: les Occidentaux manquent de respect aux Afghans
04/03/2010
Le représentant spécial de l'ONU en Afghanistan, le Norvégien Kai Eide,
a affirmé jeudi que les Occidentaux manquaient parfois de respect aux
Afghans.
"Il y a eu une tendance dans le passé à prendre des décisions sans
l'implication du gouvernement afghan et d'agir d'une manière que les
Afghans considèrent comme irrespectueuse et parfois humiliante", a
déclaré M. Eide qui quitte son poste après deux ans à la tête de la
mission de l'ONU en Afghanistan.
"L'Afghanistan est
souvent vu et traité comme un no man's land, pas comme un Etat
souverain", a ajouté M. Eide lors de sa dernière conférence de presse à
Kaboul.
Mais, selon lui, "il y a, encore aujourd'hui, une
tendance (des autorités afghanes) à repousser vers la communauté
internationale la responsabilité pour les décisions difficiles".
Kai Eide sera remplacé par le diplomate suédois Staffan da Mistura.
Diplomate de carrière de l'ONU âgé de 63 ans, Staffan da Mistura est
actuellement directeur-adjoint du Programme alimentaire mondial (Pam).
Il a été jusqu'en juillet dernier le représentant spécial de l'ONU en
Irak.
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Afghanistan : la solution existe
par Françoise Causse (index.php?option=com_contact&task=view&contact_id=2&Itemid=) , journaliste
L’Afghanistan serait en passe de devenir un nouveau Viet-Nam. Intellectuels, journalistes, militaires… Chacun y va de son édito, de sa parution. La plupart pour dire qu’il faut se retirer d’urgence. Les autres défendent un soutien inconditionnel à Karzai, à qui il faudrait laisser une dernière chance... Et personne pour dire qu’une solution existe,mais autrement. Deux personnalités afghanes sont venues récemment à Paris, le Docteur Abdullah, chef de l’opposition, et Shoukria Haidar, présidente de l’association Negar-soutien aux femmes d’Afghanistan. Ecoutons ce qu’ils ont à nous dire.
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APPEL SOLENNEL DE NEGAR ? SOUTIEN AUX FEMMES D?AFGHANISTAN 19 février 2010
M A N I F E S T E DE S O U T I E N à la DECLARATION DES DROITS FONDAMENTAUX DES FEMMES AFGHANES
Signataires de ce manifeste en 2010, nous soutenons à nouveau la Déclaration des droits des femmes afghanes de Douchambé (2000) et refusons que soit modifiée la Constitution de l’Afghanistan, en particulier l’article 22 du Chapitre II :
Toute sorte de discrimination et de distinction entre citoyens d’Afghanistan est interdite.
Les citoyens afghans, hommes et femmes, ont des droits et des devoirs égaux au regard de la loi.
Nous dénonçons la tenue en juin 2010 d’une Loya Jirga (Grande Assemblée, seule habilitée à modifier la Constitution d’Afghanistan), comportant la participation des taliban, et revendiquons que toute négociation internationale sur l’Afghanistan:
prenne en compte la Déclaration des Droits Fondamentaux de la Femme Afghane,
garantisse les droits des femmes afghanes,
veille à la participation des femmes au gouvernement de l’Afghanistan.
Comme en 2001, nous signons l’appel de NEGAR pour empêcher que, sous la pression des taliban, toute atteinte soit portée à la Constitution d’Afghanistan.
Contacts: negarafghanwomen@ymail.com (mailto:negarafghanwomen@ymail.com); www.afghana.org (http://www.afghana.org//)
tel : (33) 6 60 13 93 30
Donnez vos nom, prénom, e-mail, téléphone et signature (mail et téléphone resteront confidentiels
SIGNER LA PETITION ! (http://www.negar.fr/)
Communiqué de presse de Mme Nicole Kiil-Nielsen, membre de la commission des femmes du Parlement européen (http://www.nicolekiilnielsen.eu/?p=749)
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Afghanistan : la Commission des plaintes électorales sous le contrôle de Karzaï
LEMONDE.FR | 22.02.10 | 17h51 • Mis à jour le 22.02.10 | 18h57Le président afghan, Hamid Karzaï, a pris, lundi 22 février, le contrôle du principal organisme de surveillance électoral du pays, déclenchant l'indignation de plusieurs diplomates occidentaux, révèle The Guardian.La Commission des plaintes électorales (ECC), qui avait constaté près d'un million de votes frauduleux lors de l'élection présidentielle de 2009, comptait jusqu'ici trois experts étrangers nommés par l'ONU. L'un des deux membres afghans de l'organisme avait démissionné en octobre 2009, estimant que l'ECC soit sous la coupe de ses membres étrangers nommés par l'ONU. Selon le décret présidentiel publié lundi, Hamid Karzaï pourra désormais nommer l'ensemble des cinq membres de la commission.Cette décision a profondément irrité les diplomates occidentaux, qui craignent que les élections législatives du 18 septembre ne connaissent des fraudes de même ampleur que lors de la présidentielle du 20 août. La commission avait alors ordonné le recompte de 12 % des urnes après avoir conclu à "des preuves convaincantes et sans ambiguïté de fraude lors du premier tour". Elle avait également enregistré des centaines de plaintes portant sur des ajouts de bulletins, des intimidations, des violences, ainsi que sur la qualité douteuse de l'encre indélébile servant à marquer le doigt des électeurs.Après plusieurs mois d'incertitudes, le deuxième tour de l'élection n'a finalement pas eu lieu, Hamid Karzai ayant été officiellement déclaré vainqueur le 2 novembre après le retrait de son principal rival, l'ancien ministre des affaires étrangères Abdullah Abdullah.Le Monde.fr.
Afghanistan/législatives: Abdullah annonce la création d'un mouvement
AFP 19/02/2010
Le candidat malheureux à la présidentielle en Afghanistan, Abdullah
Abdullah, a annoncé vendredi à Paris la création d'un mouvement en vue
des élections législatives de septembre, espérant que les partis
politiques jouent dorénavant un rôle plus important dans ce pays.
"Le
nom de ce mouvement c'est Coalition pour le changement et l'espoir",
composé de membres de partis et d'anciens partis, d'élus du Parlement et
de personnalités, et qui entend être présent "partout" dans le pays, a
dit M. Abdullah lors d'une conférence à l'Institut français des
relations internationales (Ifri) à Paris.
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«Rallions d'abord les honnêtes citoyens !»
Par Renaud Girard, Le Figaro | 18 février 2010
Pour les législatives prévues à la
fin de l'année, le leader de l'opposition afghane (ici en novembre
dernier) espère obtenir «la création d'une commission électorale
vraiment indépendante».
Crédits photo : AFP
INTERVIEW - Le Dr Abdullah Abdullah, arrivé deuxième à l'élection
présidentielle afghane, est devenu le leader incontesté de l'opposition à
Hamid Karzai. Il s'oppose à la stratégie de dialogue avec les talibans
du président.
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Shoukria Haïdar« Négocier avec les talibans, c?est reconnaître leur victoire »
Présidente
de Negar-Soutien aux femmes d’Afghanistan (http://www.negar-afghanwomen.org/index.php) , Shoukria Haïdar, vit à
Kaboul. elle est venue à Paris transmettre la résolution adoptée par
200 associations afghanes contre le « plan de paix » de l’Otan.
L'HUMANITE
Quels sont les dangers du projet d’Hamid Karzai présenté comme un plan de « réconciliation nationale » ?
Shoukria Haïdar.
À la conférence de Londres, le 28 janvier, le président afghan Hamid
Karzai a proposé un plan de négociation avec les talibans « modérés »
afin de les réintégrer dans un processus politique. En échange
d’argent, ils devront déposer les armes. Une première question
s’impose : qu’est-ce qu’un taliban « modéré » ? comment se définit-il ?
Quelle est la différence avec un taliban « dur » ? Pour moi, il y a des
talibans et c’est tout. Avec ce plan, eux qui ont échoué militairement
vont revenir politiquement et avec beaucoup de “panache” puisque
l’armée de 40 pays va les reconnaître comme interlocuteurs. C’est une
victoire concrète et très symbolique, et un blanc-seing donné à toutes
les mouvances de cette nature. Ce n’est pas une solution de payer les
talibans pour qu’ils arrêtent la lutte armée. Ce n’est pas acceptable
de vouloir faire sortir de la liste noire dressée par l’ONU, des
responsables criminels comme le mollah Omar ou d’autres de la même
espèce Cela ne va dans le sens ni de la paix ni des droits humains,
dont ceux des femmes. Ce marchandage politique n’amènera qu’une
« fausse paix ». Et ils vont faire monter les enchères. Plus ils
tardent à répondre, plus on leur accordera.
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Conférence-débat avec le Dr. Abdullah Abdullah
IFRI
Conférence-débat avec le Dr. Abdullah Abdullah,
ancien ministre des
Affaires étrangères afghan, ancien candidat à l'élection présidentielle
et leader de l'opposition en Afghanistan. La conférence sera présidé
par Pierre Lafrance, président de l'association Madera et ancien
ambassadeur de France au Pakistan.
Au lendemain de la conférence de Londres, l'accent est mis sur
l'ouverture de négociations avec les Taliban. Il ne faut cependant pas
oublier qu'il existe aujourd'hui une opposition démocratique en
Afghanistan.
L'intervenant s'exprimera en anglais. Lieu : Ifri Paris - 09H00-10H30
Organisateurs : Programme Inde et Asie du Sud
Inscription (http://www.ifri.org/?page=inscription-a-un-evenement&id=5852)
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Colloque : "AFGHANISTAN : POURQUOI RESTER ? COMMENT PARTIR ?"
La Fondation Jean-Jaurès organise le :
jeudi 18 février 2010 à 9h
avec l'appui du Parti socialiste, un colloque à l'Assemblée nationale.
Salle du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
126, rue de l’Université
Renseignements et inscription obligatoire
à la Fondation Jean-Jaurès
• Tel : 01 40 23 24 21
• Mail : aminet@jean-jaures.org (mailto:aminet@jean-jaures.org)
Télécharger le programme du colloque
Cette rencontre sera notamment marquée par la présence d'une importante
délégation d'Afghanistan, conduite par le Dr Abdullah Abdullah,
candidat à l'élection présidentielle et principale figure de
l'opposition démocratique dans son pays.
Cette délégation comprend des parlementaires afghans et des personnalités politiques et de la société civile.
Participeront également aux débats des experts européens et des parlementaires français.
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nouvelobs.com :
Jour J pour la réforme de la santé américaine
La Chambre des représentants doit se prononcer ce dimanche sur cette réforme chère à Obama. Selon le chef des démocrates à la Chambre, elle a de grandes chances d'être adoptée.
Rugby : la presse salue le grand chelem des Bleus
"Le XV tricolore s'est offert un double bonheur, hier soir, d'abord en battant 12 à 10 l'équipe d'Angleterre, et, de ce fait, en s'offrant un superbe grand chelem", s'enthousiasme la presse.
Cammas s'offre le monde
Trophée Jules Verne Groupama 3 a remporté hier soir la course grâce à Franck Cammas et son équipage, qui ont fait le tour du monde en un temps record : 48 jours, 7 heures 44 minutes et 52 secondes.
Régionales : les bureaux de vote sont ouverts
Les regards sont braqués, pour ce second tour qui doit désigner pour quatre ans les nouvelles assemblées dans 25 régions, sur le taux d'abstention, qui avait atteint un niveau record au premier tour.
Jacques Viguier a été de nouveau acquitté
L'accusé avait supplié les jurés qu'ils "lui rendent sa dignité d'homme". L'avocat général avait requis 15 à 20 ans de prison pour homicide volontaire.
Polémique autour du français pour l'Eurovision
Des polémiques sont apparues sur différents forums sur internet suite à l'annonce de la nomination de Jessy Matador, chanteur d'origine congolaise, comme représentant de la France à l'Eurovision.
PSG-Nice, un match à huis clos ce soir
Ce soir, les Parisiens affronteront les Niçois à partir de 19h, au stade du Ray qui sera vide, lors de la 29e journée de Ligue 1.
Une fillette blessée par balle à Marseille
La jeune fille de 12 ans a été la "victime collatérale" d'un règlement de compte entre malfaiteurs. Deux douilles de 9 mm ont été retrouvées.
Eurovision : le "coupé-décalé" pour la France
Le chanteur d'origine congolaise Jessy Matador a été choisi pour représenter la France lors de l'Eurovision 2010, pour son "style festif".
Le pape exprime "sa honte" face aux abus sexuels
Benoît XVI a annoncé qu'une enquête a été ouverte pour faire face à la pédophilie. Malgré les excuses, les groupes de victimes d'abus restent préoccupés.
Rugby : le grand défi des Bleus
Rugby Le XV de France affronte ce soir l'Angleterre pour son dernier match du Tournoi des Six Nations. Les Bleus ne sont plus qu'à un succès du Grand Chelem, le 9e de son histoire.
La soirée électorale sur France TV maintenue
L'assemblée générale a levé le préavis de grève de l'intersyndicale CGT, FO et CFTC qui menaçait les émissions du groupe pour la soirée du 21 mars.
"Jour de colère" et de manifestations en Russie
Des milliers de manifestants se sont mobilisés dans plusieurs villes de Russie pour protester contre la politique économique du gouvernement.
Ostréiculture : Royal réclame 20 millions d'euros
Alors que la pêche et la consommation des coquillages sont interdites en Charente-Maritime, Ségolène Royal réclame le versement de l'aide promise par le gouvernement.
Nouvelle manifestation en Thaïlande
Les partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra exigent une dissolution de la chambre pour de nouvelles élections.
ETA : Madrid admet une erreur sur l'appel à témoin
La France et l'Espagne ont diffusé une vidéo de cinq hommes soupçonnés d'être des membres de l'ETA impliqués dans la mort du policier français. Il s'agit en fait de pompiers catalans en vacances.
L'ONU soutien la création d'un Etat palestinien
Le secrétaire général de l'ONU a appelé Israël et les Palestiniens à trouver un accord de paix d'ici 2 ans, lors d'une visite en Cisjordanie.
Nicolas Sarkozy, défenseur de la francophonie
"Nous sommes les porte-parole de toutes les cultures dans le monde qui peuvent se sentir menacées par le monolinguisme, la monoculture", a plaidé le chef de l'Etat.
Réforme de la santé aux USA: la Chambre des représentants se prononce aujourd'hui
La Chambre des représentants américaine se prononce ce dimanche sur la réforme historique de l'assurance maladie dans un vote décisif afin de permettre au président Barack Obama de promulguer une loi, après plusieurs décennies de tentatives infructueuses.Obama au front pour "sa" réforme santé
Deux morts et 12 blessés dans l'explosion d'une bombe au Pakistan
Une bombe placée sur une bicyclette a explosé dimanche au passage d'un fourgon de police dans la ville de Quetta dans le sud-ouest du Pakistan, faisant au moins deux morts et 12 blessés, selon la police.
Le risque d'attentats terroristes en Europe reste élevé
Le risque que des attentats terroristes soient commis en Europe reste toujours élevé. "Ce n'est pas parce que l'Europe n'a plus été la cible d'attaques ces dernières années qu'il n'y a plus de menace", a indiqué le coordinateur européen de la lutte anti-terroriste.
Les Français aux urnes pour désigner leurs conseils régionaux
Les Français désignent dimanche leurs conseils régionaux et les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8H00 pour le second tour de ce scrutin local, dernier grand rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2012."La fin du sarkozysme flamboyant" L'effet Twitter lors des électionsElection en France : Silence en ligne dès 18 heures
Quand le printemps revient
Tout en craignant que cet interminable hiver n´ait l´idée saugrenue de récidiver, les jardiniers guettent les signes avant-coureurs du réveil printanier. Une irrésistible envie d´action s´empare d´eux.
Charleroi bientôt deuxième aéroport national?
L'aéroport de Charleroi a connu en dix ans une croissance considérable. André Antoine veut, avec SAVE (la société italienne retenue en décembre 2008 pour entrer dans le capital de Brussels South Airport Charleroi), en faire le numéro 2 du pays.
Obama au front pour "sa" réforme santé
A la veille d'un vote final "historique" sur la réforme de l'assurance maladie, le président américain était attendu samedi au Congrès, ultime effort pour rassembler sa majorité autour de son projet phare.
Rome: des milliers de partisans de Berlusconi manifestent
Des centaines de milliers de partisans du chef du gouvernement Silvio Berlusconi ont manifesté samedi après-midi à Rome en vue des élections régionales des 28 et 29 mars.
Santé: Obama bat le rappel au Congrès à la veille du vote
A la veille d'un vote final "historique" sur la réforme de l'assurance maladie, le président américain Barack Obama était attendu samedi au Congrès pour s'entretenir avec les élus démocrates, dans un ultime effort pour rassembler sa majorité autour de son projet.
France: la campagne terminée, droite et gauche pensent à l'après
A la veille du second tour des élections régionales dont la campagne s'est terminée vendredi à minuit, la majorité présidentielle, en position délicate jusque dans le bastion alsacien, et la gauche, donnée largement gagnante en métropole, pensent déjà aux lendemains. Photos: Les élections régionales en France
Davantage de chômeurs bruxellois au travail en Flandre
Plus de 5.133 chômeurs bruxellois ont trouvé un emploi dans le Brabant flamand, l'an dernier, a affirmé le ministre bruxellois de l'Emploi, Benoît Cerexhe, samedi, en marge de la bourse à l'emploi "Jobday Brussels Airport Region".
Reynders: "Une monarchie protocolaire est inéluctable"
Quel est l'état de notre monarchie? Quelles sont les perspectives de la famille royale? Quel rôle doit encore jouer le Souverain dans le futur? Comment s'exercent les pouvoirs du Roi? Vingt ans après l'épisode de la crise sur l'avortement, deux journalistes de "La Libre" et du "Standaard" ont rencontré des dizaines de témoins de premier plan afin de répondre à toutes ces questions. Retrouvez l'intégralité de notre dossier "Monarchie" du jour dans La Libre Belgique de ce samedi
Pédophilie: Benoît XVI reconnaît la responsabilité de l'Eglise
Benoît XVI a reconnu la responsabilité de toute l'Eglise catholique dans les actes pédophiles commis par des religieux, parmi lesquels des prêtres, d'Irlande, exprimant sa "honte" dans une lettre samedi aux fidèles de ce pays, au ton très dur pour l'épiscopat ayant couvert ces crimes. Pas de relation entre célibat et prêtres pédophilesPays-Bas : 1.100 "signalements" d'abus sexuelsLe pape est "loin" d'avoir répondu aux attentes Des victimes d'abus préparent une plainte contre l'Eglise L'Eglise d'Irlande peut renaître avec la lettre papale La lettre officielle - site du VaticanAutriche: des victimes d'abus préparent une plainte contre l'Eglise
Milan-San Remo : Victoire de Freire devant Boonen
La Lungomare Italo Calvino a vu se terminer Milan-San Remo par un sprint royal ce dimanche. Freire en est sorti vainqueur juste devant Boonen.Revivez la course !
Girls Just Want to Have Fun
Lorsqu'on lit les avis sur les jeux pour jeunes filles, on constate rarement de bonnes cotes. Un conseil : basez-vous sur les réactions des gamines ou sur celles de leurs copines. Car n´oubliez pas que ce sont des adultes qui critiquent.
Pétrissages, percussions et lissages glissés balinais
Un massage comme on en rêve, tout simplement. Et dont on aimerait que jamais il ne s´arrête. Mais lorsque, après avoir massé longuement et doucement le ventre, puis plus énergiquement les jambes, les mains de l´experte en viennent à relaxer le dos, il faut bien se résoudre à l´idée que c´en est terminé de ce divin moment de bien-être. Pour optimiser les effets du massageDossier: Santé - Bien-être
Rayures Power !
La mode a parfois des accents contre nature, surtout quand elle décide, le printemps venu, de ne pas faire la part belle aux fleurs, mais bien aux rayures qui crayonnent le paysage d´un trait de couleur. Cette saison précisément, ce sont des tracés bleus, sur la marinière, qui donnent un air frais au teint - sans doute les embruns marins.
La police prend des pompiers pour des suspects de l'ETA (Video)
Les cinq pompiers espagnols de Catalogne, pris à tort pour des etarras sur des vidéos diffusées vendredi par la police française après le meurtre d'un policier à Dammarie-les-Lys, sont entendus samedi au commissariat de Melun, a indiqué à l'AFP le Directeur général de la Police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard.
British Airways: le personnel de cabine en grève, trafic perturbé
Le personnel de cabine de British Airways a entamé samedi une grève qui devrait fortement perturber le transport aérien au Royaume-Uni pendant les trois prochains jours, après l'échec la veille des négociations entre la compagnie et le syndicat Unite.
Sierra Leone: enquête sur une rumeur "infondée" d'accident minier
Une enquête va être menée samedi dans le sud de la Sierra Leone au sujet d'une rumeur infondée d'accident minier qui avait mis en émoi, vendredi, la deuxième ville du pays, Bo, a annoncé à l'AFP le président du conseil du district de Bo, Matheu Margao.Sierra Leone: les autorités victimes d'un canular
Aide à la Grèce : la cacophonie
Dans le très difficile débat de l´aide à la Grèce, l´Allemagne a encore frappé un grand coup vendredi. Elle a indiqué clairement qu´elle "n´exclut pas le recours aux ressources du Fonds monétaire international" . Elle a donc confirmé ce qui se murmurait déjà depuis quelques jours.
Les exclusions du chômage, les CPAS en ont marre
Nous en avons marre. Nous sommes fatigués, outrés, écoeurés par la situation inacceptable et illégitime qui nous est imposée." Claude Emonts, le président du CPAS de Liège et de la Fédération des CPAS de Wallonie, ne trouve plus de mots assez forts pour dénoncer à nouveau un problème qui mine les centres publics d´aide sociale : les exclusions du chômage. Et les derniers chiffres de la Fédération, diffusés vendredi, nourrissent son indignation.
Comment renouer avec la croissance ?
Trente et un ministres Oui, il n´y avait pas moins de 31 ministres réunis, vendredi au Palais d´Egmont, à Bruxelles, à l´invitation du Premier d´entre eux, Yves Leterme, le Premier ministre de la Belgique tout entière, lequel souhaitait engager, avec ses collègues fédéraux, régionaux et communautaires, une réflexion sur le fédéralisme de coopération.
Où sortir ce week-end?
Expos, cinés, spectacles, théâtres, concerts, sorties... Nous vous proposons chaque fin de semaine quelques bonnes idées de sorties entre amis ou en famille. A vos agendas!
humanite.fr :
Histoire de "L'Humanité". Bref survol historique
Quand Jaurès fonde l'Humanité, le 18 avril 1904, son ambition est de créer un journal socialiste indépendant, n'appartenant à aucun des courants du mouvement ouvrier français qui s'unifieront un an au plus tard. Sa manchette porte l'appellation de " journal socialiste quotidien ". Jamais le journal n'appartiendra à la SFIO, (qui éditera son propre quotidien) bien qu'une crise financière grave, deux ans après sa fondation, l'amène à s'appuyer beaucoup plus sur les différentes tendances socialistes. Pendant (…)
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2007-07-28
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Direction et rédaction en chef de l'humanité
Les différents directeurs et rédacteurs en chef de l'Humanité qui se sont succédés à la direction de "l'Humanité" : Les directeurs 1904 - 1914 Jean Jaurès 1914 - 1918 Renaudel 1918 - 1958 Marcel Cachin 1958 - 1974 Etienne Fajon (adjoint de 1948 à 1958) 1974 - 1994 Roland Leroy 1994 - 2000 Pierre Zarka (adjoint de 1992 à 1994) 2000 - Patrick Le Hyaric Les rédacteurs en chef depuis 1926 1926 - 1937 Paul Vaillant-Couturier 1937 - 1950 Georges Cogniot 1950 - 1958 (…)
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2007-07-28
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Médias,
Tout savoir sur l'Humanité,
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L'histoire de l'Humanité en dates
18 avril 1904 : Jean Jaurès fonde et dirige l'Humanité. Dans son éditorial "Notre but", il expose l'objectif du journal et justifie son titre. l'Humanité alors imprimée 142, rue Montmartre paraît sur quatre pages au prix de cinq centimes. 19 avril 1911 : l'Humanité devient le quotidien du Parti socialiste tout entier. Jean Jaurès, directeur, est assisté désormais d'un Conseil d'administration et de direction où sont représentées les trois grandes tendances du mouvement socialiste. 31 juillet 1914 (…)
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2007-07-28
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Á LA UNE DE VOTRE QUOTIDIEN
REGIONALES Durement sanctionnée dimanche dernier, la droite utilise les pires méthodes pour endiguer sa déroute. La gauche rassemblée se mobilise pour assurer la victoire la plus large possible. Décryptage. Cinq bonnes raisons d'enfoncer le clou. Reportages. Les derniers meetings à la loupe. Entretien. L'analyse de Gérard Aschieri, ancien responsable de la FSU. L'HUMANITÉ DES DÉBATS AP-HP : OFFRE ET QUALITÉ DES SOINS EN DANGER ? Points de vue de : André Grimaldi, professeur de médecine, membre (…)
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« Une vague d'abstension très politique »
Entretien avec Jean-Daniel Lévy Directeur du département politique-opinion de l'institut CSA . L'étude que CSA a réalisée laisse présager que l'abstention pourrait être plus importante encore qu'au premier tour ? Ce n'est pas ce que l'on constate habituellement? Effectivement, d'habitude, c'est l'inverse qui se produit. De nombreux abstentionnistes ont exprimé un message à l'exécutif : « nous ne nous satisfaisons pas de la manière dont est gouvernée la société française, de la gouvernance du (…)
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Cinq bonnes raisons d'enfoncer le clou
Dimanche, 44 millions d'électeurs sont convoqués aux urnes pour le deuxième tour des élections régionales. Durement sanctionnée dimanche dernier, la droite utilise les pires méthodes pour endiguer sa déroute. La gauche rassemblée se mobilise pour assurer la victoire la plus large possible. Comme en 2004, beaucoup de triangulaires Sept duels opposeront des rassemblements PS-Europe Écologie-Front de gauche à la droite UMP en Auvergne, Île-de-France et Midi-Pyrénées. En Basse-Normandie, Pays de la Loire (…)
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Policier blessé à Epernay : le principal suspect s'est rendu
L'auteur présumé du jet de pierre qui a grièvement blessé un policier le 8 mars à Epernay s'est rendu à la police mercredi quelques heures après l'interpellation de huit suspects, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information du journal l'Union. Le jeune homme âgé de 17 ans s'est présenté de lui-même mercredi après-midi au commissariat d'Epernay où il a été placé en garde à vue, a indiqué cette source. La reddition du principal suspect dans l'agression du brigadier-chef est (…)
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AUJOURD'HUI DANS L'HUMANITE REGIONALES Après le carton jaune, le carton rouge ! Durement sanctionnée dimanche dernier, la droite utilise les pires méthodes pour endiguer sa déroute. La gauche rassemblée se mobilise pour assurer la victoire la plus large possible. Décryptage. Cinq bonnes raisons d'enfoncer le clou. Reportages. Les derniers meetings à la loupe. Entretien. L'analyse de Gérard Aschieri, ancien responsable de la FSU. L'HUMANITÉ DES DÉBATS AP-HP : OFFRE ET QUALITÉ DES SOINS EN DANGER ? Points de vue de : (…)
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Ce qui se joue dimanche
Les suites des élections régionales ne se borneront pas à l'élection des présidents et des exécutifs? Par Patrick Apel-Muller Dans la peur fermente toujours de méchantes humeurs. La droite n'y échappe pas, qui se jette à corps perdu dans l'invocation de l'insécurité quitte à toucher l'indigne, comme le fit François Fillon en agitant la mort d'un policier ? heureusement vivant ? à Épernay. Le premier ministre s'est excusé de s'être trompé, pas de sa triste man?uvre. Le Figaro se croit ainsi autorisé à lâcher (…)
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L'Editorial de l'Humanité
Ligue des champions - Lyon contre Bordeaux en quarts
Lyon affrontera Bordeaux en quarts de finale de la Ligue des champions (match aller à Lyon les 30 ou 31 mars, retour à Bordeaux les 6 ou 7 avril), selon le tirage au sort effectué vendredi à Nyon au siège de l'UEFA. Laurent Blanc, l'entraîneur de Bordeaux, a découvert le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des Champions au sortir de l'entraînement et n'a pas caché qu'il aurait préféré un autre adversaire que Lyon. Cependant, l'ancien champion du monde voit aussi des avantage à cette (…)
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Rassemblement et manifestation contre les centres de retention
Pour la liberté de circulation et d'installation, contre les frontières et les lieux d'enfermements Manifestons le Samedi 20 MARS a 15H30 devant le Centre de rétention du Mesnil-Amelot Rendez-vous au CRA : Rue Périchet, 77 990 Le Mesnil-Amelot RER : Aéroport Charles de Gaulle puis bus n°706 jusqu'au Mesnil Amelot puis marche jusqu'au nouveau CRA Pour que les detenus nous entendent amener de quoi faire du bruit en solidarité avec les détenus et Contre le nouveau CRA a Mesnil-Amelot Là où même des (…)
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Sans-papiers : vide-grenier solidaire
Les grévistes de la rue du regard, et les comités de soutien vous invitent à un 2ème vide-grenier solidaire, le 20 mars, de 10h à 17h, place de la Garenne (14ème). Vous pouvez venir acheter toutes sortes de bricoles. Un stand boisson et de l'animation sont aussi prévus.
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Moralisation
.. Laurence Parisot, la présidente du Medef, est préoccupée. Ce sont les banques qui l'inquiètent : « Il y a une focalisation sur les ratios des fonds propres des banques qui est excessive et disproportionnée. » On frôle la persécution. De son côté, Dominique Strauss-Kahn émet, quant à lui, de sérieuses réserves sur l'éventuelle mise en place d'une taxe sur les transactions fi nancières dans le monde, comme il l'a déclaré devant le Parlement européen. Mais c'est qu'il doute de son effi cacité et qu'il lui (…)
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2010-03-19
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Idées - Tribune libre - Histoire,
Le billet de Maurice Ulrich
Rendez-vous
Dix ans après Porto Alegre Les forums sociaux : état des lieux et nouvelles attentes, avant Dakar 2011. Rencontre lundi 29 mars, de 18 heures à 22 heures, espace Niemeyer, 6, avenue Mathurin-Moreau, Paris 19e, métro Colonel-Fabien. Mondiaux, régionaux, nationaux, locaux, thématiques : en dix ans, depuis la préparation de Porto Alegre 2001, les forums sociaux sont devenus des moments de forte visibilité du mouvement altermondialiste et des espaces de mobilisation contre les politiques néolibérales. (…)
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2010-03-19
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Idées - Tribune libre - Histoire
Brèves de campagne
Mélenchon boude le café Faisant allusion à la conférence de presse de Martine Aubry, Marie- George Buffet et Cécile Dufl ot, Jean- Luc Mélenchon a déclaré dans le train qui le conduisait Limoges : « Je suis plus à l'aise aujourd'hui à soutenir les miens que de prendre un café avec les parti qui les ostracise » Ajoutant selon l'AFP : « Une bonne partie des gens qui ont voté pour nous n'ont pas voté pour ça. » Le président du PG se rendait au meeting unitaire de soutien à la liste du Front de gauche conduite (…)
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2010-03-19
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Politique / Social - Économie,
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Elections régionales 2010
Jean Vuillermoz : « Des groupements fascistes au Parc »
Adjoint aux sports de Paris depuis trois ans, Jean Vuillermoz fulmine contre le faible nombre d'interdictions de stade prononcées pour prévenir les violences de PSG-OM. Ce drame vous surprend-il? ? Jean Vuillermoz. Des morts comme celle-ci sont terribles et surprennent toujours, car on ne s'attend jamais à ce que ça intervienne dans ou autour d'un stade. Mais cela fait déjà un bon moment ? pour moi depuis mon entrée en fonction, il y a trois ans ? que la situation est connue. Cela me préoccupe (…)
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« ?On ne bouge que quand il y a un mort? »
Carine Bloch et la Licra luttent contre le racisme et l'antisémitisme dans le foot depuis quinze ans. Elle pointe « l'activisme d'extrême droite dans la tribune Boulogne ». Y avait-il des signes avant-coureurs de ce drame ? Carine Bloch. Cela faisait des semaines que nous étions inquiets, que des actes de violence se succédaient. Nous voilà face à une mort. On a l'impression de revivre celle de 2006. Là encore, il s'agit d'un membre de la tribune Boulogne. Ce lynchage est inexcusable. Mais ce décès ne (…)
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PSG
PSG : les odieux du stade
La mort, jeudi, d'un supporter parisien, après une rixe avant le dernier PSG-OM, met en lumière les liaisons troubles entre tribunes Auteuil, Boulogne et autorités, sur fond de racisme. Deux morts à zéro. Dans le match qui oppose violences et football, le score n'en finit pas de s'alourdir. La dernière victime s'appelle Yann L. Depuis le 28 février et le dernier PSG-OM, ce supporter de trente-huit ans de l'équipe francilienne était dans le coma après avoir été tabassé aux portes du Parc des Princes par (…)
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PSG
Points chauds
Le premier ministre irakien légèrement en tête des élections Le premier ministre sortant et son rival laïque, Iyad Allawi, étaient toujours au coude-à-coude, hier, dans la course aux législatives, et Nouri Al Maliki gardait une légère avance d'environ 40?000 voix, selon des résultats partiels publiés mercredi soir. Selon ces résultats, après dépouillement de 89?% des bulletins de vote, Maliki compte moins de 39?905 voix d'avance. L'Alliance nationale irakienne (ANI), une coalition de partis religieux (…)
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2010-03-19
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International
19 mars, seule date historique digne?
Les maires de France commémorent aujourd'hui le 48e anniversaire du cessez-le-feu officiel de la guerre d'Algérie. La Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca) appellent les élus, la population, les autorités à participer à ces cérémonies pour un « devoir de mémoire » en hommage aux soldats tombés au service de la France et également « pour l'honneur des hommes qui sont restés fidèles aux institutions de la République, aux heures sombres de son histoire, contrairement à (…)
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2010-03-19
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Idées - Tribune libre - Histoire
Hommage à Jean Ferrat
Dimanche 21 mars, à partir de 18 heures, un hommage sera rendu à Jean Ferrat. Pour évoquer le poète, l'homme de conviction qui a porté haut, dans ses chansons, son amour des mots, des hommes et des combats contre l'injustice et l'oppression, Claude Guerre, le directeur des lieux, a invité sur le plateau de cette maison la chanteuse Francesca Solleville, le journaliste Pierre-Louis Basse, le peintre Ernest Pignon-Ernest et Charles Silvestre ? ses Amis de l'Humanité ?, présents mardi dernier à (…)
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2010-03-19
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Cultures
C'est la faute à Ève? !
Face à la mer sillonne la France avec son premier album, Péché original. « Adam est bien mal tombé », lancent-elles en ch?ur à la barbe de ce Dieu misogyne, en croquant la pomme et la vie à pleines dents. Face à la mer, les yeux rivés droit devant? : six jeunes femmes de caractère, fanfaronnes douées d'un grand franc-parler qui investissent la scène comme elles monteraient sur des planches, inspirées et habitées par la chanson et le théâtre. Elles mêlent textes chantés et chants parlés, intercalant avec (…)
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2010-03-19
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Cultures
Bruxelles, la balafrée, capitale du tout est possible
Premier opus d'une nouvelle collection de guides touristiques éditée par Casterman et Lonely Planet, Bruxelles, Itinéraires dresse un portrait vivant de la capitale européenne. « On n'y échappe pas. » À Bruxelles, le palais de justice conserve les secrets impénétrables de son architecte mégalomane et franc-maçon Joseph ?Poelaert. L'édifice omniprésent projette son arrogance altière sur les ruelles du vieux quartier populaire des Marolles, domine et surveille. Ce ?colosse de laideur néoclassique à l'apogée de (…)
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2010-03-19
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Cultures
Platée entre dérision et compassion
À Strasbourg, l'?uvre de Jean-Philippe Rameau associe les ch?urs de l'Opéra national du Rhin et l'ensemble baroque Les Talens lyriques mis en scène par Mariame Clément. Dans la renaissance actuelle de l'opéra baroque, si Rameau demeure le parent pauvre, Platée a toutes les qualités requises pour rendre justice au compositeur. C'est ce qu'a compris Marc Clémeur, directeur de l'Opéra national du Rhin avec sa production actuellement à l'affiche. Dès le lever de rideau, se dessine la volonté d'apporter un regard (…)
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2010-03-19
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Cultures
Patrick Le Hyaric fait voter un avis sur les bonus
Le texte de l'eurodéputé, adopté par la Commission emploi du Parlement européen, vise à encadrer la rémunération des dirigeants. La Commission emploi du Parlement européen a adopté, mercredi, un avis portant sur la rémunération des dirigeants. Il était présenté par Patrick Le Hyaric, député de la Gauche unitaire européenne (GUE). Le texte précise certains aspects comme une durée minimale de l'évaluation des performances des dirigeants, qui serait portée à trois ans. Les bonus seraient remboursés en cas de (…)
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2010-03-19
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International,
Crise financière,
Pages Europe.
Régionales. Amalgame et vieIlles ficelles
« Il faut renouer avec les fondamentaux de la droite », avait expliqué, dimanche dernier, Rachida Dati, après l'annonce de la claque infligée au parti sarkozyste. Une idée que Nicolas Sarkozy a parfaitement reçue en matière de dérive sécuritaire. À trois jours du second tour, il s'est rendu au commissariat ?de Dammarie-les-Lys, en Seine et Marne. Dans son discours, il n'a pas résisté ?au plaisir des amalgames. Il a ainsi regroupé dans un même élan dénonciateur ?le policier tué par ETA, des interventions (…)
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2010-03-19
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Politique / Social - Économie,
L'Évènement,
Elections régionales 2010